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13/01/2012

MONUMENTS aux morts, à Aubigny nous pouvons lire la liste de nos morts au champ d’honneur sur quatre monuments.

Le turélien, Michel Coquery, passionné d’histoire militaire, profite de la loi sur l’inscription des noms des morts pour la France, adoptée en 1ère  lecture le 11 à l’assemblée, pour chevaucher sa Rossinante… Depuis 1919, les maires de Bourges d’ Henri Laudier à Serge Lepetier, en passant par Jacques  Rimbault  ignorent la recommandation nationale…

Le Berry républicain du jeudi 12 janvier 2012 publie, son  entretien qu’il a eu avec Remy Beurion "Bourges, monument aux morts: à quand des noms ?" et figurant sur une demi-page en page 9 sous le titre "La fin d'un monument sans noms ?".

 monuments 70-71 Aubigny.jpg

Loin de capitale départementale, dans le canton d’Aubigny, on n’a pas attendu que le député-maire vote cette loi pour rendre hommage à nos morts au champ d’honneur…On le fait depuis 1894 !

Aubigny  et son canton payèrent un lourd tribut en hommes lors du court conflit (19 juil. 1870 et 29 janv. 1871) qui opposa le Second empire français et les royaumes allemands unis derrière la Prusse.

Quelques Uhlans traversèrent le Cher-Nord. Mais les hommes ne seront pas épargnés. Le canton paya un lourd tribu. C'est ce que vous pouvez constater sur les deux monuments (rare) érigés à la mémoire des 75 combattants d'Aubigny et son canton morts lors du conflit 70-71 (*) dans le cimetière d'Aubigny.

Le canton d'Aubigny paya un lourd tribu.jpg

Le  140ème anniversaire de la défaite française n’a pas motivé les responsables de la  Mémoire à Aubigny pour rafraichi les longues listes de combattants disparus, assurer la fixation des plaques, sortir les pinceaux...

plaque 70-71.jpg

La liste des soldats morts pour la France, lors la grande guerre, se trouve dans une chapelle de l’Eglise Saint-Martin.  Le monument aux morts de la Place Chazereau, comporte même,  sur son dos, la liste de des morts du canton…Le 11 novembre, dans certaines communes comme Oizon, on lit la liste…

(*) De 1852 à 1870, la France vit sous le Second Empire. L'Allemagne n'existe pas encore, mais la Prusse, sous l'impulsion du chancelier Bismarck et du roi Guillaume Ier, est en train de réaliser son unité autour d'elle. Après s'être imposée à l'Autriche (Sadowa 1866), elle profite des maladresses diplomatiques de Napoléon III, empereur des Français, qui lui déclare la guerre en Juillet 1870 (affaire de la dépêche d'Ems).

La déroute est rapide. La capitulation de l'empereur à-Sedan (2 septembre 1870) entraîne sa déchéance:-(4 septembre) par un gouvernement de la Défense Nationale (Gambetta, Jules Ferry, Jules Favre) qui décide de continuer la lutte. Mais, malgré quelques prouesses des armées réorganisées, et la résistance des gardes nationaux (réservistes des villes) et des francs-tireurs, la guerre est perdue : Paris est assiégée dès le 19 septembre, et tombe le 29 janvier 1871. Le gouvernement doit demander l'armistice : les préliminaires de paix ont lieu à Versailles, le traité sera signé à Francfort le 10 mai 1871.  Voir cartes des évenements de la guerre 1970/71 et conflit franco-allemand 70-71 en Région Centre.

carte événements de la guerre de 1870-1871.jpg

"C'était un soir, à la bataille de Reichshoffen, il fallait voir les cavaliers charger!" On se souvient de cet air chanté dans les banquets, les mariages et les fêtes populaires avec grand renfort de coups portés sur les tables et mettant parfois en danger... la vaisselle. La mémoire collective a gardé ce nom de bataille (Robert le frère de Léonce de Voguë y perdit la vie)  comme le synonyme d'une sorte d'exploit et de démonstration de bravoure des cavaliers français. Aujourd'hui, cette période de notre histoire est presque totalement oubliée, la "grande guerre", celle de 1914-1918 est mieux connue car sa médiatisation est plus importante et, pour dire vrai, on se souvient sûrement mieux des guerres gagnées.

Commentaires

Toutes les communes du Cher ont inscrit le nom des soldats Morts pour la France depuis la fin de la Grande Guerre. Seule la ville de Bourges s'était affranchie de la recommandation nationale datant de 1919 qui conseille de transformer le Livre des Morts pour la France, de l'état-civil, en mémoire lithique portée sur les monuments aux morts suit à l'hécatombe de la Première Guerre mondiale. Bien que non obligatire, 36.000 commune l'avait fait et en ajoutant au fil de l'Histoire les Morts pour la France de 39-45 et des conflits de la décolonisation. Cette suggestion avait été rappelée en 2006. Désormais les militaires de la quatrième génération (OPEX) vont bénéficier de la mesure.
J'ai milité depuis deux ans afin que les soldats berruyers puissent jouirent de la même équité mémorielle que leurs collègues de département et de France. Contre vents et marées et grâce à mon lobbying politique et administratif, je suis heureux que l'Assemblée nationale est adopté en première et unique lecture (procédure accélérée) l'article additionnel faisant obligation d'inscrire les morts pour la France sur les monuments aux morts. Les députés du Cher Yves Fromion et Louis Cosyns l'ont voté. merci pour leur patriotisme. Il reste l'avis du Sénat. Ensuite, Bourges, comme d'autres grandes villes devront s'appliquer la loi.

Écrit par : Michel Coquery | 13/01/2012

Et l'ex ministe s'en fou...

Écrit par : Kefin | 13/01/2012

Comme Rimbault!

Écrit par : Gendre | 13/01/2012

Je vous conseille ce site > http://monumentsducher1418.free.fr/cariboost1/crbst_0.html

Écrit par : Philippe | 13/01/2012

La Mémoire est intergénérationale et transversale. Elle doit être indépendante des politiques qui l'utilisent quand ils en ont besoin et la négligent dans le cas inverse.
A Bourges les élus, peu imprégnés de la valeur mémorielle "traînaient des pieds" et les associations d'anciens combattants vivent dans l'immobilisme et manquent de dynamisme.
Avec des convictions et des certitudes on peut faire bouger les choses. C'est grâce à l'appareil d'Etat que les choses vont bouger. Merci le Parlement.

Écrit par : Michel Coquery | 13/01/2012

Parce que tout môme j'ai été traîné dans les cimetières, parce que j'ai perdu cette idéologie qui rend la mort triste alors que ce devrait être la fête de la fin, je ne rejoins pas cette célébration à outrance des morts.
De plus, quand un politique s'empare d'un tel sujet c'est pour le triturer, le désacraliser, l'exploiter à des fins personnelles... Il n'y a pas qu'en Corse qu'on fait voter les morts (voir l'exploitation de Jaurès, de Guy Môquet, de Jeanne d'Arc...)
Les morts qui m'intéressent le plus sont ceux qu'on ne célèbre pas comme ceux qui ont été fusillés pendant la première guerre mondiale pour avoir refusé de monter à la boucherie inutile ordonnéepar des incompétents.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 13/01/2012

J'oeuvre pour la mémoire combattante. Je milite pour sauvegarder la mémoire de tous les combattants tués et déclarés Morts pour la France de toutes les guerres, au service de la France, alors que certains groupes politisés ne défendent qu'une faction d'une guerre. Je suis contre la mémoire désunie.
Je respecte la position De notre interlocuteur dont la position peut se comprendre.
Guerre, Histoire, Mémoire, Défense et Paix sont des critères interdépendants qui ont chacun leur créneau négatif ou positif.

Écrit par : Michel Coquery | 13/01/2012

Je vous approuve pour votre exercice. c'est un vrai travail d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : Marion | 12/08/2014

Les commentaires sont fermés.