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02/03/2012

ABOLITION DE LA FETE DES FOUS à Notre-Dame, exit Quasimodo, par l'évêque Eudes de Sully, né à la Chapelle d’Angillon.

Pierre, cardinal-diacre de Sainte-Marie in Via Lata, légat du Saint-Siège, considérant que la fête des Fous donnait lieu à tant d'indignités et d'infamies , que la sainte habitation de la Vierge y était souillée non-seulement par des paroles obscènes, mais d'ordinaire encore par l'effusion du sang, enjoignit à l'évêque, au doyen et aux autres dignitaires de l'église, de réformer l'office de cette fête, et d'en retrancher tout ce qui blessait la dignité ecclésiastique et le respect de la religion.

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En conséquence de cette injonction, l'évêque Eudes de Sully  et le chapitre, procédant à cette réforme, réglèrent, en 1198, les détails de l’office, et proscrivirent les chansons, les représentations de personnages et les illuminations des herses, excepté sur les roues de fer et la penna. Ils défendirent aussi d'amener à l'église et de reconduire chez lui le maître ou roi de la fête avec procession et chants. Celui-ci devait se revêtir dans le chœur de sa chape, assisté de deux chanoines sous-diacres, et, tenant le bâton de chantre, entonner, avant le commencement des vêpres, la prose Lœtemur gaudiis. La messe était célébrée comme à l'ordinaire, excepté que l'épître était dite avec farce, cumfarsia, par deux personnes en chapes de soie, et ensuite lue par le sous-diacre.

Eudes de Sully tenait à ce que l'on célébrât dignement la mémoire de saint Etienne, patron de l'église de Bourges où il avait été élevé.

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En 1208, Pierre, successeur de l'évêque Eudes, en confirmant les dispositions précédentes, et qui avaient pour but, dit-il, de ramener à la règle la célébration des fêtes de la Circoncision (1er janvier) et de saint Etienne (26 décembre), assigna six deniers parisis aux chanoines et aux ecclésiastiques, servant au maître-autel, qui assisteraient aux matines de la Saint-Étienne; quatre deniers aux ecclésiastiques du chœur autres que les chanoines ; aux enfants de chœur deux deniers, et six deniers à chaque ecclésiastique qui chanterait à la messe le répons et l'alleluia en organe triple ou quadruple (en contrepoint à trois ou quatre parties) : inorganq triplo seu quadruplo. Pour la fête de la Circoncision, il accorda une rétribution de trois deniers parisis aux ecclésiastiques du chœur non chanoines, et deux deniers aux enfants de chœur…

Efforts sans succès d'abolir la fête des Fous, qui a duré jusqu'en 1444, ou même au-delà.

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Si vous voulez en savoir plus lisez Notre Dame de Paris . Victor Hugo consacre un des premiers chapitres de son livre à la description de la fête des fous et à l'élection d'un pape des fols, comme on disait alors.

Eudes de SULLY, évêque de Paris après Maurice, était né en Berri, à la Chapelle d’Angillon, au sein d'une famille illustre.

Eudes  de SULLY (ou Odon), évêque de Paris après Maurice, était né en Berri, à la Chapelle d’Angillon, au sein d'une famille illustre (généalogie des Sully ). Pierre de Blois l'appelait regum consanguineus : en effet, issu des maisons d'Angleterre et de Champagne, il était encore allié à celle de France par sa cousine Alix, troisième épouse de Louis le Jeune. En 1187, il fit un voyage à Rome et quoique bien jeune encore, il y attira les regards par l'éclat de ses qualités personnelles, autant que par celui de sa naissance. Jusqu'en 1196, il se contenta de la modeste qualité de chantre de l'église de Bourges, sous son frère aîné Henri, qui en était archevêque.

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Odon est élu pour succéder à Maurice (Maurice de Sully et Odon de Sully ne sont pas apparentés. Maurice est fils de paysan natif de Sully sur Loire)  sur le siège épiscopal de Paris, il fut sacré en 1197, ainsi qu'on le conclut des dates qu'il a données depuis à ses chartes. On le voit, durant les deux années suivantes, essayer sans succès d'abolir la fête des Fous, qui a duré jusqu'en 1444, ou même au-delà. ll tenait à ce que l'on célébrât dignement la mémoire de saint Etienne, patron de l'église de Bourges où il avait été élevé.

Lorsqu’Innocent III eut jeté un interdit sur les églises de France, à l'occasion du divorce de Philippe-Auguste (qui avait répudié lngelburge pour épouser Agnès de Méranie), Odon de Sully seconda vivement l'autorité du pontife romain.

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Entre les actes de son pontificat on distingue la fondation de l'abbaye de Port-Rois, qui a été le berceau de Port-Royal. Racine dit que « L'abbaye  de Port-Royal, près de Chevreuse, dit-il, est « une des plus anciennes abbayes de l'ordre de « Citeaux. Elle fut fondée en 1206  par un évêque de Paris, Eudes de Sully. « de la maison des comtes de Champagne, proche parent de Philippe-Auguste. »

Après avoir perdu son frère Henri, Odon assista, au mois de novembre de l'année 1200, à l'élection d'un nouvel archevêque de Bourges, et par son influence les suffrages se réunirent sur Guillaume, abbé de Châlis. Guillaume décédé en 1208 fut canonisé en 1217 par Innocent III .

Odon venait de provoquer (avec Guillaume qui combattit aussi à la demande du pape les hérétiques, et en particulier les cathares.) la croisade contre les Albigeois, quand il mourut le 13 juillet 1208, n'étant âgé que d'environ quarante ans.

Sa tombe en cuivre se voit, à l'entrée du chœur de Notre-Dame de Paris. Il a été le 1er évêque à y être enterré.

Ses écrits se réduisent à des chartes et à des épîtres ou ordonnances ecclésiastiques, ou synodales. Les constitutions d'Eudes de Sully sont rassemblées, à la suite de la pragmatique de St-Louis, dans les œuvres de Pierre de Blois, dans la bibliothèque des pères, dans la collection des conciles de Labbe et dans le Synodicon ecclesiœparisiensis, publié en 1674, par l'archevêque François de Harlay.

La plupart des auteurs du 13ème siècle donnent à l'évêque Odon de magnifiques éloges, qui ont été répétés dans plusieurs livres modernes.

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Odon de Sully contribua en partie à la construction de la cathédrale commencée par Maurice de Sully; c'est sous son épiscopat que fut probablement élevée (au moins terminée) la nef  et la construction de la base de la façade et des deux premières travées de la nef. La façade occidentale correspond en grande partie à la vision d'Eudes de Sully, on commença l’édification de la façade en 1200. Elle  se prolongea sur 50 ans environ.

Les Sully évêque ou archevêque n’ont point (encore) eu l’honneur d’être versés, dans la très sélective, liste des incontournables qui ont fait l’histoire, établie, sur le site à 17000€, par les lettrés de l’Office de Tourisme  Sauldre Sologne…Que le nom de deux frères nés au Château de la Chapelle soient associés à la construction de Saint-Etienne de Bourges et Notre-Dame…Bof ! C’est vrai si les parisiens apprenaient que l’un des plus prestigieux bâtisseurs de Notre Dame était un berrysien nous serions envahis !

26/02/2012

"YVES" n’avait pas attendu l’invasion de l’URSS…ni l’appel du Général…pour entrer en résistance

Fernand-Olivier Mercier (de Concressault)  n’avait pas attendu l’invasion de l’URSS par l’Allemagne le 22 juin 1941 et que Staline donne l'ordre aux communistes d'engager la résistance armée contre les Nazis pour entrer en résistance.

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Lorsque le  futur colonel Fabien, décharge le 23 août son 6.35 sur un officier de la Kriegsmarine, l'aspirant Moser, il y plus d’un an que ce complice du Capitaine de Vaisseau  Ronarc'h et de son équipage, avait privé la Kriegsmarine du cuirassier Jean-Bart… il réussit à s'échapper le 19 juin 1940 sous les bombardements de la Luftwaffe. Le Jean Bart avec son sister-ship le Richelieu  sont sans conteste les plus puissants et le plus réussis des bâtiments de ligne de la marine française de la seconde guerre mondiale.

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Et il y plus d’un an que Darlan chef de la Marine française au début de la Seconde Guerre mondiale, et ministre de la Marine du premier gouvernement du maréchal Pétain lui avait remis la croix de Guerre. La seconde c’est le Général lui-même qui la lui remit !

C’est peut pour cela que les conservateurs sectaires, gardiens des clefs du Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher l’ont volontairement oublié…Volontairement car L'historien de la Résistance dans le Cher Alain Raffesthain , président du CG18, fleuri régulièrement la tombe, proche de celle de Fernand Mercier, dans le cimetière de Concressault.

Ignorants ? Non le 25 mai 2004, la Nouvelle République, dans sa rubrique vous le dites dans la NR, publiait un article six colonnes "L’onde Résistance de Fernand Mercier".

Ignorants ? Non…Dix ans avant cet article,  Aglan Alya, dans Mémoires résistantes. Histoire du réseau Jade-Fitzroy, 1940-1944, Yves donne son témoignage. Cliquer ICI

Fernand Mercier explique son engagement.

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Le Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher (Comme la salle Pierre Rateau au château des Stuarts) entend contribuer à la mémoire et à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il s’adresse aux passionnés comme aux amateurs, aux jeunes qui la découvrent et l’apprennent comme aux historiens et aux chercheurs. Sa visite invite à la réflexion sur le sens donnée à la vie et à l’engagement, sur la modernité des valeurs de la Résistance. C’est la communication officielle…

Comment ont-ils pu occulter la vie de François Mercier aux jeunes scolaires ?

Un berrichon, fils de cheminot, bousier…Jeune ingénieur électricien "courants faibles" qui installa le téléphone sur le Normandie (je me souviens, regardant les cartes postales envoyées de N-Y à sa tante, ma Grand-Mère) avant le Jean-Bart… ingénieur LMT.jpgLMT, directeur du « Matériel téléphonique » à Istanbul. Directeur en Turquie de l’unité Le Matériel téléphonique (LMT*), filiale du groupe américain ITT. De retour en France, on lui confiat la construction de plusieurs usines. Il avait acquis une réputation de patron social apprécié des syndicats.

Pour les amoureux d’histoire militaire > départ du Jean-Bart et l’histoire du Jean-Bart

(LMT*), Compagnie française de matériel de télécommunication  Devenue en 1920 une filiale du groupe américain ITT. LMT-ITT a été acquis par Thomson-CSF en 1976, Alcatel en 1986, Nokia en 1987, et enfin Semi-Tech en 1996.

18/02/2012

ESPIONS ET AGENT SECRETS au temps de Louis XV, conférence 20 fév. 2012 - 18:30, l’Euro-Café, 41, rue Moyenne - Bourges

Par Stéphane Genêt, agrégé, doctorant en histoire moderne, professeur au lycée Choiseul de Tours.

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Au siècle des Lumières, des espions agissent dans l’ombre en Europe et dans les Stéphane Genêt.jpgcolonies. Ils servent leurs intérêts et ceux de leurs protecteurs, officiers et ministres. L’image que l’on se fait de leur rôle et de leurs motivations reste marquée par des idées reçues qu’il faut largement nuancer.

Téléphone : 02 54 56 84 27,  Courriel

Illustration : le Chevalier d'Éon, affilié au "Secret du Roi", un service secret mis en place par Louis XV.

17/02/2012

HOLLAND…petit fils de Louise...my god!

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In this political commentary, Doyle uses gout as a metaphor for the discomfort of the political party that has long been out of favor. When Lord Holland discovers that his party, the Whigs, have been returned to power his gout is cured. Lord Holland declares, "Here-take my crutch and off with these flannels!- I have no further use for them (at present). Then order the carriage-I must away to town immediately!! His servant responds, "The letter seems to have completely cured my Lord's gout, which he has had so badly which he has had ever since the opening of Parliament- I'd lay a wager there is a change in the Ministry!!

11/02/2012

COUPE DAVIS 2012 France-Canada, une pensée pour le Duc d’Aubigny, elle se joue pas très loin de Richmond, ville où il décéda en 1819.

Charles Lennox (1764-1819) est le 4ème duc de Richmond et de Lennox, duc d'Aubigny et pair de France, comte de Darnley, comte de March, baron de Settrington et de Torbolton ainsi que chevalier de l’Ordre de la Jarretière.

4ème duc de Richmond.jpgDe 1807 à 1813 il est vice-roi d'Irlande (on verra ce soir qui sera roi...), où il prend comme Secrétaire Principal, Arthur Wellesley, qui restera son ami jusqu’à Waterloo (on en reparlera). 1812, sa propriété d’Aubigny saisie est vendue aux enchères.

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Il meurt au Canada (*) après avoir été gouverneur général des possessions britanniques d’Amérique du Nord. Brillant joueur de cricket comme son grand-père, il connaît une carrière militaire à rebondissements : capitaine à 23 ans, il se bat en duel contre le duc d’York qui l’accuse d’un comportement indigne d’un gentleman, récidive une nouvelle fois, pour se retrouver ensuite engagé à Gibraltar dans un conflit naval contre la France et finalement se faire renvoyer de l’armée pour cause de conflit avec sa hiérarchie !

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 Mark EWANS - WILO Manager-OEM Sales North America en visitant en 2005 WILO Intec, société sœur, a découvert ce détail de l'Histoire : le lien entre Aubigny-sur-Nère et la ville de Richmond au Canada. Vivant à proximité il m'a adressé cette carte. Merci.

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(*) Au premier jour des jeux Olympiques de Vancouver Alexis Contin, samedi 13 février 2010 sur l'anneau de Richmond, s'est classé 6ème du 5000 mètres du patinage de vitesse... à une seconde et demie du podium.Le natif de Saint-Malo sait-il que la ville de IVème duc de Richmond et d’Aubigny,.jpgson exploit porte le nom de l’un des plus prestigieux descendants des Stuarts, partis avec Guillaume le Conquérant, d’une ville à portée de vue des remparts malouins : Dôle de Bretagne, conquérir les Iles Britanniques…Richmond, l’une des plus anciennes villes de la région de Vancouver a été nommée ainsi  en honneur et mémoire du Gouverneur Général du Canada, le Général Charles Lennox (descendant de Louise de Keroual et Charles II d’Angleterre, un Stuart et aïeul de Lady Di) IVème duc de Richmond et d’Aubigny, décédé ici, de la rage suite à ’une morsure de renard.

La coupe Davis 2012, France-Canada se joue pas très loin de cette plaque, dans un autre stade des JO d’Hiver.

10/02/2012

Jacques MALLET, albinien, prisonnier de guerre évadé se réfugie en zone libre. Il y dirigeât le centre EDF-GDF du Scourdois où il lutta contre l'occupant.

Sous Vichy, le 4 juillet 1941: Sur proposition du Président Directeur Général (Georges Vautier), le Conseil d’Administration des Compagnies Réunies de Gaz et d’Electricité (Siège social à Lyon, Direction à Paris) décide, pour lutter contre le chômage des jeunes, de créer avec la Compagnie Hydro Electrique d’Auvergne et sous les auspices et avec la participation financière du secrétariat de la Jeunesse, une maison de jeunes gens de 15 à 18 ans, choisis de préférence parmi les fils d’agents de la Compagnie. Le 13 Janvier 1942 le centre du Scourdois ouvre (Christian Noir, président du CA Foëcy athlétisme et cheville ouvrière du Comité du Cher d’Athlétisme, a été élève de l’école des métiers EDF du Scourdois de 1963 à 64. Christian est bien connu des albiniens, anciens de la belle aventure humaine qu’était l’organisation du Marathon du Cher).

Son 1er directeur en sera l’albinien Jacques Mallet (†), prisonnier de guerre évadé en réfugié en zone libre...

La formation d'une élite ouvrière  industries électrique et gazière.jpg

Jean-Marc Huguet dans son récent livre (2005)  "La formation d'une élite ouvrière: industries électrique et gazière, 1940-1970, raconte ": "Jacques Mallet a 26 ans. Prisonnier de guerre en 1940, il s'évade et va se cacher près de chez lui à Aubigny. Il avait à cette occasion rencontré Jean Bertier le nouveau responsable de la formation à EDF et GDF. Il est plus sage de quitter sa ville traumatisée par Paoli et  de se rendre en « zone libre. Il passe la ligne de démarcation du côté de Saint-Florent-sur-Cher « Sur sa barque il passait du monde, mais il ne m'a pas fait payer !

 

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Quoi faire quand on a des parents qui font de l'épicerie en gros à Aubigny ? Alors Jacques se dirige vers Vichy et cherche un  emploi dans l'administration. On lui propose de s'occuper des jeunes. Bien que ce ne soit pas son secteur d'activité, il accepte. Le Président-directeur général des Compagnies réunies du gaz et de l'électricité, Georges Vautier, avec la Compagnie hydroélectrique d'Auvergne, décide le 4 juillet 1941 : "Pour lutter contre le chômage des jeunes, de créer, sous les auspices et avec la participation financière du secrétariat de la Jeunesse une Maison de jeunes de 15 à 18 ans pour les enfants du personnel".

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Le centre de jeunesse du Scourdois, près de Saint-Germain-Lembron, ouvre ses portes le 13 janvier 1942 avec 27 jeunes. Pour Jacques Mallet c'est une opportunité qu'il accepte de bon cœur. Il se rend sur les lieux ; Scourdois est un lieu-dit, proche du bourg de Saint-Gervazy, marqué par une grande maison bourgeoise.

Lorsqu'il avait rencontré Georges Vautier, rue Blatin, à Clermont-Ferrand celui-ci lui avait donné une seule consigne : Il faut que les enfants de nos ouvriers soient bien nourris et tout ce que je vous demande c’est que vous les nourrissiez bien ! Ça tombe bien ! L'épicerie c'est son domaine et les relations paysannes ne peuvent que lui raviver ses souvenirs de jeunesse.

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Malgré tout il donnera quelques rudiments de formation générale, laissant à d'autres l'apprentissage manuel. La règle était simple : « Il ne fallait pas faire parler de nous ! » Dans la région la Résistance est active. Rose Moreau est cafetière à Unsac c'est son père, monsieur Job, qui est le moniteur de maçonnerie du centre. Elle se souvient que Jacques Mallet était en relation avec Roger Samour, le dirigeant local des FFI, qu'il couvrait chaque fois qu'il le pouvait. Notamment lorsqu'il préparait des parachutages et qu'il faisait du renseignement, Son père faisait aussi de la résistance avec monsieur Mallet et l’institutrice du village. Le cousin de Jacques Mallet est Pierre Rateau, le chef de zone de la Résistance qui, après ses évasions d'Allemagne et de Russie, avait rejoint Londres. Le secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, est de la famille. Son PC était à Toulouse. Chargé de mission par De Gaulle, il recevait directement ses ordres de Londres. Il avait surtout la charge d'organiser les parachutages pour préparer le débarquement. Pierre Rateau avait fait un bref séjour au Scourdois. Madeleine Mallet (née Monin†) se rappelle que son époux avait informé Vautier de l'imminence du débarquement".

"Après la guerre Jacques  Mallet est reparti chez-lui à Aubigny ".

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Jacques Mallet milita dans la vie locale et associative. Adjt aux Maires d'Aubigny-sur-Nère,  Jacques Mallet fut candidat "Action familiale et sociale" (MRP) aux législatives de novembre 1958. Il présida des associations à caractère social. Attaché au patrimoine et à l’histoire de sa cité il fut le grand président de l’Office de Tourisme d’Aubigny et l’artisan de la mise en valeur de sa ville. En particulier la réhabilitation des maisons à colombages en donnant l’exemple avec son domicile, avant de faire voter à ses collègues (innovant pour l’époque) une subvention incitative…Promenez-vous dans Aubigny et vous apprécierez le résultat.

08/02/2012

"MEMOIRES RESISTANTES" Histoire du réseau Jade-Fitzroy (1940-1944), donne des témoignages de Fernand Mercier "Yves" de Concressault, responsable du "sous-réseau Mercier AB"

Auteur : Alya Aglan , agrégée d'histoire et chargée de conférences à l'Institut des Etudes Politiques de Paris. Prix Philippe Vianney, Défense de la France, 1993. Paru en : février 1994.

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Le réseau de résistance Jade-Fitzroy fut fondé en décembre 1940 par celui qui en deviendra le chef : Claude Lamirault , vingt-deux ans, fervent maurrassien, personnalité fascinante et énigmatique. L'organisation qu'il met en place recrute en premier lieu sa famille et sa belle-famille, ses camarades du 27ème régiment de chasseurs alpins, dont Pierre Hentic, dit Maho, militant communiste, qui devient le chef des opérations aériennes et maritimes.

Les renseignements collectés puis transmis aux Anglais sont essentiellement militaires. Claude Lamirault.jpgPlusieurs fois décapité, le réseau se reforme sous l'impulsion de Georges Tournon et de ses camarades pour participer à la libération de Paris. L'étude du réseau menée en 1990-1991 sous la forme d'enquêtes, a permis de mettre en lumière la naissance, le développement et la disparition d'un réseau de renseignements français qui travaillait tout d'abord sous les ordres du MI-6 de l'Intelligence Service, puis fut rattaché au BCRA. Les témoignages recueillis, publiés en seconde partie, donnent la parole aux protagonistes de cette histoire restés trop longtemps dans l'ombre [comme "Yves" Fernand Mercier de Concressault (*)]. Plutôt qu'un récit linéaire de la destinée d'un groupe d'hommes et de femmes aux effectifs stables, se trouvent ici réunis les fragments d'une histoire collective entretenue et célébrée par la mémoire des survivants. Cette mémoire - à laquelle il est fait ici une large place - est tour à tour expansive, Pierre Hentic dit Maho.jpgsélective ou, au contraire, récalcitrante, construite et reconstruite a posteriori, laissant toujours une large place à l'interprétation du narrateur. Car tout en racontant sa propre histoire, chacun inscrit, en abîme, les histoires des autres personnalités du groupe, liées entre elles par les périls de l'action. Ainsi se forge l'identité et l'originalité du réseau Jade-Fitzroy.

(*) Le sous-réseau Mercier AB a été étudié de façon plus précise que les autres grâce à la rigueur exemplaire de Fernand Mercier, chef du groupe, qui garda avec soin les fiches signalétiques des agents...Ce n’est pas encore arrivé aux responsables du sectaire Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges… et du Cher (sic) n’ont pas entendu parler du réseau Jade-Fitzroy…N’y allez pas pour retrouver ce résistant originaire du Pays-Fort.

06/02/2012

ÉDOUARD III est reconnu "roi d'Angleterre et de France" à Gand, le 6 février 1340

À sa mort en 1328, Charles IV, fils de Philippe le Bel, ne laisse aucun héritier direct pour lui succéder. Philippe VI de Valois, le plus proche héritier de la lignée masculine, devient donc roi de France sans qu’Édouard III, roi d'Angleterre et petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, y trouve à redire.

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Néanmoins en 1340, ce dernier revendique soudain la couronne de France après trois années de luttes contre le roi de France pour la possession de la Flandre et de la Guyenne. Cette dernière avait en effet été reçue en héritage par Édouard III mais lui avait été confisquée par Philippe VI, en 1337. Ainsi débuta la guerre de Cent Ans….

 

Le 24 juin 1340, la France subit sa première défaite avec la destruction de sa flotte dans le port de l'Écluse (Flandre). En juillet 1346, Édouard III prend prétexte de la difficile succession du duché de Bretagne pour envahir la Normandie et marcher sur Paris en remontant le long de la Somme. L'armée de Philippe VI l'y rencontra à Crécy où, malgré la supériorité numérique des Français, les fantassins et les archers anglais écrasèrent les cavaliers français. La défaite fut totale. Édouard III fit alors le siège de la ville de Calais. Celle-ci, après onze mois de résistance, capitula et lui remit les clés de la ville, portées par six bourgeois pieds nus, tête nue et la corde au cou.

La ville devint possession anglaise durant près de deux siècles. Après quelques années de trêve, le fils d'Édouard III, le Prince de Galles dit le Prince Noir, débarqua à Bordeaux avec ses troupes. Il dévasta toute la région jusqu'à Narbonne, puis le Languedoc, et obliqua vers le Nord pour une nouvelle expédition. En septembre 1356, l'armée du roi Jean le Bon, successeur de Philippe VI, tenta de l'arrêter près de Poitiers.

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1356, Aubigny avait reçu la visite d’Aubigny, qu’il mit à feu et à sang > cliquer ICI

05/02/2012

DRUMMOND Lord Drummond de Melfort, Seigneur d’Ivoy de Pré en Berry (et Sauldre Sologne…)

"Des étangs de Sologne aux coteaux de Sancerre, le Pays des Ecossais".

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Jean-Yves Montaigu, un berriaud,  journaliste écrivain (Voyage en Ecosse, etc…), était venu couvrir le Colloque Des chardons et des lys, Bourges, 28 au 29 septembre 1990. A cette époque il avait ébauché pour les lecteurs du Monde, un circuit touristique au "Pays des écossais".

Vingt ont passé…n’allez pas sur le site à 17000€ pour vous imprégner de "souvenir et présence en Berry de la vieille alliance franco-écossaise", thème du colloque.

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Aubigny et la Verrerie ne sont pas en Sauldre Sologne, les uniques lieux de mémoire de L’Aud Alliance. Cliquer Ici , puis sur Ivoy le Pré et voyez ce que l’on nous cache… à nous...surtout aux touristes.

1579 : La terre d'Ivoy le Pré est saisie sur Jean de Hanguest, évêque de Noyon, et adjugée à dame Catherine Pichonnat, veuve de Jean Dolu, argentière de la reine d'Ecosse, douairière de Franc, Mary Stuart !

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Au XVIIIème siècle, cette terre ( et son château ) appartint à Louis Drummond (*), comte de Melfort, qui y mourut en 1788 et fut enterré dans l'église d'Ivoy (voir la plaque dans ce monument). La terre passa ensuite à son fils André de Drummond, car qui elle fut saisie révolutionnairement 1792 (Kersers) Louis Drummond, né en 1722, lieutenant général des armées du roi (1780), était le petit-fils du duc de Melfort, frère du duc de Perth qui épousa la sœur du duc de Gordon. Les ducs de Perth et de Melfort étaient du reste fils d'Anne Gordon de Huntly, et par conséquent Issus des Stuarts d'Aubigny; tandis que lord John Drummond épousa Geneviève Gordon, descendante d'un rameau de la famille de Huntly, établi en France à la fin du XVIIème siècle par suite du mariage de Jean Gordon et d'Antoinette, fille de René de Marolles, lieutenant des Cent- Suisses. Leur petit-fils, gouverneur de Guise, repose dans le chœur de l'église Saint-Louis- en-l'Ile de Paris.

(in "Les écossais en Berry" René Gordon, 1919)

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Quelques repères :

    ▪ Lord Drummond créa au service de Louis XV, le Royal écossais

    ▪ Ce régiment participa à la victoire, contre l’anglais de Fontenoy. Mettant un terme à une suite impressionnante de revers de l’armée française.

    ▪ Cette défaite sur le continent décide les Jacobites à marcher sur Londres (défendue par le Duc d’Aubigny...)

    royal ecossais.jpg Louis XV dépêche Lord Drummond et le Royal écossais au secours des insurgés écossais

    ▪ L’armée jacobite est défaite à Culloden

    ▪ Lord Drummond conseille à ses amis bannis et poursuivis de se réfugier prêt de chez lui en Berry : Sancerre, où les protestants sont bien accueillis

     ▪ Depuis les Ecossais (et les dignitaires de Glennere) portent le jabot "à la française" en mémoire de Louis XV

    ▪ Aujourd’hui le Royal écossais est devenu le Royal Scot, l’un des plus prestigieux régiments britanniques. Il s’est couvert de gloire lors des deux guerres mondiales, en particulier au chemin des Dames

Pour en savoir plus…. Cliquez sur les liens, ci-dessous,  en surbrillance

    DRUMMOND de MELFORT (Louis Hector).

    Les Drummond et le Royal Ecossais.

    CULLODEN 1746

    DRUMMOND CLAN, SEPT, AND REGIMENT....

(*) ce Drummond a un lien de famille avec les victimes de l'affaire de la Grand'Terre… voiture Hillman du couple.jpgAvant de descendre dans le sud vers leur funeste destin, Jack Drummond, sa femme Anne et leur fille, 1952, étaient passés, selon les actuels propriétaires du château familial berrichon… Sir Jack Cecil Drummond (12 janvier 1891, Londres — 4 ou 5 août 1952, Lurs, France) fut un éminent biochimiste britannique qui travailla sur la nutrition appliquée à l'alimentation des rations militaires britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été assassiné en France, avec sa femme et sa fille ; assassinats qui furent la base de l'affaire Dominici. Le corps du père de famille, Jack Drummond, a été retrouvé gisant à côté de la borne du kilomètre 32. En face, la voiture Hillman du couple était stationnée pour la nuit.

04/02/2012

PIERRE DIARD, résistant, combattant et homme de Dieu...

"Aubigny honore deux authentiques résistants, héros aux parcours exceptionnels: Pierre Rateau et Maurice Ripoche."  Gilbert Moreux dans son commentaire pouvait ajouter Pierre Diard... Honoré Salle "Pierre Rateau" à Aubigny... Ignoré par le Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher.

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Gilbert Moreux, insatiable chercheur, a peut-être des découvertes faites aux Archives Pierre Diard.jpgNationales, sur le résistant séminariste, à nous faire partager.

Pierre Oswald Diard, né à Argent sur Sauldre, est "acolyte" du diocèse du Berry. Sur les conseils Pierre Oswald Diard. Mgr Marius Le Guenne (*),  il rencontre en juillet 1943, l'abbé Jean Morel († 25 juin 2008) aumônier du camp de Chamarade à Crémieux, Isère. L’abbé qui fut un grand résistant envoi le séminariste rencontrer Pierre Rateau, alors responsable du BCRA à Toulouse. Pierre Rateau et Pierre Diard se connaissent. Ils militent tous les deux (avec le triste Paoli) chez les routiers Scouts de France d’Aubigny.

Pierre Rateau lui confie la responsabilité, pour les Hautes-Pyrénées de l’organisation et la coordination des mouvements résistants : renseignements, parachutages.

chemins de la Liberte.jpg

Il avait établi son PC à Tarbes. La citation qui accompagne Evasion vers Espagne. La "King's Medal for courage in the cause of Freedom" (GB) décoration remise post mortem et adressée chez Pierre Rateau, indique qu’il fit passer clandestinement à 900 (neuf cent) équipages de la Royal Air Force les Pyrénées.

A la demande de Jean Morel, de passage à Lourdes, constatant la position du séminariste devenue dangereuse,  Pierre Rateau  expédie Pierre Diard vers le Consulat 1ère armée française.jpgde Grande Bretagne à Madrid. Arrêté par les espagnols, il s’évade pendant son transfert vers le sinistre camp Miranda. Il se rend au consulat d’Angleterre de Barcelone qui l’achemine via Gibraltar sur Alger.

Il travaille au Bureau du BCRA, fait son instruction militaire, apprends à sauter en parachute et devient aspirant de la 1ère armée française constituée en Afrique du Nord par le général de Lattre de Tassigny.

Au début de juillet 1944, Pierre Diard est parachuté au sud de Lyon, et devient responsable d’une région entre Lyon et Avignon. Son PC est à Valence.

Vers la fin aout c’est la débâcle de l’armée allemande dans le sud de la France. La Wehrmacht relue vers le nord.

Pierre Diard, passe en Haut-Berry, embrasser ses parents à Herry.

Fin aout, Le Gouvernement provisoire de la République française l’expédie à Clermont Ferrand trier le bon grain de l’ivraie dans toute la 13ème région. L’homme d’Alger s’impose par la clarté de son jugement et son esprit de décision.

Pierre Diard 2.jpgLe séminariste était fortement dégouté par ce qu’il découvrait : intrigues ambitieuses ou financière, tripatouillages politiques ou économiques ...

Pierre Diard avait rencontré une dernière fois l'abbé Jean Morel hospitalisé dans une clinique de Clermont-Ferrand le 16 décembre...

Le 16 décembre 1944 Pierre Diard quitte Clermont pour rendre compte à Paris. 9h, près de Saint-Pierre Le Moutier sa voiture s’encastre dans un arbre,  Pierre Diard nous quitte. Pas de témoin à moins que...Je ne suis pas historien de la Résistance...

D’après une communication de l'abbé Jean Morel, Lyon 25 mai 1945

  

(*) Mgr Marius Le Guenne, un Breton dont la famille vint en Berry et qui devint prêtre à Bourges en 1923. Il sera professeur de mathématiques au petit séminaire de Fontgombault, avant de devenir curé de Nérondes. Il commence la guerre comme capitaine, chef d'état-major du 12ème Corps d'armée, fait prisonnier en 1940 et libéré quelques temps plus tard. C'est en 1942 que Mgr Le Guenne est nommé curé-archiprêtre et chanoine de la cathédrale de Bourges. Comme beaucoup, connaissant bien la région, il fera passer la ligne de démarcation à de nombreux fuyards qui voulaient rejoindre Londres. Il est alors connu pour ses sentiments d'antinazis et de Résistant. Bientôt, il est pris par Paoli et enfermé pour trois mois à la prison du Bordiot. A la Libération, son passé est reconnu, et il entre au C.D.L., conseil départemental de la libération.

02/02/2012

Maurice RIPOCHE (1895-1944) ingénieur-aviateur-industriel-résistant a permis le développement économique d’Aubigny d'après-guerre.

 Maurice Ripoche timbre 1er jour.jpgMis en ligne le 29/9/2011, mis à jour le 2/2/2012

A Aubigny, chacun connaît la rue Pierre Rateau, la rue Maurice Ripoche...deux résistants français...Vous êtes peut être passé leur rendre visite « salle d’honneur Pierre Rateau » (*) au Château des Stuarts ? Le compagnon de la Libération Pierre Rateau est un enfant d’Aubigny, on connaît sa saga. Mais qui était Maurice Ripoche?

Maurice Ripoche est né à Paris le 25 mai 1985. Il interrompt ses études d'ingénieur pour s’engager volontaire en 1914, termine la guerre comme sous-lieutenant dans l'aviation. Démobilisé il fonde une entreprise de construction de fours électriques. Affaire prospère, il entreprend la construction à Aubigny d’un atelier moderne pour s’y décentraliser. La guerre ne lui laisse pas le temps de s’y installer. En août 1940, il fonde à Paris le mouvement de Ceux de la Libération. En 1941, ses corps francs de Paris et Villacoublay sont armés. Le 9 octobre 1941,Icare.jpg échappant à une arrestation, il gagne la zone libre, puis à Lyon se met en relation avec Jean Moulin et Charles de Gaulle. Revenu clandestinement à Paris fin 42, il est arrêté le 3 mars 1943, transféré en Allemagne il passe près de 14 mois au secret dans un cachot de Dusseldorf. Condamné par un simulacre de tribunal, Maurice Ripoche est décapité, à Cologne, le 20 juillet 1944, allant vers la mort avec une foi sublime et ce merveilleux courage qui ne l'a jamais quitté. En 1946, Jean Drouard (les Moteurs Drouard équipaient les Fours Ripoche), sinistré lors du bombardement de l’usine Citroën, reprend l’atelier albinien de Maurice Ripoche. Maurice Ripoche a donc permis le développement économique d’Aubigny d'après-guerre.Aubigny lui a consacré une rue  comme  Paris, dans le XIVème (où l’école maternelle porte aussi son nom). Un timbre à l'effigie de Maurice Ripoche a été émis le 28 mars 1960, dans la quatrième série des Héros de la Résistance

Icare Ripoche.jpg

Dans une brocante j’ai déniché un Icare, la revue de l’aviation française, le Tome 3 « Aviateurs et Résistants » édité en 1994. Jacques Ballet († 2000), Compagnon de la libération, un ingénieur, aviateur et résistant français, l’un des fondateurs du mouvement de résistance « Ceux de la Libération » (CDLL), y consacre un dossier dédié au souvenir de Maurice Ripoche.. Pour le lire, cliquez  [ICI]

Liens utiles :Jacques Ballet - Fours Ripoche

(*) il est toujours possible d’accomplir ce devoir de mémoire en visitant la Salle d'honneur Pierre Rateau. Ouverture de Pâques au 30 Juin et du 1er septembre au 30 octobre : samedi, dimanche et jours fériés de 14h30 à 18h00. Du 1er juillet au 31 août : tous les jours de 10h00 à 12h30 et de 15h00 à 19h00. Entrée libre, comme pour le Musée marguerite Audoux. Entrée payante uniquement pour la visite du Mémorial : 2 € par personne - tarif réduit 1,50 € par personne pour un groupe de + 10 personnes ; personne munie du pass Route J. Cœur ou du pass Crédit Agricole; chômeur, étudiant sur présentation de la carte et pour les visites jumelées à celle de la visite de ville organisée par l’OTSS

SALON DU LIVRE D’HISTOIRE de Bourges (8e), samedi 4 et dimanche 5 février 2012, salle du Duc Jean.

Le Conseil général accueille le 8eme salon du livre d’Histoire, organisé par Agora défense les samedi 4 et dimanche 5 février.

8ème-salon-du-livre-histoire-de-Bourges.jpg

Des auteurs, éditeurs, libraires, sociétés savantes et associations se retrouvent autour d’une passion commune, l’Histoire et proposent aux visiteurs : livres, BD, romans policiers historiques, publications…

Le salon présente également deux expositions :

    "La dissidence en Martinique et en Guadeloupe"» (O.N.A.C. du Cher) ;

    "Voyages" (Collège Victor Hugo avec PICTURA).

Couv.Quillet.50-z.jpgAinsi que deux conférences :

    " Regards européens sur l’histoire franco-allemande" par Nicolas Quillet le samedi 4 février à 16 heures ;

    "GIGN : l’histoire d’une adaptation aux circonstances" par le responsable communication du GIGN le dimanche 5 février à 15 heures.

Le salon ouvre ses portes au public (entrée libre) le samedi 4 février de 15 à 18 heures et le dimanche 5 février 2012 de 10 à 17 heures 30 à la Salle du Duc Jean, Place Marcel Plaisant à Bourges.

01/02/2012

BOURGES, quand Sir George Mackenzie et les petits fils d’Esmé Stuart, seigneur d’Aubigny venaient étudier à la Faculté de Droit.

Patrick Martinat publie dans le BR, depuis mardi, dans la rubrique "Bourges >vivre sa ville", un dossier sur l’histoire de l’Université…Va-t-il nous parler des étudiants écossais de la faculté de droit de Bourges ?

tartan et blason Mckensie.jpg

La ministre française des Affaires européennes Noëlle Lenoir, (juriste de formation, avocate d’affaires, cabinets anglo-saxons), de passage dans la cité des Stuarts soulignait que lors de son séjour en Ecosse elle avait remarqué des similitudes entre les droits français et écossais…

Si elle avait lu la thèse (1) de Marie-Claude Tucker(2), Maîtres et étudiants écossais à la faculté de Droit de l’Université de Bourges (1480-1703) elle aurait su pourquoi.

Madame Anne Merloz, à l’époque préfète du Cher, m’a demandé d’aller lui chercher l’ouvrage à la librairie... Mission impossible. Je lui ai posté un  document sur le plus célèbre des juristes écossais formé en Berry sous le règne de Louis XIV : Sir George Mackenzie, the Lord Advocate in the reign of James VI.…

Glennere.jpg

C’est pour cette raison que pour leur kilt, les confrères de  Glennere ont choisi, et obtenu l’autorisation, de porter le tartan du Clan MacKenzie fondé en 1278. "Je brille mais je ne brûle pas" dit la devise de ces fidèles des Stuarts. Outre l’élégance de ce tartan la principale raison de ce choix est très symbolique : Georges MacKenzie, fondateur de la Bibliothèque Nationale Ecossaise et Lord Advocate de Jacques VI le fils de Mary Stuart et roi d’Ecosse, fréquenta l’Université de Bourges au XVIIéme siècle. Elève du grand Cujas, il obtint son doctorat de droit à Bourges.

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La 1ère conférence, en Berry, de Marie-Claude Tucker (maire de Saint Vitte) que j’ai suivie en janvier 2002, salle Calvin (on ne pouvait trouver mieux) à Bourges est d’un grand intérêt pour les albiniens. Exemple, les petits fils de Catherine de Balsac, Henry et Alexander Erskine, fils du puissant comte de Mar, sont venus d’Ecosse étudier le droit à l’Université de Bourges (1616/17pendant la jeunesse de Louis XIII).

Alexander_Erskine_a_son_pere_-_17-7-1617_Bourges.jpg

Marie-Claude Tacher  a donné le  samedi 8 novembre 2008, 19h30, Château d’Esmé Stuart, 1er Duc de Lennox, grand-père d’Henry et Alexander Erskine une conférence…

Symptomatique des motivations des new-développeurs du touriste local, la conférence du maire de Saint Vitte a été confidentielle…Tourisme historique et religieux n’ont pas leur faveur. Croyez-vous que l’Office de Tourisme de la Com. Com. Sauldre Sologne va développer ce que Noëlle Lenoir avait senti ? Qu’Henry et Alexander Erskine, petits fils de Catherine et Esmé Stuart on fait leur droit en Berry ?

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(1) 4ème de la thèse :

Dans la deuxième moitié du XVIè siècle, la Faculté de droit de l'Université de Bourges fut renommée dans toute l'Europe pour la modernité de son enseignement, et à ce titre attira en son sein de nombreux étrangers qui s'y pressaient encore au cours du siècle suivant. Parmi ces étrangers, des Écossais.

Plus qu'un recensement nominatif des Écossais qui fréquentèrent l'École de droit de Bourges, ce livre est une tentative pour comprendre la démarche de ces étudiants soumis à la nécessité d'une formation à l'étranger, et tenter de montrer les possibles incidences de leurs études en meulait en lumière les cheminements de leurs destinées. Une des conclusions qui s'impose est que ce choix de n'est nullement conditionné par la Vieille Alliance dans ce Berry chargé d’histoire.

Le sujet a imposé à l’auteur une approche historique et juridique fondée sur une patiente collecte de documents dans des bibliothèques européennes.

Une présentation prosopographique des Écossais à travers 23 biographies complètes et la mise en valeur de témoignages originaux donnent au fil d'une lecture stimulante une image précieuse de la vie intellectuelle Franco-Ecossaises. L'étude montre que la présence écossaise à l'Université de Bourges s'inscrit dans les traditions universitaires de la Renaissance.

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llustration de la couverture: Sceau de la chancellerie de l'Université, XVIè siècle sceau-matrice rond, de 48 mm, en cuivre. Appendice à douille. La légende commence en bas et à gauche : SIGILLVM CANCELLARIE VACANTIS BITVRIC. Ecu à une main issant d’un nuage, moussant du chef, tenant un livre accompagné de trois fleurs de lys, 2et 1, sur un cartouche. Cliché Conseil Général du Cher.

(2) Marie-Claude Tacher est docteur de l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et qualifiée Maitre de Conférences. Elle a enseigné le français langue étrangère pendant sept ans à Londres et continue son activité en France. Le présent ouvrage représente la première étape de recherches qu'elle poursuit sur les Écossais venus en France à la Renaissance pour des raisons universitaires ou confessionnelles.

Cliquer sur les liens en surbrillance

24/01/2012

"PAS D'AVENIR SANS SOUVENIR", de remarquables oublié(e)s qui ont fait notre histoire

"Notre passé et notre avenir sont solidaires.

Nous vivons dans notre race, et notre race vit en nous."

Citation de Gérard de Nerval ; Aurélia ou le rêve et la vie - 1855.

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J’ai créé sur ce blog une catégorie "personnages-célèbres" qui se complètera peu à peu de remarquables oublié(e)s qui ont fait notre histoire locale ou l’Histoire.

Vous pouvez aussi découvrir, les personnages incontournables en Sauldre-Sologne, cliquer ICI.