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02/03/2012

ABOLITION DE LA FETE DES FOUS à Notre-Dame, exit Quasimodo, par l'évêque Eudes de Sully, né à la Chapelle d’Angillon.

Pierre, cardinal-diacre de Sainte-Marie in Via Lata, légat du Saint-Siège, considérant que la fête des Fous donnait lieu à tant d'indignités et d'infamies , que la sainte habitation de la Vierge y était souillée non-seulement par des paroles obscènes, mais d'ordinaire encore par l'effusion du sang, enjoignit à l'évêque, au doyen et aux autres dignitaires de l'église, de réformer l'office de cette fête, et d'en retrancher tout ce qui blessait la dignité ecclésiastique et le respect de la religion.

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En conséquence de cette injonction, l'évêque Eudes de Sully  et le chapitre, procédant à cette réforme, réglèrent, en 1198, les détails de l’office, et proscrivirent les chansons, les représentations de personnages et les illuminations des herses, excepté sur les roues de fer et la penna. Ils défendirent aussi d'amener à l'église et de reconduire chez lui le maître ou roi de la fête avec procession et chants. Celui-ci devait se revêtir dans le chœur de sa chape, assisté de deux chanoines sous-diacres, et, tenant le bâton de chantre, entonner, avant le commencement des vêpres, la prose Lœtemur gaudiis. La messe était célébrée comme à l'ordinaire, excepté que l'épître était dite avec farce, cumfarsia, par deux personnes en chapes de soie, et ensuite lue par le sous-diacre.

Eudes de Sully tenait à ce que l'on célébrât dignement la mémoire de saint Etienne, patron de l'église de Bourges où il avait été élevé.

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En 1208, Pierre, successeur de l'évêque Eudes, en confirmant les dispositions précédentes, et qui avaient pour but, dit-il, de ramener à la règle la célébration des fêtes de la Circoncision (1er janvier) et de saint Etienne (26 décembre), assigna six deniers parisis aux chanoines et aux ecclésiastiques, servant au maître-autel, qui assisteraient aux matines de la Saint-Étienne; quatre deniers aux ecclésiastiques du chœur autres que les chanoines ; aux enfants de chœur deux deniers, et six deniers à chaque ecclésiastique qui chanterait à la messe le répons et l'alleluia en organe triple ou quadruple (en contrepoint à trois ou quatre parties) : inorganq triplo seu quadruplo. Pour la fête de la Circoncision, il accorda une rétribution de trois deniers parisis aux ecclésiastiques du chœur non chanoines, et deux deniers aux enfants de chœur…

Efforts sans succès d'abolir la fête des Fous, qui a duré jusqu'en 1444, ou même au-delà.

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Si vous voulez en savoir plus lisez Notre Dame de Paris . Victor Hugo consacre un des premiers chapitres de son livre à la description de la fête des fous et à l'élection d'un pape des fols, comme on disait alors.

Commentaires

Pourriez-vous citer vos sources ?

Écrit par : Jean | 01/12/2012

"Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France" d’Adolphe Chéruel - Hachette et cie, 1870

Écrit par : Aubignynew | 01/12/2012

Je vous applaudis pour votre recherche. c'est un vrai boulot d'écriture. Continuez .

Écrit par : cliquez ici | 11/08/2014

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