Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/02/2012

BOURGES, quand Sir George Mackenzie et les petits fils d’Esmé Stuart, seigneur d’Aubigny venaient étudier à la Faculté de Droit.

Patrick Martinat publie dans le BR, depuis mardi, dans la rubrique "Bourges >vivre sa ville", un dossier sur l’histoire de l’Université…Va-t-il nous parler des étudiants écossais de la faculté de droit de Bourges ?

tartan et blason Mckensie.jpg

La ministre française des Affaires européennes Noëlle Lenoir, (juriste de formation, avocate d’affaires, cabinets anglo-saxons), de passage dans la cité des Stuarts soulignait que lors de son séjour en Ecosse elle avait remarqué des similitudes entre les droits français et écossais…

Si elle avait lu la thèse (1) de Marie-Claude Tucker(2), Maîtres et étudiants écossais à la faculté de Droit de l’Université de Bourges (1480-1703) elle aurait su pourquoi.

Madame Anne Merloz, à l’époque préfète du Cher, m’a demandé d’aller lui chercher l’ouvrage à la librairie... Mission impossible. Je lui ai posté un  document sur le plus célèbre des juristes écossais formé en Berry sous le règne de Louis XIV : Sir George Mackenzie, the Lord Advocate in the reign of James VI.…

Glennere.jpg

C’est pour cette raison que pour leur kilt, les confrères de  Glennere ont choisi, et obtenu l’autorisation, de porter le tartan du Clan MacKenzie fondé en 1278. "Je brille mais je ne brûle pas" dit la devise de ces fidèles des Stuarts. Outre l’élégance de ce tartan la principale raison de ce choix est très symbolique : Georges MacKenzie, fondateur de la Bibliothèque Nationale Ecossaise et Lord Advocate de Jacques VI le fils de Mary Stuart et roi d’Ecosse, fréquenta l’Université de Bourges au XVIIéme siècle. Elève du grand Cujas, il obtint son doctorat de droit à Bourges.

George Mackenzie Lord Advocate D.jpg

La 1ère conférence, en Berry, de Marie-Claude Tucker (maire de Saint Vitte) que j’ai suivie en janvier 2002, salle Calvin (on ne pouvait trouver mieux) à Bourges est d’un grand intérêt pour les albiniens. Exemple, les petits fils de Catherine de Balsac, Henry et Alexander Erskine, fils du puissant comte de Mar, sont venus d’Ecosse étudier le droit à l’Université de Bourges (1616/17pendant la jeunesse de Louis XIII).

Alexander_Erskine_a_son_pere_-_17-7-1617_Bourges.jpg

Marie-Claude Tacher  a donné le  samedi 8 novembre 2008, 19h30, Château d’Esmé Stuart, 1er Duc de Lennox, grand-père d’Henry et Alexander Erskine une conférence…

Symptomatique des motivations des new-développeurs du touriste local, la conférence du maire de Saint Vitte a été confidentielle…Tourisme historique et religieux n’ont pas leur faveur. Croyez-vous que l’Office de Tourisme de la Com. Com. Sauldre Sologne va développer ce que Noëlle Lenoir avait senti ? Qu’Henry et Alexander Erskine, petits fils de Catherine et Esmé Stuart on fait leur droit en Berry ?

maitres et étudiants ecossais Faculté de Droit.jpg

(1) 4ème de la thèse :

Dans la deuxième moitié du XVIè siècle, la Faculté de droit de l'Université de Bourges fut renommée dans toute l'Europe pour la modernité de son enseignement, et à ce titre attira en son sein de nombreux étrangers qui s'y pressaient encore au cours du siècle suivant. Parmi ces étrangers, des Écossais.

Plus qu'un recensement nominatif des Écossais qui fréquentèrent l'École de droit de Bourges, ce livre est une tentative pour comprendre la démarche de ces étudiants soumis à la nécessité d'une formation à l'étranger, et tenter de montrer les possibles incidences de leurs études en meulait en lumière les cheminements de leurs destinées. Une des conclusions qui s'impose est que ce choix de n'est nullement conditionné par la Vieille Alliance dans ce Berry chargé d’histoire.

Le sujet a imposé à l’auteur une approche historique et juridique fondée sur une patiente collecte de documents dans des bibliothèques européennes.

Une présentation prosopographique des Écossais à travers 23 biographies complètes et la mise en valeur de témoignages originaux donnent au fil d'une lecture stimulante une image précieuse de la vie intellectuelle Franco-Ecossaises. L'étude montre que la présence écossaise à l'Université de Bourges s'inscrit dans les traditions universitaires de la Renaissance.

Sceau de la chancellerie de l'Université.jpg

llustration de la couverture: Sceau de la chancellerie de l'Université, XVIè siècle sceau-matrice rond, de 48 mm, en cuivre. Appendice à douille. La légende commence en bas et à gauche : SIGILLVM CANCELLARIE VACANTIS BITVRIC. Ecu à une main issant d’un nuage, moussant du chef, tenant un livre accompagné de trois fleurs de lys, 2et 1, sur un cartouche. Cliché Conseil Général du Cher.

(2) Marie-Claude Tacher est docteur de l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et qualifiée Maitre de Conférences. Elle a enseigné le français langue étrangère pendant sept ans à Londres et continue son activité en France. Le présent ouvrage représente la première étape de recherches qu'elle poursuit sur les Écossais venus en France à la Renaissance pour des raisons universitaires ou confessionnelles.

Cliquer sur les liens en surbrillance

Commentaires

Je vous approuve pour votre paragraphe. c'est un vrai œuvre d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

Les commentaires sont fermés.