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31/05/2012

DROITS DE PLANTATION Fromion face à la libéralisation…

Pas plus à gauche qu’à droite on parle de la libéralisation des droits de plantation et les conséquences pour nos AOC locaux. C’est ce que j’écrivais le 03 décembre suite à un meeting à Aubigny. Même si François Hollande s’est engagé à intervenir auprès de la Commission Européenne pour éviter la suppression des droits de plantation Malot n’a pas abordé le sujet dans la 1ere circonscription du Cher.

Des personnes bien informées m’ont rapporté que le "députésortantcandidat" aurait trinqué lors de la Foire au Vin sur ce sujet.

Droits de platations.jpg

Hier, selon le Berry Républicain, le membre du bureau de l'Association Nationale des Elus de la vigne et du Vin est retourné batailler devant les vignerons sancerrois.

J’ai lu qu’il avait lancé et beaucoup communiqué sur une pétition contre le tracé Médian  du TGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon…

Sauf erreur de ma part, je ne me souviens pas, l’avoir vu en première ligne pour faire signer la motion lancée en 2011, par l’Association nationale des élus de la vigne et du vin par tous les élus des zones viticoles pour exiger le maintien des droits de plantation après 2015

Hier, c’était plutôt Jean-Pierre Audy (RPR), Député Européen et Président de la Délégation Française au sein du groupe du Parti Populaire Européen au Parlement de Strasbourg et conseiller général du canton de Meymac (Corrèze) qui était en première ligne face aux représentants des vignerons.

Sylvie Auconie.jpg

Sa collègue, Sophie Auconie (élue députée européenne dans la circonscription Massif central-Centre. Elle siège avec les députés du groupe du Parti Populaire Européen)  met une énergie sans faille à défendre la viticulture mais aussi son terroir auquel elle est indissociablement liée. Tourangelle d’origine, elle s’est tôt intéressée à la problématique de la viticulture et de la défense des vignerons du Val de Loire. Ancienne collaboratrice de chambre de commerce, elle a trouvé au parlement européen une tribune idéale pour défendre la belle région du Val de Loire compte tenu de l’importance du parlement européen dans la prise de décision qui lient la filière vins...dire la suite...

Sophie Auconie est annoncée mardi  5 juin à Bourges.

D’autres problématiques que les droits de plantation mobilisent la profession… l’étiquetage des vins ainsi que les réformes des AOC/AOP.

Wait and see…

Commentaires

"Sur cette affaire des droits de plantation, le problème est trop vaste pour se circonscrire aux seuls vignobles de Saint-Pourcain, Menetou-Salon et Sancerre.
Cette affaire est arrivée de loin. Cela a commencé dans les années 1993 - 1995 où un ministre du budget a donné la gestion des droits indirects aux douanes libérées par Shengen. Il est bien évident que cette administration qui n'avait pas l'habitude de gérer un accompagnement comme le demande les AOC était mise en place pour conduire une mutation. D'où la disparition totale des CLD.
Une mutation souhaitée par l'Europe puisque dans la loi OCM vins de 1995, les AOC avaient été sauvées par l'action de députés (notamment Martin, Villiériste, vigneron champenois) qui avaient introduit celles-ci dans la loi et privilégié les quotas de marchés par rapport aux quotas de production par une bataille d'amendements.
Il faut dire que la loi, qu'elle soit française ou européenne, a tendance à défendre le consommateur. Et c'est légitime. Dans ce problème qui verra disparaître les AOC parce que ce n'est qu'une garantie de revenu pour les producteurs mais surtout pas de qualité pour les consommateurs, l'Europe est mal placée dans la concurrence mondiale en matière de vins. Concernant la non garantie de qualité, il suffit de sillonner le Sancerrois - ou n'importe quel vignoble pour s'en rendre compte.
Nous ne pouvons plus en rester à l'époque où les vins français dominaient le monde. Les techniques ont été copiées et rationalisées. Si les vignerons veulent investir dans l'avenir, il doivent se rendre à l'évidence que leurs AOC ne sont plus des murailles infranchissables. Certains l'ont compris et ont investi en Afrique du Sud, au Chili ou en Nouvelle Zélande.
Par contre, nous arriverons à une nouvelle concentration des outils de production qui fera qu'il faudra être suffisamment puissant pour assumer la qualité dune marque et, évidemment, sa communication. Je sais que mes propos vont choquer, permettre à quelques un à vue courte de mettre en doute ma lucidité. Mais, pas plus que moi, ils ne maîtrisent l'avenir. Ils feraient mieux d'essayer de le prévoir lucidement.
Quant aux politiques de tout bord, plutôt que de promettre de défendre une cause perdue, ils feraient mieux d'informer leurs électeurs pour qu'ils se préparent plutôt que de les laisser se faire prendre au dépourvu."

C'est ce que j'écrivais dans un commentaire à ton article précédent sur le sujet.
Et je suis atterré par les différentes attitudes :
- des politiques qui, plutôt que de défendre l'évolution engagée et accompagner pour éviter toute catastrophe économique, décident de lancer la réforme et arrêtent le bac au milieu du gué.
- par les dirigeants professionnels qui ont les moyens pour comprendre où les engagent les évolutions lancées mais n'anticipent pas. Ainsi, ils ont - tous - laissé disparaître les CLD sans s'inquiéter de ce qu'il y avait dessous.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 31/05/2012

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