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18/05/2012

FOUCHER dit du Cher (1753 Coullons – 1819 Aubigny), le régicide, notaire d’Aubigny, député Montagnard Conventionnel

Publié le 20/12/2011, mis à jour le 18/05/2012

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), en homme digne et courageux. Ce «roi par la grâce de Dieu» devenu après la première phase de la Révolution "roi des Français" paie de sa vie sa "trahison" de la monarchie constitutionnelle.

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Parmi les Montagnards qui votent la mort, figure Philippe-Égalité, ci-devant duc d'Orléans et cousin du prévenu et le Conventionnel Albinien Jacques Foucher, député du Cher. (C'est à son cousin que Louis XVI doit donc de ne pas bénéficier du sursis... Philippe d'Orléans sera lui-même guillotiné avec les Montagnards mais son fils règnera plus tard sous le nom de Louis-Philippe1er.)

Sous Louis XVIII, en janvier 1816, la loi contre les régicides condamne au bannissement tous les anciens conventionnels qui avaient voté la mort de Louis XVI, comme Carnot un autre Montagnard Régicide, le Conventionnel Albinien Jacques Foucher, député du Cher (1791-1795).

Qui était Foucher ?

Jacques Foucher est né à Coullons (Loiret) le 6 décembre 1753, mort à Aubigny (Cher) le 23 novembre 1819, vint s'établir dans cette dernière ville en 1774 après ses études de droit. Il achète, en 1775, la charge de notaire royal et contrôleur des actes à Aubigny, que tenait son frère François (1732-1807). Il fut nommé, le 14 juin 1790, administrateur du Cher, et bientôt (1er septembre 1791) député de ce département à l'Assemblée législative, le 3e sur 6, par 153 voix (274 votants). Son rôle y fut modeste, et il se borna à opiner, en toutes circonstances, avec la majorité réformatrice. Le 5 septembre 1792, il fut réélu député du Cher à la Convention nationale, le 3e sur 6, par 229 voix (319 votants).

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Républicain, il siégea à la Montagne et, dans le procès de Louis XVI, vota la mort sans sursis ni appel. Comme Sieyès, il n'accompagna ce vote d'aucune phrase. Foucher, dit du Cher (il avait un collègue homonyme)  était absent lors de l'appel nominal sur la question du sursis. Le 19 février 1793 il fit, au nom du comité des domaines, un rapport sur la terre d'Aubigny possédée par le duc de Richmond, pair d'Angleterre, et conclut au séquestre. La Convention décréta  que les revenus de la terre d'Aubigny, érigée en duché-pairie par Louis XIV, au profit de la famille de Lennox, dont l'aïeul était un fils naturel de Charles II, roi d'Angleterre, et de la duchesse de Portsmouth, seraient séquestrés et que les scellés seraient apposés sur les archives du château.

Envoyé en mission dans l'Aube, il adhéra, par lettre, aux journées des 31 mai et 2 juin 1793, éliminant les Girondins. Il remplit encore d'autres missions dans le Jura et dans le Doubs. A l'expiration des pouvoirs de la Convention, Foucher devint commissaire du Directoire dans le Cher.

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En septembre 1793 il entre au Comité des Assignats et Monnaies et à ce titre est envoyé surveiller la fabrication des billets à l’imprimerie de  Bûges dans le Loiret.

Il quitta ces fonctions en 1796, s'abstint jusqu'en 1803 de toute charge publique, et se livra à l'étude du droit, jusqu'au jour où la loi de 1816 vint le frapper et le chasser de France. Il se réfugia à Lausanne et ne revint dans sa patrie à Aubigny (avec une autorisation du ministre Decazes) que peu de temps avant sa mort, le 23 novembre 1819 à l'âge de 66 ans.

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