Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/03/2012

HOLLANDE, meeting d’Aubigny, je suis resté sur ma soif. Pas plus à gauche qu’à droite on parle de la libéralisation des droits de plantation et les conséquences pour nos AOC locaux.

Hier à Aubigny, la guest star était le député PS, qui s'était lancé dans la course de la primaire en 2009 sur un ton humoristique en se moquant des ego de certains dans son camp, s’était finalement rallier à la candidature de Martine Aubry… Aujourd’hui il porte les bidons du maillot jaune des candidats de gauche au présidentielles.

Agé de 57 ans Jean Mallot, ancien élève de l'Ecole Nationale d'Administration, est Député de l'Allier, Vice-Président Conseiller régional et Président du groupe socialiste et républicain du Conseil Régional.

Jean Mallot élections 2012.jpg

Le président de Vulcania n’est pas venu nous parler tourisme et donner des conseils de gestion à Mages…pourtant le président du CG18 était là.

Si  Jean Mallot arrive à prononcer le nom du président, le nom de son collègue de la 1ère circonscription du Cher, n’est pas sorti de sa bouche !

Pourtant ils ont un point commun : deux élus de la vigne et du vin. Leurs circonscriptions couvrent les vignobles de Saint-Pourçain, Sancerre et Menetou Salon.

C’est vrai que le vice-président de l’Assemblée nationale, présidant du  Groupes d'études Appellations d'origine n’y rencontre pas notre députésortantcandidat.

Pas plus que notre "députésortantcandidat" rencontre au bureau de l’Association des élus de la vigne et du vin le futur ex-député d’une circonscription viticole qui disparaît. Il n’est pas membre de l’Anev.

C’est la toute jeune pasionaria candidate dans la 1ère circonscription du Cher chargée de chauffer la salle (elle a assuré) qui s’est collée au projet agricole.

Un sujet qui semble tabou pour le député qui organisé une Foire aux Vins à l'Asselblée :

Lorsque sa collègue, Marie-Line Reynaud a attiré l'attention du ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la libéralisation des droits de plantation et les conséquences pour l'AOC cognac > cliquer ICI

On raporte cet échange :

    Jean Mallot. Qu'en dit-on dans le Beaujolais ?

    Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Monsieur Mallot, défendez plutôt le Saint-Pourçain. (Sourires.)

La vigne sarko.jpg

Dans son  long inventaire, à la Prévert, des promesses, non tenues, président, il a oublié celles faites à Sancerre ! J’ai été frustré ! Il aurait dû personnaliser son discours formaté pour toutes les salles de France.

Le vin est loin de ses préocupations.

Notre "députésortantcandidat" lui communique sur la qualité de son eau et se focalise sur le pollen de maïs OGM qu’il ne veut pas retrouver dans son miel et a saisi la justice > cliquer Là...

Les mouches attirant le miel, c’est peut-être un candidat de Menetou Salon qui va animer le débat sur lesdroits de plantation et sur les conséquences sur nos AOC.

Commentaires

Il parlé des droits de mutation, alors les droits de plantation.

Écrit par : Vino | 29/03/2012

Quelle audience?

Écrit par : Martine | 29/03/2012

Environ 70 personnes.
Les gens d'Aubigny ont des craintes.
Certain militants n'ont pas voté, crainte des caméras.
Comme dab, il y avait un espion du château...un jeune...

Écrit par : David | 29/03/2012

Sur cette affaire des droits de plantation, le problème est trop vaste pour se circonscrire aux seuls vignobles de Saint-Pourcain, Menetou-Salon et Sancerre.
Cette affaire est arrivée de loin. Cela a commencé dans les années 1993 - 1995 où un ministre du budget a donné la gestion des droits indirects aux douanes libérées par Shengen. Il est bien évident que cette administration qui n'avait pas l'habitude de gérer un accompagnement comme le demande les AOC était mise en place pour conduire une mutation. D'où la disparition totale des CLD.
Une mutation souhaitée par l'Europe puisque dans la loi OCM vins de 1995, les AOC avaient été sauvées par l'action de députés (notamment Martin, Villiériste, vigneron champenois) qui avaient introduit celles-ci dans la loi et privilégié les quotas de marchés par rapport aux quotas de production par une bataille d'amendements.
Il faut dire que la loi, qu'elle soit française ou européenne, a tendance à défendre le consommateur. Et c'est légitime. Dans ce problème qui verra disparaître les AOC parce que ce n'est qu'une garantie de revenu pour les producteurs mais surtout pas de qualité pour les consommateurs, l'Europe est mal placée dans la concurrence mondiale en matière de vins. Concernant la non garantie de qualité, il suffit de sillonner le Sancerrois - ou n'importe quel vignoble pour s'en rendre compte.
Nous ne pouvons plus en rester à l'époque où les vins français dominaient le monde. Les techniques ont été copiées et rationalisées. Si les vignerons veulent investir dans l'avenir, il doivent se rendre à l'évidence que leurs AOC ne sont plus des murailles infranchissables. Certains l'ont compris et ont investi en Afrique du Sud, au Chili ou en Nouvelle Zélande.
Par contre, nous arriverons à une nouvelle concentration des outils de production qui fera qu'il faudra être suffisamment puissant pour assumer la qualité dune marque et, évidemment, sa communication. Je sais que mais propos vont choquer, permettre à quelques un à vue courte de mettre en doute ma lucidité. Mais, pas plus que moi, ils ne maîtrisent l'avenir. Ils feraient mieux d'essayer de le prévoir lucidement.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 29/03/2012

"Quant aux politiques de tout bord, plutôt que de promettre de défendre une cause perdue, ils feraient mieux d'informer leurs électeurs pour qu'ils se préparent plutôt que de les laisser se faire prendre au dépourvu."
C'est ce que j'ai voulu toucher du doigt dans ce post.
Que se soit au PS ou à l'UMP, comme chez les autre partis on préfère faire comme si les électeurs n'étaient pas adultes.

Écrit par : Philippe | 29/03/2012

On voit que les Sancerrois s'y connaissent en matière de vini-viticulture.

Écrit par : Michel Coquery | 29/03/2012

Cher Monsieur Coquery,
je n'ai aucune prétention quant à la connaissance de la viti-viniculture. Cependant, je connais particulièrement les qualités et les défauts des vignerons - non, plutôt de leurs dirigeants - qui savent les exploiter pour les transformer en meute qui sape la base sur laquelle elle est assise dès qu'on émet un avis différents qui peut déstabiliser le discours officiel.
"Et nous avons, ici, des gens d'une adresse" Corneille, le Cid, tirade de la calomnie.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 30/03/2012

Oh Pardon, c'est du Beaumarchais, j'ai honte !

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 30/03/2012

Notre Président a bu du Sancerre, je peux en témoigner puisque nous avons trinqué ensemble.

Écrit par : Michel Coquery | 29/03/2012

Avez-vous bu au même verre que lui ?

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 30/03/2012

Non, mais dans un verrre différent bien sû : question d'hygiène. L, c'était du Sancerre. Une fois à l'Elysée, nous avions trinquer dans un Garden party : nous étions au champagne mais lui au jus de fruit (j'ai la photo).

Écrit par : Michel Coquery | 30/03/2012

J'ai lu dans une revue spécialisée qu'il se faisait servir un jus de fruit ressemblant à s'y méprendre à du vin. Alors ne soyez pas trop affirmatif !

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 30/03/2012

Les commentaires sont fermés.