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12/08/2012

COMICE AGRICOLE d’Henrichemont, en attendant le palmarès 2012, faites un retour sur celui de 1862, il y un siècle ½…

Je vous propose, en attendant le palmarès 2012, de faire un retour il y un siècle ½  pour lire la distribution des prix du comice (*) du 12 mai 1862. (Palmarès tiré  du Bulletin, Volumes 11 à 12, édité par la  Société d'agriculture du Cher)

Chevaux berrichons dans l'Atlas statistique de la production de chevaux en France_ 1850.jpg

Vous remarquerez  l’intérêt d'Augustin Guillaunin président du Comice et futur député bonapartiste, pour les juments poulinières.

Comice 1862  Lamotte Beuvron.jpg

(*) Impulsé par le marquis Léonce de Vogüé, le 1er Comice Agricole de la région (et peut-être de France) s’est tenu à Aubigny en 1931.

Le marquis est membre de la Société d’agriculture du Cher et de la Société centrale d’agriculture, fondateur de la Société des agriculteurs de France, il s'efforce d'améliorer les techniques agricoles tout en recherchant le bien-être des paysans.

Le comice regroupait cinq cantons : Argent sur Sauldre, Aubigny sur Nère, Henrichemont, La Chapelle d’Angillon et Vailly sur Sauldre. A cette époque le comice se tenait , chaque année, à Aubigny. Compte tenu de la disparité de son territoire, on faisait deux classements : un pour le Pays-Fort, l’autre pour le Pays-Faible (la Sologne).

Illustrations :

    Gravure remise des prix au comice 1862 de Lamotte Beuvron

     Gravure, Chevaux berrichons dans l’Atlas statistique de la production de chevaux en France, 1850

MEGALITHE à mi-chemin de St. Gondon et Lion en Sullias à la jonction des territoires des Carnutes, Sénones, Boïens, Bituriges et Éduens... Face au Château de La Ronce, prison dorée de Voltaire.

Un mégalithe néolithique surnommé "le Crapeau" ou "Pierre Gargouille", haut de onze mètres et fait, suppose-t-on, de mains d'hommes à Lion-en-Sullias ("Gargogilum" mentionné au Xème siècle), un territoire qui marque la frontière entre Orléanais et Berry (Lion en Sullias était à la jonction des territoires des Carnutes, Sénones, Boïens, Bituriges et Éduens).

le Crapeau.jpg

Ce mégalithe, visible du CD951, fait face au Château de La Ronce (XVIIème), où séjourna Voltaire.

Château Lion en Sullias.jpg

A cause de pamphlets qui égratignent le Régent! Malgré ses dénégations, Voltaire, âgé de 22 ans,  est condamné en 1716 et 1719 à quitter Paris pendant quelques mois avant de goûter pendant un an le séjour de la Bastille. Ami du duc et de la duchesse de Sully, il trouve refuge dans leur château à Sully sur Loire. C’est pendant cet exil que l’impertinent fait la connaissance de Suzanne-Catherine Gravet de Livry, qu’il courtisa au Château de La Ronce.

BOÏENS DE GAULE : Les terribles, habitaient la région de Sancerre (?), leur capitale Gorgobina (emplacement inconnu ?) sommes-nous les descendants des Boïens ?

Habitants de la "Communauté de Communes Sauldre Sologne" , du "Pays Sancerre-Sologne", sommes-nous les descendants des Boïens "les Terribles" ?

pays des Boëins.jpg

En 25 avant Jésus Christ, alors que la Gaule était divisée en 4 provinces, la Sauldre faisait au niveau de la commune de Brinon, la limite entre la Gaule Lyonnaise et l’Aquitaine.

limite entre la Gaule Lyonnaise et l’Aquitaine..jpg

Des Boïens de Pannonie sont mentionnés assiégeant entre 60 et 59 av. J.-C., la ville de Noreia dans le Norique. Une délégation des Helvètes les invita à participer à la migration vers la Gaule en 58 av J.-C. Trente-deux mille d'entre eux acceptèrent et se joignirent aux Helvètes. La confédération de peuples soulevés par les Helvètes (Tulinges, Latobices, Rauraques, Boiens) fut anéantie par César, près de Bibracte, sur le territoire des Eduens. César renvoya certaines de ces peuplades sur leurs terres d’origine, mais installa les Boiens sur le territoire des Eduens, à la demande de ces derniers.

Les Boïens de Gaule.jpg

Jules César, La guerre des gaules, I, 5 : "Ils persuadent aux Rauraques, aux Tulinges et aux Latobices, leurs voisins, de livrer aux flammes leurs villes et leurs bourgs, et de partir avec eux. Ils associent à leur projet et s'adjoignent les Boïens qui s'étaient établis au-delà du Rhin, dans le Norique, après avoir pris Noreia".

Jules César, La guerre des gaules, I, 29 : "Le total général était de 26300 Helvètes, 36000 Tulinges, 14000 Latobices, 23000 Rauraques, 32000 Boïens".

Jules César, La guerre des gaules, I, 28 : "À la demande des Héduens, les Boïens reçurent, à cause de leur grande réputation de valeur, la permission de s'établir sur leur propre territoire ; on leur donna des terres, et ils partagèrent plus tard les droits et la liberté des Héduens eux-mêmes.".

Celtes à Bué.jpg

Leur capitale était Gorgobina, ville de localisation incertaine ("Gorgobina (Sancerre)" ?). Gorgobina a été le sujet de nombreuses controverses, pas moins d’une trentaine de localités revendiquent être sur son emplacement : Bué (Cher), Buy (Nièvre), Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire), Chantenay (Nièvre), Entrains (Nièvre), Geugnon (Saône-et-Loire), La Guerche (Cher), Moulin (Allier), Sainte-Parize-le-Chatel (Nièvre), Sancerre (Cher)… L'emplacement même du territoire des Boiens est énigmatique. Il a été longtemps localisé entre la Loire et l'Allier sans réelle preuve. C’est pire que pour le Centre de la France….

Vercingétorix assiégea Gorgobina en 52 av J.-C., mais lèvera le siège en se portant à la rencontre de Jules Cèsar qui approchait. Etant l'un des plus petits peuples gaulois, ils eurent du mal à fournir en blè les légions de César qui assiégeaient Avaricum. On leur demandera de fournir mille hommes à l'armée de la coalition en 52 av J.-C.

11/08/2012

SAINT-NAPOLEON, 15 août, n’oubliez d’aller faire vos dévotions au Saint Patron de la Communauté de Communes Sauldre Sologne, dans l’église d’Argent sur Sauldre

Chaque année, lorsque arrive le 15 août, les catholiques de France célèbrent la fête de la Vierge Marie, appelée aussi fête de l'Assomption.

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Le 15 août marque également l'anniversaire de l'Empereur Napoléon 1er, né le 15 août 1769. Instituée par décret du 16 février 1852, la Saint Napoléon entendait favoriser l’instauration d’un ordre civique radicalement différent, susceptible de "réunir tous les esprits dans le sentiment commun de la gloire nationale". Le choix de cette date fut la première d’une série de tentatives visant à " bonapartiser" consciemment le régime issu du coup d’État de décembre 1851 – processus qui culminerait dans la restauration de l’Empire à la fin de cette même année. De 1852 à 1869, dans le droit fil de la tradition établie par le premier Empire, dix-huit célébrations officielles consécutives de cette fête eurent lieu dans toute la France....

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En fin de compte, Louis-Napoléon se rallia à l’idée d’une célébration annuelle le 15 août : ce choix était tout à la fois un hommage historique à son oncle Napoléon Bonaparte et un instrument politique pour affermir son propre règne impérial. Mais il renvoyait aussi à son enfance et à son adolescence personnelles, au temps où il célébrait la Saint -Napoléon avec ses amis, par des réceptions intimes et de feux d’artifice.

Après la Révolution on célébrait le 14 juillet comme fête de la "Liberté", qui en 1799 se transforma en fête de la "Concorde".

Ce ne sera qu’en 1804 que le 14 juillet cèdera sa place à la Saint-Napoléon, le 15 août. Rappelons que Saint Napoléon est un Saint inventé pour les besoins de la propagande impériale.

Après 1814, bien sûr, Saint Napoléon va disparaître des autels politiques pour être remplacé par Saint Louis, le 5 août. Par la suite le 14 juillet ne sera pas rétabli par la première République.

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Ce sera le futur Napoléon III qui officialisera à nouveau la Saint-Napoléon en 1852 comme fête nationale.

Mais en 1880 une loi promulguée le 6 juillet fixera définitivement la date de la fête nationale française; elle se célèbrera désormais le 14 juillet.

Dès 1805, le prénom Napoléon, se répandit un peu partout en France (mon arrière-grand-père portait ce doux prénom), tant en France, qu'aux quatre coins du monde ! Durant tout le vingtième siècle, 893 enfants furent encore prénommés Napoléon, et la tendance serait en forte hausse pour l'année 2000, nous apprend le Guide des prénoms !

Enfin pour terminer, sachez que la Saint-Napoléon, si elle n'est plus fêtée officiellement, demeure encore présente, chaque 15 août, dans bien des cœurs napoléoniens. Ce prochain 15 août  les Amis Belges de l'Empire (ceux qui se produisaient aux FFE), feront le tour du champ de bataille de Waterloo, à l'occasion de la Saint-Napoléon, tandis qu’Ajaccio célébrera la naissance de l'enfant du pays par de nombreuses manifestations

Pour "les Journées Napoléoniennes" chaque année, du 13 au 15 août, ce sont plus de 200 participants en costumes qui nous ramènent à l'époque valeureuse des soldats de l'Empire et investissent le centre-ville d'Ajaccio. Autour des reconstitutions militaires, un bivouac permanent est installé et de nombreux spectacles se succèdent avec revues, marches au tambour, défilés, bal de l'empereur.

Château Slavkov-Austerlitz.jpg

La ville de Slavkov u Brna (Austerlitz) organise avec la Société Napoléonienne d'Europe Centrale et le Château Slavkov-Austerlitz les Journées napoléoniennes traditionnelles pour marquer, du 10 au 12 août 2012, le 243e anniversaire de Napoléon Bonaparte.…

Et, surtout, n'oubliez pas de fêter dignement, le 15 août prochain, le 243e anniversaire de la naissance de l'Empereur Napoléon Bonaparte.

Prise d'armes Duranti.jpg

Je ne sais pas si les tambours d’Empire de la Batterie Fanfare de Blancafort passeront en l’église d’Argent, mais vous pouvez toujours aller la visiter… Elle mérite votre détour.

(en savoir plus : cliquer sur ce lien...)

08/08/2012

JEANNE D’ARC, sur les traces de l’histoire…passages à Aubigny de Jehanne La Pucelle

En Sologne ou Berry, Jeanne d’Arc serait passée partout. C’est en tous cas ce que revendiquent beaucoup de villes et villages…

Départ de Vaucouleurs.jpgSur ce point la Cité des Stuarts, la joue modeste. Le 600ème anniversaire anniversaire de da naissance , ou pas certains lettrés, vous diront même qu’elle n’y serait pas passée.

Centres de ressources: La Maison de Jeanne d'Arc 3, place de Gaulle 45000 Orléans (d'octobre à mars: de 14h à 18h - projection toutes les heures. D'avril à septembre : de 10h à 18h - projection toutes les 1/2 heures. Fermé les lundis et jours fériés. Plein tarif: 4€ - Tarif réduit : 2€)  et le Centre Jeanne d'Arc, Médiathèque d'Orléans 1 place Gambetta à Orléans (du lundi au jeudi : 9h-12h / 14h-18h ; Vendredi : 9h-12h / 14h-17h). Il  a été fondé en 1974 par Mlle Régine Pernoud, sous les auspices de Monsieur André Malraux. Il a été successivement dirigé par M. Contamine, membre de l'Institut et professeur à l'Université Paris IV - Sorbonne, et par Mme Michaud-Fréjaville, professeur à l'Université d'Orléans et par Mme Clin, conservateur du Musée d'histoire de la Médecine à Paris.

La Maison de Jeanne d'Arc présente plusieurs cartes où se trouve Aubigny. En particulier celle de "La Chevauchée De Jehanne La Pucelle De Vaucouleurs À Chinon". Le départ a lieu le 13 février 1429 (Jean Stuart, seigneur de Concressault et Aubigny est tombé le 12 février 1429, à la bataille des harengs), arrivée à Chinon le 23 février 1429.

Chevauchée de Vaucouleur passant par Aubigny.jpg

Autre passage incontestable dans la cité de Jean Stuart II, commandant l’escorte royale…1429, du 20 juillet à octobre, Jeanne d’Arc participe à l’expédition de l'Ile-de-France, de la Brie et environs.... Prise ou soumission des villes suivantes : Saint-Marcoul, Vailly, Soissons, Laon, Château-Thierry, Crécy, Coulommiers, Provins, Nangis, la Ferté-Milon, Crépy, Dammartin, Compiègne, Beauvais, Lagny, Saint-Denis, etc., etc. Attaque de Paris.... Troisième ou quatrième blessure de Jeanne. Ensuite retour à Bourges, par Bray, Courtenay, Château - Renard, Montargis, Gien et Aubigny....

Jeanne d’Arc à Aubigny, curieux, si vous voulez en savoir plus, quelques pistes. Passez au Centre de Recherche sur l’Auld Alliance (Place de la Résistance-Aubigny). A l’Office de Tourisme Sauldre Sologne (place des Bans), ou au Vieil Aubigny (Îlot des Dames)…

06/08/2012

Jean Poton de XAINTRAILLES, célèbre compagnon de Jeanne d’Arc, seigneur de Vailly sur Sauldre (Pays-Fort)...Un héros de roman de cape et d’épée in live...

Le château de Vailly-sur Sauldre, a connu bien des propriétaires. C’est sans contexte Xaintrailles l’une des plus fidèles et solides épées au service du Dauphin Charles, futur Charles VII, compagnon de Jeanne d’Arc qui en fut le plus célèbre et prestigieux.

Xaintrailles.jpg

Jean  Poton de Xaintraillespremier Ecuyer de du Corps de l'Ecurie du Roy, Bailly de Berry, fut aussi capitaine de la Grosse-Tour de Bourges, seigneur de Vailly.

château de Vailly-sur Sauldre.jpg

Il posséda le château de Vailly de 1440 à 1451...Un héros de roman de cape et d’épée in live...

Jean Poton de Xaintrailles ou Saintrailles (né v. 1400, † 1461), vicomte de Bruillois, seigneur de Salignac, Roques, Villeton, Tonneins, Vailly et Saint-Macaire. Avec son compère et amis Étienne de Vignolles, dit La Hire, se signale à la reprise de la forteresse de Coucy en 1418. Capitaine de Chalusset.

La Hire, Xaintrailles.jpg

Il fut le compagnon d’armes de Jean Stuart de Darnley, connétable d’Ecosse, seigneur de Concressault, puis d’Aubigny aux batailles de Verneuil (La Hire, Xaintrailles, qui menaient une des ailes, renversèrent tout sur leur passage) et Cravant.

Xaintrailles arriva à Orléans dès le début du siège, combat à Jargeau, Meung, Beaugency, puis à Patay.

Xaintrailles blason.jpgS’attachant à Jeanne d’Arc dès son apparition, il la seconde victorieusement.

Écuyer d'écurie du roi le 17 juillet 1429, puis premier écuyer du corps, et enfin maître de l'écurie royale. Xaintrailles participe à la reconquête de la Normandie, devient gouverneur de Falaise en 1450. Prend une part active à la reconquête de la Guyenne, fait gouverneur du château Trompette à Bordeaux, et gouverneur de la Guyenne en 1458. Jean Poton de Xaintrailles sceau.jpgXaintrailles est promu maréchal de France en 1454, destitué en 1461 par Louis XI. Mourut le 7 octobre 1461, au château Trompette.

A sa mort les registres du Parlement de Guyenne le qualifient ainsi : « Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais ».

EXPOSITION "Châteaux en Sancerrois" Serge Laborie à l’hôtel de ville de Sancerre jusqu'au 31 août…

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Dessins, maquettes et dioramas documentés,  Serge Laborie a fort bien, comme à son habitude, fait les choses. A voir !...

Concressault château.jpg

"Châteaux en Sancerrois"…et en Pays-Fort (Jars, Vailly, Concressault)...visibles jusqu'au 31 août, tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

Châteaux en Sancerrois.jpg

Entrée libre.

02/08/2012

NUIT DES SORCIERS à Bué, samedi 4 août 2012…C’est l’occasion de lire ou relire "Les sorciers du Carroi de Marlou. Un procès de sorcellerie en Berry, 1582-1583"

Vous vous préparez à répondre au rendez-vous que les Birettes vous donnent au creux de Marloup, et à l’invitation des Sorciers  à un sabbat nocturne sympathique. 

  • A partir de 18h, l’apéro des sorciers

  • Spectacle : les Trompes de chasse du Pays-Fort et les sorciers planent au-dessus de vous avec les rev’d’ailes

  • A 21h, repas champêtre sous chapiteau (entrée jambon à la broche, fromage, dessert)

  • Animation par le groupe "d.sinclair"

  • A la nuit, feu d’artifice et envolée de ballons diaboliques.

Nuit des sorciers 2012.jpg

(Renseignements, réservations au 06.08.93.18.58).

Une manifestation née de l’imagination de l'abbé Barreau et de ses ouailles en 1946. Qui reçut l’année suivante la complicité de Jean-Louis Boncœur.

Compte tenu ce que l’on lit sur les liens sociaux et la presse du genre "douze personnes de Bué (prises pour sorciers) qui auraient été brûlées sur un grand bûcher" (la réalité est bien autre : Ce n'est pas à Bué que se situe l'action mais à Sens-Beaujeu)…C’est, pour recadrer, l’occasion de passer au Musée de la Sorcellerie voir de diorama, et de lire ou relire "Les Les sorciers du carroi.jpgsorciers du Carroi de Marlou. Un procès de sorcellerie en Berry, 1582-1583" de Nicole Jacques-Chaquin, et Maxime Préaud.

On y retrouve le texte du manuscrit, relatant le procès des sorciers du carroi de Marlou, conservé au département des Sorciers de  de la Bibliothèque Nationale

On voit comment  Pierre Ragu, bailly de Concressault, entreprend et conduit à terme le procès du carroi de Marlou.

Vous pouvez le commander auprès de votre Maison de la Presse...

Voici ce que l’on peut lire sur la quatrième de couverture

"Sous le règne de Henri III, en un peu plus de trois mois, du 21 décembre 1582 au 30 mars 1583, se déroule dans le Sancerrois un procès en sorcellerie qui s'achève par la mort sur le bûcher de cinq des accusés, cinq hommes : Marin Semellé (repris après une double tentative d'évasion), Etienne Girault, dit Gotté, Joachin Girault, dit le Bossu de La Brosse, Jehan Tabourdet, dit des Berthilles, et Jehan Cahouet, les deux derniers ayant, sans succès, interjeté appel auprès du parlement de Paris. Sixième victime de ce procès, une vieille femme, Guillemette Piron, s'est, peu après le début de son sabbat.jpginterrogatoire, étranglée dans sa prison : son corps est traîné sur une claie et brûlé. Apparaissent dans le procès du carroi de Marlou les principaux chefs d'accusation qui relèvent de la répression contre la sorcellerie démoniaque : méfaits divers, sorts jetés, et tout rencontre avec le diable et participation au sabbat. Mais ce procès réunit aussi, à une affaire de sorcellerie démoniaque, un cas de possession : ce sont les accusations d'un enfant, Bernard Girault, qui se dit, ou qu'on diagnostique, possédé qui déclenche le processus dont il restera le pivot. Habituellement, dans le ressort du parlement de Paris, les pièces des procès en sorcellerie n'étaient pas conservées. Ce document est donc, pour la compréhension du phénomène, un témoignage d'une telle importance que sa publication intégrale et critique était indispensable. L'accès en est facilité par une chronologie, un lexique, des index et des cartes. En outre, il était intéressant de confronter différentes lectures et interprétations auxquelles ce texte complexe peut donner lieu : les articles qui l'accompagnent, sans prétendre en épuiser les richesses, ni en résoudre tous les mystères, visent à en éclairer des aspects variés, historiques, ethnologiques, juridiques, voire littéraires."

Autre plan Google Books a numérisé complètement cette étude... pour lire, il suffit de cliquer sur ce lien...

01/08/2012

ORFEVRES du duché d’Aubigny, pour attendre une prochaine exposition du "Vieil Aubigny" : "métiers et services d’autrefois"

Au XVIIIème siècle en France, la production d'orfèvrerie est très importante et Paris jouit d'un prestige sans précédent.

Orfèvres Diderot et D’Alembert.jpg

La Cour de France ainsi que les membres de la famille royale qui finissent par posséder, pour leur usage personnel, leur orfèvrerie particulière, suscitent une création sans précédent qui s'intensifie encore, grâce aux nombreux présents envoyés aux souverains de l'Europe entière et aux commandes qui affluent des cours étrangères, séduites par la qualité de l'orfèvrerie française.

Parallèlement, les nombreuses demandes des membres du clergé ont favorisé une abondante création d'objets de culte en métal précieux, demandes souvent fastueuses des prélats et des chapitres aux moyens importants ou beaucoup plus modestes, lorsqu'elles émanent des petites paroisses.

Jusqu'à la fin du XVIIIème, l'argenterie jouait un double rôle:

  • ostentatoire : les pièces d'orfèvrerie savamment présentées sur les étagères de "dressoirs" monumentaux témoignaient de la fortune et du rang du maître de maison.

  • de réserve monétaire : elles pouvaient être fondues et transformées en espèces par l'Hôtel des Monnaies. Cette opération était possible, car la valeur marchande d'une pièce d'orfèvrerie provenait pour 10% du coût du travail et pour 90% de la valeur de l'argent fin qu'elle contenait.

Aubigny avait aussi ses Orfèvres. Visitez l’église Saint-Martin pour voir quelques-uns de leurs travaux.

Orfèvres Diderot et D’Alembert planches.jpg

Grace à Nicole Verlet-Réaubourg, pour la période concernant le duché d’Aubigny, on en connait la liste. Pour connaitre les Orfèvres d’Aubigny,  vous pouvez consulter l’extrait  de son dossier « Les Orfèvres du Ressort de la Monnaie de Bourges » Nicole Verlet-Réaubourg (1977) , illustré de  planches de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Diderot et D’Alembert, 1765, cliquez sur ce lien

31/07/2012

ECOLE DE GRAMMAIRE d’Aubigny… Idée reçue : "Au Moyen Age, les gens sont incultes"…

"La Grammaire parle, La dialectique enseigne, la Rhétorique colore les mots,

La Musique chante, l'Arithmétique compte, la Géométrie pèse, l'Astronomie s'occupe des astres." in Scholastique : Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson

Grammar school.jpg

Les petites écoles de grammaire, c'est-à-dire celles dans lesquelles était dispensé l'enseignement primaire à l’époque où enseignait Jean Yvon à Aubigny, voici ce qu’en dit l’historien Philippe Ariès : " Au Moyen Âge et au moins du XVIè siècle, il n’existait en effet qu’une école latine, l’école de grammaire, « escole pour l’instruction de la jeunesse (…). Beaucoup [de ces écoles] se réduisaient à deux régents, l’un apprenant les rudiments, l’autre les arts libéraux."

Professeur Moyen Age.png

A la fin de la Guerre de Cent ans, vers 1450, tandis que le clergé affaibli était incapable de tenir les collèges, ce sont les villes, les plus actives du royaume,  qui ont commencé à rétablir les anciennes écoles et à en fonder de nouvelles dont elles nommaient les régents

La grammaire comprend les compétences langagières telles que la lecture et les mécanismes de l'écriture. Un des buts premiers de la grammaire est d'acquérir du vocabulaire et de gérer des concepts afin d'être capable d'exprimer ses idées et de comprendre des notions de complexité diverse. Les plus jeunes étudiants peuvent apprendre par cœur à l'aide de comptines et de chants. On fait référence à leur esprit en parlant d'"éponge", parce qu'il absorbe aisément un grand nombre de faits.

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L'éducation classique inclus traditionnellement l'étude du Latin et du Grec ancien, qui permet de renforcer l'apprentissage de la grammaire, ainsi que le travail sur le langage. Les étudiants lisent alors les Classiques de la Civilisation occidentale dans le texte.

Les écoles de grammaire sont devenue école primaire. Ce nom a été conservé outre-manche.

Une grammar school est, dans les pays anglophones, un établissement d'enseignement secondaire ou, plus rarement, d'enseignement primaire. Les origines des grammar schools remontent à l'Europe médiévale.

Voici le règlement des écoles de grammaire de paris, conservées aux archives

  1. Il exercera loyalement l'office qui lui est confié d'enseigner les enfants, les instruisant soigneusement dans les lettres, les bonnes mœurs et par de bons exemples.

 la vie des écoliers.jpg 2. Ils montreront honneur et révérence au seigneur chantre et dans toute la mesure du possible ils observeront fidèlement les droits de la chantrerie, quel que soit l'état auquel ils seront parvenus.

  3. En tout ce qui regarde le gouvernement des écoles, ils prêteront obéissance au même chantre.

  4. Aucun des maîtres ne prendra en charge les enfants alloués à un collègue sans l'autorisation du chantre, mais qu'il se contente de ce qu'il a.

  5. Nul ne cherchera à soustraire, par ses propres moyens ou ceux d'un tiers, les enfants engagés par contrat à un collègue.

  6. Nul ne portera atteinte par médisance à la réputation d'un collègue ; il pourra cependant le dénoncer au chantre.

  7. Nul ne baillera ses écoles à ferme, ni n'aura de collègue associé, mais il pourra avoir un sous-moniteur.

  8. Nul ne tiendra avec lui un sous-moniteur qui aura été auprès d'un autre maître, à moins qu'il n'y ait trois écoles entre les deux.

  9. Aucun procureur d'une quelconque cour ne tiendra écoles.

 10. Aucun chapelain semblablement.

 11. Aucun sous-moniteur ne tiendra écoles à côté de son maître, à moins qu'il n'y ait trois écoles entre eux deux.

 12. Aucun maître ne vivra avec une femme de mauvaise réputation.

 13. Chacun gardera la paix avec son collègue ; et si un différend se fait jour à propos des écoles, il sera réglé par la sentence du seigneur chantre, sous peine de privation des écoles.

 14. Nul ne traînera en justice un collègue devant un autre que le chantre pour un procès portant sur les écoles, sous peine de la même sanction.

 15. Nul ne recevra les écoles d'un autre collateur dans quelque paroisse, à supposer qu'une autre personne que le chantre veuille les lui confier.

 16. Tous doivent être présents à vêpres la veille de la Saint-Nicolas (16 décembre) à la messe, le jour de la fête et à l'heure des vêpres, aux vigiles pour les défunts, et le lendemain à la messe.

 école au Moyen-Age.png17. Chaque maître ou chaque maîtresse se tiendra dans les limites qui lui ont été fixées [par le chantre], de façon à ne pas dépasser celles-ci en ce qui concerne le nombre ou le sexe des enfants, ou même la qualité des livres.

 18. Chacun rendra la lettre [testimoniale] à la fin de l'année, c'est-à-dire à la fête de la Nativité de saint Jean [24 juin] ou quand il quittera les écoles.

 19. Il n'est pas dans mon intention de confier à quelqu'un des écoles autrement que jusqu'au terme de la Nativité de saint Jean, et s'il ne prête serment et s'il n'a une lettre [testimoniale].

 20. Si quelqu'un dépasse le nombre d'élèves [fixé], je confisque [l'excédent] de revenus [perçus sur les] écoliers au-delà du nombre concédé.

 21. Que personne ne sorte de la ville, sauf un jour de fête, si ce n'est avec l'autorisation du chantre et s'il ne laisse un sous-moniteur suffisant et ceci du consentement du chantre.

 22. Tous les maîtres ou maîtresses doivent assister aux obsèques des maîtres ou des maîtresses défunts.

 23. Qu'aucune femme n'ait d'autres élèves que des filles.

 24. Que personne n'enseigne les livres de grammaire, s'il n'est bon grammairien et suffisamment compétent en la matière.

H. Denifle, Chartularium universitatis Parisiensis, t. 3, Paris, 1894, p. 51-52, n°1237). Traduction du latin

30/07/2012

RECTEUR de La Faculté de Médecine de Bourges en 1491, Jean Yvon tint une école de grammaire à Aubigny.

L'université de Bourges a été créée par une ordonnance du roi Louis XI à la demande de son frère Charles, duc de Berry. Cette création a été autorisée le 12 décembre 1464 par le pape Paul II. Les premières années sont assez difficiles, notamment à cause du manque de sérieux des enseignants.

école de grammaire Aubigny.jpg

La Faculté de Médecine était la plus dépourvue en professeurs. Martial Rigault seul professeur qui lui fût resté et qui avait constamment refusé d'admettre des docteurs de Paris, de Montpellier ou d'autres universités fameuses, mourut en 1490. La ville de Bourges présenta pour lui succéder Henri de Dunses de Paris et Jean Pigné de Montpellier, mais l'université leur préféra un certain Jean Yvon, qui, peu de temps avant, tenait une école de grammaire à Aubigny, et qui était allé à la hâte se faire recevoir docteur dans quelque Université complaisante, comme celle d'Avignon. C'est ce qu'on appelait un docteur par bulle.

Jean Yvon aurait exercé comme professeur à Bourges de 1490 à 1498.

A cette époque Robert Stuart, le seigneur d’Aubigny membre de l'Ordre de Saint-Michel se couvrait de gloire au siège de Grenade, puis lors de la conquête de Naples.

29/07/2012

MARECHAUSSEE, servir dans la maréchaussée, à Aubigny, il y a deux siècles, sous l’Empire n’était pas sans danger

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Après avoir servi sous le général Custine, l'Assemblée nationale législative et la Convention nationale, lors des opérations sur Rhin (prises de principautés appartenant à des princes-évêques germaniques sous tutelle autrichienne : Mayence [21/10/1792], Francfort [24/10/1792],...) finir sa carrière à Aubigny pour Laneau , ce n'était pas pantoufler!

Georges Belloc, préfet du Cher écrit (1812) dans un rapport... "qu'un déserteur, conduit par un gendarme d'Aubigny, l'a désarmé..., blessé... et laissé pour mort.... La Gendarmerie explique que ce déserteur était un Espagnol..."

GENDARME DE L’EMPIRE : Paul-Antoine DELANEAU dit LANEAU, naquit le 18 septembre 1749 à Celon (Indre). Maréchal-des-logis-chef à la résidence d'Aubigny (Cher), il se fixa à Aubigny, où il est mort le 21 décembre 1830

Paul-Antoine Delaneau dit  Laneau, naquit le 18 septembre 1749 à Celon (Indre, au sud d'Argenton, au bord de l'A20).

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Enrôlé volontaire dans le régiment de Lanan-dragons le 27 avril 1769, il y servi jusqu'au 27 avril 1777, époque à laquelle il reçut son congé d'ancienneté. Il reprit du service le 14 mars 1779 comme cavalier dans la maréchaussée, et passa brigadier le 30 mai Empire gendarme uniforme 3.jpg1785. Maréchal-des-Logis le 15 octobre 1792, et maréchal-des-logis-chef le 1er mars 1793, il fit les campagnes de 1792 à l'an IV aux armées du Rhin et de la Moselle, et eut le bras droit cassé. De retour à la résidence de Fontainebleau le 29 fructidor an IV, et fait maréchal-des-logis-chef quartier-maître de la compagnie du Cher le 1er messidor an IX, il quitta ces fonctions le 1er  frimaire an X pour reprendre celles de maréchal-des-logis à la résidence d'Aubigny (Cher), au château? (*). Membre de la Légion-Empire gendarme uniforme2.jpgd’Honneur le 25 prairial an XII, et admis à la retraite le 22 décembre 1809, il se fixa à Aubigny, où il est mort le 21 décembre 1830.

Illustrations : uniforme des maréchaux-des-logis avant 1812

(*) Le régicide Jacques Foucher (né à Coullons, Loiret, notaire à Aubigny dans le Berri, avant la révolution, député à l'assemblée législative pour le département du Cher en 1792, puis à la Convention nationale, vota pour la mort de Louis XVI), le 19 février 1793, fit, au nom du comité des domaines, un rapport sur la terre d'Aubigny, possédée par le duc de Richemont, pair d'Angleterre et de France, et conclut au séquestre ; ce qui fut décrété. Le château des Stuarts devint Gendarmerie Impériale, puis la propriété de la commune d’Aubigny en 1812.

27/07/2012

VISITES NOCTURNES théâtralisées d’Aubigny, ce soir et….

Comme chaque année, l'office de tourisme Sauldre Sologne (1, rue de l'Église, tél. 02.48.58.40.20) propose de découvrir la ville d'Aubigny-sur-Nère à la lueur des lanternes.

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Les visiteurs sont accompagnés par les personnages illustres qui ont marqué l'histoire de la ville (de Béraud Stuart à Louise de Keroual en passant par la Malnoue). Cette balade au cœur de la ville et de ses monuments sera ponctuée par des saynètes et des surprises.

Les balades ont lieu les vendredis : aujourd’hui 27 juillet, 10 et 24 août et 14 septembre 2012. Le rendez-vous est donné devant l'office de tourisme. Participation : 6€ pour les adultes, 3€ pour les enfants de moins de douze ans.

Pour en savoir plus, cliquer sur ce lien...

26/07/2012

SIECLE DES LUMIERES. Le XVIIIème siècle marque un véritable tournant en matière de théorie éducative : un débat s'instaure entre défenseurs et adversaires de l'éducation du peuple.

La commission du Vieil Aubigny organise, le samedi 15 septembre 2012 à 16H, une conférence animée par Catherine Baranger sur le thème "L'école au 18éme siècle".

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Epoque où quelques-uns de mes aïeux vivaient à Aubigny

Le siècle des Lumières débuta en principe au lendemain de la mort de Louis XIV, en 1715, et prit fin à l'avènement de la Révolution française

Nouvel_Obs_N_2198-2199.jpgEn 2006 Le Nouvel Obs (N° 2198-2199) nous offrait un excellant dossier consacré au Siècle des Lumières…

Je n’avais  pas résisté à "revisiter "sa couverture", tant Charles III (Lennox) duc de Richmond, deuxième duc d’Aubigny, illustre ce siècle.Sensible aux idées des lumières, homme de grande culture qui rencontra Montesquieu, Frédérick le Grand, L’Empereur François Ier, Nouvel_Obs_revisite.jpgLa Condamine....visita l’Europe…

Aujourd’hui envoyer nos chères têtes blondes à l’école nous semble plus que normal mais il faut savoir que pour en arriver là, c’est tout le système éducatif qui a dû évoluer et être transformer.  Le XVIIIème siècle marque un véritable tournant en matière de théorie éducative. Tout ceci s’inscrit dans le mouvement de renouveau intellectuel propre au siècle des Lumières. On peut retrouver cela dans l’une des œuvres de Rousseau : "Emile ou De l’éducation"

Emile ou de l'éducation

La publication de l'Emile, en 1762, restitue au problème de l'éducation sa place centrale en philosophie. De ses premiers mois jusqu'à la rencontre amoureuse, Emile est suivi dans chaque étape, à travers des expériences qui attestent d'abord le souci de considérer "l'enfant dans l'enfant", au lieu JJ Rousseaux.jpgde le sortir de son âge. Rousseau montre qu'il est possible d'éduquer un homme selon la nature et de quelle façon les vices et l'inégalité caractérisent désormais la condition humaine : double enjeu qui constitue sa "théorie de l'homme". La richesse incomparable de ce maître-livre tient aussi aux tensions qui le parcourent. Rousseau refuse le péché originel mais il doit rendre raison du mal et de la souffrance que ce dogme interdisait d'ignorer; il critique les philosophes de son temps mais il pousse à ses limites leur méthode empiriste; il proclame: "je hais les livres", mais il fournit le panorama le plus juste et le plus instruit de la culture du XVIIIe siècle, en face de l'Encyclopédie et, pour partie, contre elle. Parus ensemble, Emile et le Contrat social furent condamnés à Paris puis à Genève: la force du traité d'éducation n'échappa pas aux censeurs, même si Rousseau prétendait ne livrer que "les rêveries d'un visionnaire". Car la forme même de la fiction arrache l'ouvrage aux circonstances : pas plus que ses lecteurs des Lumières, nous ne sommes à l'abri de ses leçons.

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  La 2e partie du livre (Livre IV)  cliquer sur ce lien.

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