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04/02/2012

PIERRE DIARD, résistant, combattant et homme de Dieu...

"Aubigny honore deux authentiques résistants, héros aux parcours exceptionnels: Pierre Rateau et Maurice Ripoche."  Gilbert Moreux dans son commentaire pouvait ajouter Pierre Diard... Honoré Salle "Pierre Rateau" à Aubigny... Ignoré par le Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher.

King's Medal for Courage.jpg

Gilbert Moreux, insatiable chercheur, a peut-être des découvertes faites aux Archives Pierre Diard.jpgNationales, sur le résistant séminariste, à nous faire partager.

Pierre Oswald Diard, né à Argent sur Sauldre, est "acolyte" du diocèse du Berry. Sur les conseils Pierre Oswald Diard. Mgr Marius Le Guenne (*),  il rencontre en juillet 1943, l'abbé Jean Morel († 25 juin 2008) aumônier du camp de Chamarade à Crémieux, Isère. L’abbé qui fut un grand résistant envoi le séminariste rencontrer Pierre Rateau, alors responsable du BCRA à Toulouse. Pierre Rateau et Pierre Diard se connaissent. Ils militent tous les deux (avec le triste Paoli) chez les routiers Scouts de France d’Aubigny.

Pierre Rateau lui confie la responsabilité, pour les Hautes-Pyrénées de l’organisation et la coordination des mouvements résistants : renseignements, parachutages.

chemins de la Liberte.jpg

Il avait établi son PC à Tarbes. La citation qui accompagne Evasion vers Espagne. La "King's Medal for courage in the cause of Freedom" (GB) décoration remise post mortem et adressée chez Pierre Rateau, indique qu’il fit passer clandestinement à 900 (neuf cent) équipages de la Royal Air Force les Pyrénées.

A la demande de Jean Morel, de passage à Lourdes, constatant la position du séminariste devenue dangereuse,  Pierre Rateau  expédie Pierre Diard vers le Consulat 1ère armée française.jpgde Grande Bretagne à Madrid. Arrêté par les espagnols, il s’évade pendant son transfert vers le sinistre camp Miranda. Il se rend au consulat d’Angleterre de Barcelone qui l’achemine via Gibraltar sur Alger.

Il travaille au Bureau du BCRA, fait son instruction militaire, apprends à sauter en parachute et devient aspirant de la 1ère armée française constituée en Afrique du Nord par le général de Lattre de Tassigny.

Au début de juillet 1944, Pierre Diard est parachuté au sud de Lyon, et devient responsable d’une région entre Lyon et Avignon. Son PC est à Valence.

Vers la fin aout c’est la débâcle de l’armée allemande dans le sud de la France. La Wehrmacht relue vers le nord.

Pierre Diard, passe en Haut-Berry, embrasser ses parents à Herry.

Fin aout, Le Gouvernement provisoire de la République française l’expédie à Clermont Ferrand trier le bon grain de l’ivraie dans toute la 13ème région. L’homme d’Alger s’impose par la clarté de son jugement et son esprit de décision.

Pierre Diard 2.jpgLe séminariste était fortement dégouté par ce qu’il découvrait : intrigues ambitieuses ou financière, tripatouillages politiques ou économiques ...

Pierre Diard avait rencontré une dernière fois l'abbé Jean Morel hospitalisé dans une clinique de Clermont-Ferrand le 16 décembre...

Le 16 décembre 1944 Pierre Diard quitte Clermont pour rendre compte à Paris. 9h, près de Saint-Pierre Le Moutier sa voiture s’encastre dans un arbre,  Pierre Diard nous quitte. Pas de témoin à moins que...Je ne suis pas historien de la Résistance...

D’après une communication de l'abbé Jean Morel, Lyon 25 mai 1945

  

(*) Mgr Marius Le Guenne, un Breton dont la famille vint en Berry et qui devint prêtre à Bourges en 1923. Il sera professeur de mathématiques au petit séminaire de Fontgombault, avant de devenir curé de Nérondes. Il commence la guerre comme capitaine, chef d'état-major du 12ème Corps d'armée, fait prisonnier en 1940 et libéré quelques temps plus tard. C'est en 1942 que Mgr Le Guenne est nommé curé-archiprêtre et chanoine de la cathédrale de Bourges. Comme beaucoup, connaissant bien la région, il fera passer la ligne de démarcation à de nombreux fuyards qui voulaient rejoindre Londres. Il est alors connu pour ses sentiments d'antinazis et de Résistant. Bientôt, il est pris par Paoli et enfermé pour trois mois à la prison du Bordiot. A la Libération, son passé est reconnu, et il entre au C.D.L., conseil départemental de la libération.

Commentaires

Le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation ne devrait-il pas s'intitulé Musée des FTP et réfractaires au STO, en raison du manque de pace réservée aux FFI et auitres groupes apolitiques ?

Écrit par : Michel Coquery | 04/02/2012

T’as l’air d’être en excellentes dispositions avant de partir à la Salle du Duc Jean, Place Marcel Plaisant, à Bourges, pour le salon du livre d’Histoire.

Écrit par : Philippe | 04/02/2012

C'est un salon auquel je me suis toujours refusé à participer professionnellement : j'avais eu contact avec les organisateurs, une association para-militaire qui voulait choisir parmi nos auteurs qui inviter et en plus les faire payer. Par exemple, ils refusaient, évidemment, Rolland Henault, le libertaire qu'un ministre des armées avait fait condamner antérieurement. Même si cet auteur n'est plus édité chez nous, tant que je ne le verrai pas dans ce salon, j'en resterai sur ce symbole de censure.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 04/02/2012

Au sujet du sénateur Plaisant, en 1944, Gilbert Moreux en dit-il de trop ou pas assez ?

Écrit par : Michel Coquery | 07/02/2012

Les commentaires sont fermés.