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15/05/2012

APPRENTIS OU D’ASPIRANTS COMPAGNONS DU DEVOIR, de la maison de Bourges, visite pédagogique d’Aubigny…un musée dans la rue… colombes, guitardes, culs de lampes, enseigne…

Mis en ligne le 28/11/2011

Une quinzaine d’apprentis ou d’aspirants  en cours de perfectionnement sur le "tour de France"  accompagnés par  Guy Pointard, compagnon et MOF menuisier, visitaient hier Aubigny. Tous membres de "l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France", 54 avenue Arnaud de Vogüé, logée, à Bourges,  dans l'ancien couvent des sœurs de la Charité.

compagnons.jpg

Avec huit siècles d’existence, le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier, a été dernièrement reconnu au Patrimoine Culturel de l’Unesco et devient une référence pour la transmission et la formation. Les compagnons ont toujours cultivé certaines valeurs éthiques du travail bien fait, de la richesse de l'expérience pratique et de la transmission des savoir-faire. Autour de « la Mère », dans aubigny_clocher_tors.jpgchaque ville, ils puisaient auprès de leurs ainés un vrai métier et un respect mutuel au cours de leur formation. Les Compagnons du Devoir ont choisi de devenir à l’horizon 2015, la Grande Ecole des Hommes de métier en compagnonnage. Il s’agit de tout mettre en œuvre afin que chaque jeune aille au maximum de ses possibilités sur les plans professionnel, culturel et humain.

Tailleur de pierre, menuisier, mécanicien, charpentier, maçon…se sont attardés dans l’Eglise Saint-Martin où sont gravés leurs symboles (Le compas et l'équerre). Une architecture où l’on retrouve le talant de compagnons  qui ont œuvrés à la cathédrale Saint-Etienne de Bourges. L’Eglise recèle  un mobilier intéressant et  le témoignage (bâtons de confréries, tableau de Sainte-Anne…) d’une forte activité dans la paroisse. Aubigny a été aussi, après l’incendie du 11 juillet 1512, l’un des plus grands chantiers du royaume. Une fourmilière de compagnons se sont activés, pendant une génération, à relever de ses cendres la Cité. Leur travail, leurs techniques ont donné lieu à une étude des services du patrimoine, conclue par une exposition à Paris au Grand-Palais. Mais rien ne vaut la visite d’Aubigny...un musée dans la rue.

La région centre conserve une dizaine de maisons aubigny_bourdoiseau.jpgavec des lucarnes "compagnonnites", dont deux à Aubigny réalisées par Henry Bourdoiseau, un compagnon, il y a 130 ans. A l’angle des rues Sainte Anne et des Dames, un balcon-guitarde,  soutenant un belvédère couvert d’un dôme circulaire, de pente et rampant. A l’autre angle de sa maison un belvédère, porté par l’encorbellement d’une guitarde, est couvert d’une flèche torse élevée sur la base carrée d’un dôme. Ce belvédère fait partie du circuit de l'Association des clochers tors d'Europe… 82... comme l’un d’eux cher aux compagnons, celui de leur maison de Nantes.

Visite de la ville, où les jeunes ont remarqué outre la richesse des colombages, la clé réalisée, rue du Charbon,  bel ouvrage d’un serrurier local  ( M. Horkiska fut le directeur de la confrérie St-Eloi pour l’année 1955).

Cette matinée pédagogique  s’est soldée  chez leur hôte et accompagnateur, Guy Pointard…un "MOF"....rue des " Compagnons du Devoir"», ZA de Georgeot…. Ça ne s’invente pas…

Commentaires

Merci pour cet hommage au compagnonage école de vie et d'excellence. Notre ancetre Auguste Horkiska est l'auteur de cette oeuvre (clé avec deux brochets entourant une boule) Il lui a fallu un an de travail pour sculpter le métal. Point de tour ni de machine outil , juste le résultat d'une maitrise manuelle.
Aujourd'hui Roman Horkiska après des études supérieures en école de commerce et un premier job pour un grand groupe allemand a décidé de reprendre le flambeau. Il a rejoint les Compagnons en tant que menuisier ébéniste et perfectionne son apprentissage. J'ai moi meme été batonnier de la Saint Eloi en 1972 alors que je dirigeais Toutub . Cette entreprise a cessé son activité en 1980 mais c'est avec émotion que je rencontre encore au hasard du marché du Samedi mes anciens ouvriers et amis . Cette époque fait partie du passé mais la vocation compagnonique demeure pour longtemps. Respect du bon ouvrage, respect des hommes, respect des règles de vie et de la discipline personnelle.
Bref tout un programme dans un monde qui a oublié ces valeurs fondamentales.

Écrit par : Remy Lasne Horkiska | 15/05/2012

Merci Remy pour ton témoignage.
J’ai écrit un billet d’humeur suite à la visite que j’ai fait dimanche à l’exposition du Vieil Aubigny 2012. Désolant de prétendre parler des métiers du bois sans parler du compagnonnage, illustré hier et aujourd’hui à Aubigny.
http://aubignynewbuzz.hautetfort.com/archive/2012/05/13/l-exposition-2012-du-vieil-aubigny-a-ouvert-ses-portes-hier.html
J’y reviendrai pour parler d’un article qui concerne Aubigny dans le N°139 (09/1999) publié dans les Cahiers d’Archéologie et d’Histoire du Berry.
Mon 1er diplôme a été un CAP, c’est celui dont je suis le plus fier.
L’apprentissage en compagnonnage ou en alternance sont des formations modernes et d’avenir.
J’en suis encore plus convaincu an ayant suivi les travaux de Maxime qui vient d’être récompense du prix du travail du RC Aubigny-Argent. http://aubignynewbuzz.hautetfort.com/archive/2012/05/04/maxime-chagot-prix-du-travail-manuel-2012-du-rotary-club-aub.html

Écrit par : Philippe | 15/05/2012

Je vous applaudis pour votre éditorial. c'est un vrai boulot d'écriture. Continuez

Écrit par : serrurier paris 15 | 21/07/2014

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