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16/06/2012

SAINT GENEFORT, saint guérisseur berrichon, évêque d’origine écossaise….

Mis en ligne le 11/11/11, modifié le 15/11

En faisant mon arbre généalogique, je suis tombé sur un aïeul, tixier à Aubigny,  qui avait un patronyme rare, en Haut-Berry, au XVIIIème siècle : Généfort…

Chaon saint Généfort.jpgParmi les saints guérisseurs du Berry on trouve d'un saint Généfort. Un évêque d'origine écossaise, ancien abbé de Saint-Symphorien de Bourges, monastère qui est à l'origine de la collégiale Saint-Ursin (Bourges).  

Son culte est attesté une quarantaine de fois en France et en Italie du nord. La plus ancienne mention de son existence, nous la trouvons, à Bourges, en 1075... Dans une charte donnée, entre 1073 et 1078, en faveur de la Collégiale Saint-Ursin de Bourges. Ce document atteste  la présence du corps de Généfort qui y est confirmé à plusieurs reprises. Il n'est pas indifférent que le corps de ce saint ait été conservé à l'église Saint-Ursin dont le portail offrait une iconographie cynégétique et calendaire très particulière. Il était honoré en Berry le 25, le 26 ou le 27 février et à Sens le 26 février, donc en période de Carnaval.

Les Compagnons de Saint Généfort, au pays sancerrois étaient réputés(Il aurait été le successeur de St-Romble au monastère au monastère castelgordonien selon F.Foucher  in "Saint-Satur") .  On peut voir dans l’église de Chaon (en Sologne) une statue saint Généfort. Elle  aurait le pouvoir de vivifier les "membres faibles".  A Verneuil-sur-Igneraie (Indre), la fontaine de saint Généfort devait rendre les gens beaux et forts. Chaque année, au mois de février, les anciens plongeaient les enfants dans son eau glacée. On trouve une statue de Saint Généfort ou Guinefort l’église Notre Dame de Hérisson (Bourbonnais).

Saint-Guinefort tableau.jpg

Dans l’église Saint Colomban (un autre saint d’origine écossaise), dans les Côtes d’Armor huile sur toile, datant du 19ème siècle, représente le martyr de saint Généfort, copie de la toile de Lefebvre, datée de 1766, conservée dans l'église Saint-Martin de saint guignefort.jpgLamballe.

Il existait dans le commencement du XIIIe siècle une léproserie à Dammartin (Seine-et-Marne), sous le nom de Saint Généfort ou Guinefort, abbé de Saint-Ursin de Bourges. Généfort  vint en Picardie et finit sa vie martyrisé à Abbeville... A Bouillant, canton de Crépy (Oise), on vénère clans l'église une statuette où se trouve l'inscription suivante:  S. Guinefort mar' Qui guérisses des Langueurs prié   Pour nous.   Les individus atteints de fièvres invétérés emploient des linges frottés sur la statue. On  lui attribue le pouvoir de soulager les fatigues, d'apaiser les fièvres et même de corriger le strabisme (la « loucherie » qui fait « guigner fort »).  Mais saint de Saint Généfort ou Guinefort est aussi invoqué par les femmes afin de "réveiller" l'appétit de leurs maris "endormis". Guigner, en patois, signifie "remuer la queue" pour les chiens. "Remue-fort" la queue…

Saint-Guinefort Lévrier.jpg

Dans les Dombes , Guinefort, ou saint Guinefort, est le nom associé à un lévrier qui selon une légende rapportée notamment par le dominicain Étienne de Bourbon vers 1250, possédait le pouvoir posthume de guérir des enfants. Selon cette légende, le chien s'était attaqué à un serpent qui voulait piquer l'enfant de ses maîtres, châtelains de Villars-les-Dombes. Son maître le passe au fil de l'épée en voyant l'enfant Saint-Guinefort.jpgensanglanté gisant à terre, car imputant d'abord à son chien les blessures apparentes du nourrisson.  En voyant le serpent déchiqueté près du berceau et lorsque son enfant sain se réveille, il comprend sa méprise. Par la suite, ayant enterré son valeureux chien, il plante un buisson pour marquer l'emplacement de la dépouille. Les gens du lieu, puis d'autres, attribuent bientôt au lévrier martyr des pouvoirs miraculeux, notamment ceux de guérir des enfants et se rendent au sanctuaire pour le vénérer. Face à l'ampleur de la dévotion, Étienne de Bourbon fera exhumer les restes du chien pour les brûler ainsi que l'arbuste et en fera état dans son ouvrage  De Supersticione. Une loi est votée pour interdire aux habitants de se rendre sur les lieux, sous peine de saisie de l'ensemble de leurs biens. Pourtant, le culte de ce saint Lévrier persiste pendant plusieurs siècles, jusqu'aux années 1930, et ce malgré les interdictions répétées de l'Église catholique romaine.

Les femmes qui ayant des enfants faibles et malades demandaient son intercession céleste ! Au lieu présumé du tombeau du « saint lévrier » étaient apportés des langes de bébés, des chaussons ou des petits souliers en guise d’ex-voto, des pièces de monnaie, des clous et on y exposait même pendant un court laps de temps des enfants nus.

Lire > Jean-Claude Schmitt, Le saint lévrier. Guinefort, guérisseur d'enfants depuis le XIIIe siècle > cliquer ICI

Commentaires

(Il aurait été le successeur de St-Romble au monastère au monastère castelgordonien selon F.Foucher Saint-Satur)
Merci pour l'info.

Écrit par : Philippe | 15/11/2011

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