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19/11/2012

COUNTESS D’HADDINGTON , Henriette de Coligny est passée à la postérité...comme Madame de la Suze…

Fille de Gaspard III de Coligny, maréchal de Châtillon et de France, petite fille de l'Amiral de Coligny elle épousa en 1ère noce un Écossais politicien, avocat et juge.

Henriette de Coligny.jpg

Le fils de Thomas Hamilton, 2nd Earl of Haddington and Lady Catherine Erskine ( petite fille d’Esme Stuart seigneur d’Aubigny, 1er duc de Lennox  et Catherine de Balsac.).

Ensuite elle se trouvera  alors le centre d'une société où l'esprit est voué à la poésie et à la galanterie, société plus électrique et plus libre que celle de l'hôtel de Rambouillet. Ninon de Lenclos, Christine de Suède, Madeleine de Scudéry sont ses amies. Elle écrit, au milieu d’une vie de dissipation et de mœurs légères, au cours de laquelle elle eut à la fois une réputation de beauté, d’esprit et de talent.

Comtesse de la Suze.jpg

En attendant les travaux du Recherche sur l'Auld Alliance Franco-Écossaise (Prolixe par essence)…lire Séché - Les Muses françaises, I, 1908….

..."Henriette de Coligny qui, sous le nom de Madame de la Suze, fut célèbre par sa beauté, par ses aventures et par ses vers, était fille de Gaspard de Coligny, seigneur de Receuil pièces galentes.jpgChâtillon, maréchal de France. Née à Paris, en 1618, elle épousa, en 1643, Thomas Hamilton, comte de Haddington, seigneur écossais, qu’elle suivit à Oxford puis à Edimbourg. Veuve au bout d’un an de mariage elle revint à Paris et épousa, en 1647, Gaspard de Champagne, comte de la Suze, "huguenot, borgne, ivrogne et endetté". Une fois remariée, la vie d’Henriette de Coligny est loin d’être édifiante — et on a peine à lui accorder les circonstances atténuantes, malgré que sa répugnance pour son légitime mari soit bien naturelle. — En 1653, autant pour se débarrasser de ce mari gênant que pour se livrer plus aisément à ses goûts de galanterie, c’est-à-dire, pour jouir de sa complète liberté, elle abjure le protestantisme pour la religion catholique.

Elle ne sera cependant libérée de Gaspard de Champagne que le jour où celui-ci passera en Allemagne pour éviter le châtiment que lui aurait mérité son rôle dans le parti de la Fronde.

Comtesse de la Suze NB.jpgElle emploie dès lors tout son temps à rimer et à tenir salon. Sa maison, ouverte à tous venants, devient comme une succursale de l’hôtel de Rambouillet et les auteurs du temps le célébrèrent à l’envi :

   Nul d’entre les mortels ne la peut égaler.

   Le maître des neuf Sœurs ne serait pas son maître.

   Pour faire des captifs, elle n’a qu’i paraître

   Et pour faire des vers elle n’a qu’à parler.

Bois-Robert, lui adresse sa IXè Epître, Ménage et Cotin on font une déesse.

Mlle de Scudéry, dans sa Clélie, trace d’elle ce portrait : "Elle avait "la taille de Palas et sa beauté et je ne sais quoi de doux, de languissant "et de passionné qui ressemble assez à cet air charmant que les peint donnent à Vénus ".

Largillière l’a représentée dans une de ses toiles, assise dans un char roulant sur des nuages.

Livres.jpgLe Louvre en fait tout son plaisir

Et le Parnasse en fait sa gloire : rimait Charleval de son côté.

Tant de louanges devaient griser d’orgueil la belle Doralise, comme Sauinalze la désigne dans son Dictionnaire des Précieuses. Aujourd’hui, il nous faut quelque peu rabattre de cet enthousiasme, du moins pour ce qui concerne les vers de Mme de la Suze. On trouve, en effet, parfois un sentiment assez vif dans ses élégies, ses madrigaux et ses chansons, mais son style manque de relief. On no peut nier une certaine habolilleté de métier, mais il n’y a pas d’originalité et, dans l’instant même où elle montre le plus do naturel, on sent encore la recherche"....

Commentaires

Je vous applaudis pour votre article. c'est un vrai exercice d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

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