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28/08/2012

MARTINE, après quelques corrections esthétiques a retrouvé son perchoir, rue Pousse-Panier. Elle sonnera pour la St-Fiacre.

Martine le bourdon qui donne le "do" grave  du carillon mis en place en 1850 (*), par le curé doyen Louis Quentin avait, déjà,  dû être choyée, en 2004, pour retrouver son brillant et la pureté de sa sonorité.

Bourdon Aubigny.jpg

Elle avait été descendue  centimètre par centimètre avec un luxe infini de précautions, Martine a été transférée dans l'usine mère de la firme Bodet (spécialisée depuis 1868 dans la restauration des cloches et des horloges)  pour y subir une opération dite "de recharge de cloche et de point de frappe". Elle a reçu  une nouvelle couche de bronze et un battant d'un acier plus doux afin d'atténuer la force du point d'impact. Cette entreprise spécialisée, unique en France, a mis au point un procédé spécifique destiné à redonner une seconde vie aux cloches usées.  (Pour tout savoir sur le déroulement d'une restauration de cloche par Bodet,cliquer sur ce lien.)

les "Martine" sont capricieuses et élégantes...Elle vient de d’avoir recours à  la chirurgie esthétique, reconstructrice et plastique pour se refaire un nouveau lifting et re-changer son battant.

Fonderie Bollée.jpg

Elle est de retour aujourd’hui…et sonnera pour la St-Fiacre. Important, pour l’égo du maire…quand on sait qu’elle est le plus gros bourdon du département, après celui de la cathédrale.  

La société Bodet est bien connue, par les anciens de l’entreprise  Moteurs Drouard, Ils ont fabriqué la plupart des moteurs qui ont servi à l’électrisation des cloches…des églises de France et d’ailleurs.

Bodet services.jpg

Martine (do), Louise (), Alphonsine (mi) et Estelle (la), les cloches de l’Eglise Saint Martin, fondues par Bollée, ont été électrisées grâce à un mécénat de Jean Drouard. (Jean Drouard a délocalisé à Aubigny son entreprise en 1947, aujourd’hui WILO INTEC). Les 4879 kg de bronze (*) se balancent en haut de notre clocher grâce à des moteurs électriques Drouard, fabriqués route d’Ennordres.

Jean Drouard avait aussi fait installer par Bodet un système d’électrotintements utilisés pour la sonnerie des heures, carillons, glas, angélus... Il y a bien longtemps que le "carillon" du clocher n’as pas égrainés l’Avé Maria… et ce n’est pas la cause d’un petit voyage à Rome...Le remettre en état et en service ne doit pas être une aventure surhumaine.

(*) Ce carillon remplaçait les cloches dégringolées dans le grand creuset national , un grand massacre officialisé par la Convention nationale (merci Foucher... ) à la révolution. Martine (1886,500 kg), Louise (1311,500), Alphonsine (924) et Estelle (757). Les archives de la fabrique disent qu’à 3,45F/kg, il en coûta aux donateurs en 1850, la somme de 16855,55F…ça fait beaucoup d’indulgences...(Un franc 1850 vaut environ 2,53 €, 16855,55F en 1850 font 42645€ d'aujourd'hui)

Commentaires

Merci pour cet article, et à bientôt.
Marie.

Écrit par : Pole Emploi Nice | 28/08/2012

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