Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/12/2011

AUBIGNY ville, les échevins en robe de satin, bonnet carré, orné d’une houppe de soie…

Un édit de 1765, définit l’administration municipale.

A Aubigny le lieutenant général " organise" les élections. Il partage la ville en trois quartiers. Il convoque dans chacun seize habitants, qui nomment quatre députés (représentants) soit douze pour la ville. Réunis à leur tour les députés désignent six notables, les six notables trois conseillers. C’est parmi ces conseillers que sont élus les échevins.

Plan Aubigny  place du Marché AD.jpg

Le 24 mai 1767, est élu en remplacement de Rossignol de la Ronde, démissionnaire, Etienne Abicot de Ragis (*), avocat, le plus dynamique de nos échevins.

Aubigny Ancien Hôte de Ville.jpg

Sur son impulsion, en 1768, l’assemblée devient propriétaire, pour 3000 livres, de la maison qui fait de la rue du Charbon et de la Halle et jouxtant la Nère par l’arrière (cliquez ici pour voir le plan ). Cette "maison commune» dispose d’un magasin pour loger le matériel d’incendie (ce service existait donc bien avant Lombardeau) et les vieux matériaux provenant des édifices publics. Abicot signe l’acte avec le notaire François Foucher (le frère du député régicide).

Désormais les échevins, porteront, comme dans les autres villes, une robe de sati et un bonnet carré, orné d’une houppe de soie… Ils engagent un tambour de ville (qui publiait place des Bans, face à la Maison François Ier), un horloger et quatre valets…

 Chapelle funéraire Abicot.jpg

(*) Abicot, témoin  et initiateur de l’émergence de l'administration municipale…ça laisse froid ses successeurs conseillers municipaux… alors que quelques sacs de ciment et quelques coups de truelles, ils auaient pu sauver au cimetière la chapelle funéraire Abicot, il lui ont envoyé le bacou… symbolique pour une municipalité qui a créé un emploi de conseiller délégué à la mémoire…

02/12/2011

RÉSISTANCE ARMÉE dans le CHER-NORD, historique par le Colonel Colomb

FFI Maquis du Cher.jpg

Historique de la Résistance Armée dans le Cher-Nord par le Colonel Colomb >  Cliquer ICI 

25/11/2011

GUILLAUMIN Jacques, François, Augustin .... Avocat, propriétaire, président du Comice Agricole d’Aubigny, conseiller général du Cher – canton d’Argent , député du Cher (1856-70), maire de Brinon, officier de la Légion d'Honneur.

« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Brescia, vieille ville frivole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit Jacques, François, Augustin Guillaumin... »

D’après Victor Hugo...

Victor et Jacques sont nés tous les deux en février 1802 et ont comme seul autre point commun d’avoir été députés...Jacques bonapartiste et Victor opposant à "Napoléon le Petit" jusqu'à l’exil...

Guillaumin député du Cher.jpg

Jacques, François, Augustin Guillaumin est né le 5 février 1802 à Brescia (Lombardie – Italie). Fils d'un colonel du FermeCoudraySologne.jpgPremier Empire fixé en Sologne. Il étudia le droit, se fit recevoir comme avocat, mais n’exerça pas cette profession et se livra à l’agriculture et sylviculture. Sur son initiative des routes agricoles furent tracées en Sologne. Il fut un ardant défenseur de la Sologne et de son developpement. Propriétaire à Brinon sur Sauldre, Jacques Guillaumin présidait le Comice agricole d’Aubigny (Cher) et était membre du Conseil Général de ce département pour le canton d’Argent sur Sauldre (secrétaire de la commission Sologne). Il fut élu député le 20 décembre NapoleonIII_.jpg1856, comme candidat officiel du gouvernement impérial au Corps législatif (visite de Louis-Napoléon Bonaparte à la ferme du Coudray, Brinon (Cher) le 22 avril 1852), dans la 1ère circonscription de Cher (arrondissement de Sancerre) en remplacement du comte Guillaume de Duranti-Concressault. Il obtint 19809 voix (20566 votants – 40255 inscrits). Il siégeât dans la majorité dynastique et obtint sa réélection, le 22 juin 1857, par 23217 voix (24977 votants – 40969 inscrits), contre 1322 à M. Carnot. Jacques Guillaumin vota constamment avec la droite impérialiste et fut encore réélu, le 1er juin 1857 par 26157 voix (29747 votants – 43967 inscrits). Il se fit au Corps législatif une spécialité des questions agricoles, et il les traita plusieurs fois à la tribune de l’assemblée. Son discours assemblée.jpgprononcé à la séance du 28 mai 1861, dans la discussion du projet de loi relatif aux droits de douane concernant les grains, farines et autres denrées alimentaires, avait marqué les esprits. Il s'est opposé à la canalisation de nos rivières, etc...

Il reçu la légion d’honneur le 14 aout 1866, à la veille de la saint Napoléon

Sa candidature officielle aux élections de du 24 mai 1869 fut assez vivement combattue. Il réunit toutefois 12276 voix contre 7027 voix au marquis de Vogüe, Guerre à la Prusse.jpgcandidat royaliste. Il revint siéger à l’assemblée, se prononça pour la déclaration de la guerre à la Prusse, et rentra dans la vie privée au 4 septembre 1970.

Une tentative faite par lui le 29 février, dans l’arrondissement de Sancerre, comme candidat bonapartiste à la Chambre des députés, ne lui donna que 2888 voix contre 10696 à l’élu, Ernest Duvergier de Hauranne (châtelain d’Herry), républicain modéré ami de Thiers, et 4653 à M. de Chabaud-Latour, orléaniste.

Jacques, François, Augustin Guillaumin, est décédé le 22 novembre 1881 à Brinon (ou à Paris ?).

Cliquer sur les liens en surbrillance...

 

BRINON, La Règle du jeu - Jean Renoir- c’était il y 70 ans, à l’aube de la déclaration de la seconde guerre mondiale

laregledujeu.jpg

En voyant le char de Brinon,lors du dernier comice d'Argent sur sauldre, comment ne pas penser au film culte de Jean Renoir « La règle du jeu », en particulier la Cavalcade Raboliot.jpgpartie de chasse aux Réaux....(Vidéo)

« Un chef d'œuvre interdit de diffusion. "La règle du jeu, c'est le credo des cinéphiles, le film des films, le plus haï à sa sortie, le plus apprécié ensuite jusqu'à devenir un véritable succès commercial (...)". Cet éloge est signé d'un maître du septième art, François Truffaut. En 1939, quand Renoir, qui vient d'achever La bête La_Regle_du_jeu_01_rgb.jpghumaine, s'attaque au tournage des extérieurs de La règle du jeu en Sologne, il est loin de se douter que son nouveau film sera l'un des chefs-d'œuvre du cinéma français. A sa sortie, le film fait un bide. Jugé "démoralisant", il est même mutilé et interdit de diffusion... De nouveau à l'affiche dans sa version intégrale en 1959, il sera finalement considéré comme l'un des dix plus grands films de l'histoire du cinéma. » (CG45)

L’aviateur André Jurieux (Roland Toutain) vient de traverser l’Atlantique en solitaire pour conquérir le cœur de Christine (Nora Gregor), son amour éternel, qui a épousé le Marquis de la Chesnaye (Marcel Dalio), un aristocrate parisien.
Celle-ci se montre indifférente à l’exploit et Jurieux tente de se suicider. Son ami Octave (Jean Renoir) le fait alors inviter chez Christine et son riche époux, pour une partie de chasse en Sologne dans leur propriété de La Colinière.

Le tournage s’est passé de la mi-février à la fin mars 1939 dans les studios de Joinville et les extérieurs à Lamotte-Beuvron, aue château de la ferté-Saint-Aubin, Aubigny-sur-Nère , l’Etang du Puits et les environs de Brinon sur Sauldre....Embauche et arrestation du braconnier , puis surtout toutes les scènes de chasse et d’après chasse .

braconnier.jpg

Le passage de l’équipe reste à Brinon présent dans quelques mémoires. Robert Champion, lui, n'avait que 11 ans au moment du séjour de Renoir sur la propriété des Réaux où son père était garde-chasse. En 2001, sur le site du CG45 il disait Brinon.jpg"Lorsque je n'avais pas d'école, le jeudi, j'assistais au tournage de quelques scènes, mais à bonne distance, car on ne nous laissait pas approcher de trop près, se remémore-t-il. De plus l'équipe du film venait boire un coup à la maison où Renoir avait organisé un débit de boisson». Il garde également en mémoire le "remue-ménage" que faisaient ces "amuseurs" de Marcel Dalio et Roland Toutain : "Toutain jouait de l'accordéon et faisait danser les filles sur la place du village de Brinon, se rappelle-t-il. Enfin, Robert Champion se souvient que les lapins de la fameuse partie de chasse ne détalaient pas bien vite devant les fusils, amorphes qu'ils étaient d'avoir attendu quinze jours en cage, avant d'être libérés. » Pierre Rat (Ma Sologne, éditions Granvaux), Jean Renoir et son équipe avaient établi sa base arrière à la Solognote, l’hôtel-restaurant familial.

BRINON SUR SAULDRE...au temps des faucheurs de marguerites...l’Aéroplane d’Octave Poignard

Brinon aéroplane Octave Poignard.jpg

Octave Poignard, mécanicien, fils d’un réputé fabricant de caisse et d’allume-feux de Brinon, était membre du "fan club de Louis Blériot".

- Le 31 octobre 1908, Louis Blériot effectue le premier voyage touristique aérien, entre Toury et Artenay et retour.

- Le 20 Juin 1909, il réalise le premier vol avec deux passagers (le Brésilien Santos-Dumont et le Français André Fournier), dans son Blériot XII.

- Louis Blériot est le premier à traverser la Manche, le 25 juillet 1909 en décollant au soleil, aux commandes du Blériot XI

Enthousiasmé par ces exploits ; Octave Poignard, n’y tenant plus, entrepris alors, à Brinon, la construction d’un un biplan. Le moyeu d'hélice se trouvait en angle droit sur le côté, non en bout de vilebrequin, afin de faciliter le refroidissement du moteur. Cet aéroplane coûta 25 000 F mais ne vola jamais !

Deux hypothèses :

-soit il pliât aux injonctions d’une mère terrorisée et autoritaire,

-soit il n’avait pas les moyens de s’attacher un pilote (Les pilotes à l’époque étaient rares, le 7 octobre 1909, le gouvernement qui avait décidé de décerner un brevet de pilote, le remis qu’à 16 pionniers de l'aviation).

Avant d’être remisé au dessus de l’atelier que l’avionneur ouvrit rue verte (aujourd’hui rue Emile Zola) à Orléans, l’Aéroplane biplan fit l’admiration des curieux, lors de la Fête de l’Etang du Puits du 15 août. Octave Poignard exerça la mécanique à Orléans jusqu’en 1934.Vers 1912, il élabora une voiturette 6 chevaux qu'il baptisa "La Gazelle".

Illustration, carte postale : Brinon sur Sauldre, l’Aéroplane d’Octave Poignard en Construction

15/11/2011

CAILLET Bernard Agnon (1821-1919)…horloger de la marine…né en bord de Nère à Aubigny

Mis en ligne le 25/10/2011, mis à jour le 15/11

Ni l’association du Vieil d’Aubigny, ni celle des Amis de la Marine d’Aubigny assurent la mémoire d’albiniens comme Adolphe Blandin  médecin des forges impériales qui forgeaient à Cosne les ancres de la Royale ou Marc-Antoine Lombardeau Ltd-Colonel de l’artillerie de la marine. Assurer la mémoire de ces marins né au bord de la Nère, loin de la Mer, officiers de la Légion d’Honneur, apporterait du contenu au parrainage avec la flottille de 34F. Des techniciens,  comme aujourd'hui deux jeunes albiniens engagés avec la marine nationale dans l’opération "Aube de l'Odyssée" qui perpétue la tradition.

Planisphère.jpg

Jamais deux sans trois…Bernard Agnon Caillet, né le 20 janvier 1821 à Aubigny, fis d’Aignan Caillet, horloger d’Aubigny ville, et de dame  Louise Maillot son épouse.

Au titre d’horloger de la marine. il reçut de l’Amiral, Armand Louis Charles Gustave Besnard, ministre de la Marine, la légion d’Honneur le 12  juillet 1896.

Il est décédé à 17 décembre 1919 à Neuilly sur Seine (87ans).

Chronomètre de marine du XIXe siècle.jpgIl faut savoir que la mesure du temps est une donnée fondamentale pour les observations géophysiques. Utilisés pour la navigation (la connaissance précise de l'heure est indispensable pour déterminer la longitude d'un navire), les horloges ou les chronomètres de marine ont été aussi largement employés pour les observations magnétiques effectuées lors des campagnes de mesures

Chromomètre Marine Ulysse Nardin  vers 1860.jpgPartant  d'un lieu, dont la longitude est connue, si on dispose à bord d'une horloge donnant toujours l'heure de  ce lieu de départ  après une navigation de plusieurs mois si on veut connaître sa longitude, il suffit  de déterminer l'heure locale du navire,( par observation su soleil par exemple ),et de la comparer à celle du départ ,la différence est  la longitude du bateau. Vers 1810 la marine française possède une quarantaine de montres de la famille  Berthoud  ensuite une trentaine de Bréguet ( en 1830 une horloge coute 2.474 francs). Des Horlogers de la Marine de l'État, de l'Observatoire du Bureau des Longitudes, Service Géographique de l'Armée et du Conservatoire National des Arts et Métiers.

Breguet 1850.jpg

Illustration : montre Breguet  qui avait été vendue au ministère de la marine en 1858...2.000 francs... Vu le prix de ces montres, la marine marchande française n'est que très peu équipée, avant le milieu du XIXème siècle!

Consultez ce dossier  sur les chronos de  marine.

12/11/2011

Antoine-Espère CAMBOURNAC Habile chirurgien et médecin, né à Aubigny en 1799, mort en 1856 dans la même ville. Il combla de ses bienfaits les hospices et bureaux de bienfaisance d'Aubigny et de Bourges.

Le docteur Antoine-Espère [ou Spire(*)] Cambournac est né le 17 Ventôse an VII (7 mars 1799), à Aubigny (Cher). Son père Antoine, médecin et sa mère Jeanne Quillerier demeuraient rue de la Liberté à Aubigny. Son parrain était  Jean Baptiste Antoine Blandin, Président de l'administration municipale du canton d'Aubigny et sa marraine, Catherine Durand, propriétaire.

Après ses études au lycée de Bourges, il sera reçu docteur en médecine en 1824. (Thèse 1824 : Dissertation sur les granulations et les tubercules de quelques membranes séreuses  - Essai sur l'utilité des évacuants et du vésicatoire appliqué sur la tête, dans le cas de commotion du cerveau, a la suite de l'action des corps contondants). Il partageât  des travaux avec un autre albinien et proche parent le professeur Philippe Blandin . Il étudie à Paris l'épidémie de choléra de 1832.

Médecin-chef de "la Maison de refuge et de la Maternité" à Bourges. La Maison de refuge et de la Maternité crée en 1817 faisait fonction de maternité, d’école de sages-femmes, d’asile psychiatrique pour les vénériens et incurable. Y était adjoint une Maison de Correction et une Maison de ma Mendicité (220 admissions par an). L’ensemble était desservi par les Sœurs de la Charité. D’après le recensement de 1846 on y comptait 549  personnes soignées, recueillies ou internées. La mortalité était importante à Bourges, en raison de la misère ouvrière et, des fièvres qui frappaient aux abords des marais. Le docteur Cambournac a été nommé médecin et chirurgien du collège royal de Bourges.

CP Aubigny constuction Cambournac.jpg

Le docteur Antoine- Spire  Cambournac Aubigny fut médecin de l'hospice civil et militaire d'Aubigny. Habile chirurgien, médecin éclairé, il a laissé la réputation d'un cœur bon et affectueux sous un extérieur froid et brusque. A son l’agonie, Cambournac demanda à Léon Turmeau, juge de paix et maire d'Aubigny, son beau-frère, de faire des legs aux bureaux de bienfaisance d'Aubigny et de Bourges, ainsi qu’ aux hospices d'Aubigny et de Bourges. Le legs de 40000 F à l'hospice d'Aubigny servit à construire une école maternelle (CP lors de la constuction).

Pavillon Cambournac Hôtel Dieu.jpg

Le bâtiment dit "Cambournac" que les Monuments Historiques voulaient conserver à l’Hôtel Dieu fut détruit. Finalement le préfet, Bernard Tomasini a permis la destruction demandée par la municipalité Lepeltier (in Histoire de Bourges au XXe siècle Roland Narboux 1970 – 2001)

CP Aubigny  rue Cambournac.jpg

Une rue porte son nom à Bourges et à Aubigny (elle vient d’être réhabilitée).

Pour en savoir plus sur le bienfaiteur d’Aubigny lire l’article, publié dans le Journal du Cher, en 1856 > cliquer ICI

(*) Saint Spire ou Exupère (l’état civil du Dt Cambournac donne Espire) ou Exupéry. Il fut sans doute le premier évêque de Bayeux, mais certainement pas disciple de saint Pierre. C'est en effet deux siècles plus tard qu'il apporta la lumière de la foi dans les villages de la Basse-Normandie. Lors des invasions normandes, Haymon, comte de Corbeil, fit transférer ses reliques dans son domaine, au sud de l'Ile de France où le saint évêque est toujours et grandement honoré.

11/11/2011

ALEXIS, LOUIS, BEDU, capitaine sorti du rang, poilu vétéran "du Linge", témoin de la tragédie de la Grande Guerre.

Jour d'hommage et de recueillement, le 11 novembre donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France. Le 11 novembre rappelle ainsi le sacrifice de ceux qui sont morts durant la Grande Guerre et les terribles souffrances endurées par les " poilus", " tommies"» ou "landsers"» ; termes populaires désignant respectivement les combattants des tranchées français, britanniques et allemands.

N’oublions jamais ces hommes, chaque famille a eu la douleur de perdre un proche. Mon grand-père paternel Jules Beaujard est rentré sauf,  mon grand-père du côté maternel, Emile Rusque, n’y a pas laissé sa vie, mais gazé à Verdun, ces jours étaient comptés. C'est aussi à lui aussi que je rends hommage.

eglise SM morts 14-18.jpg

J’ai choisi aujourd'hui, le jour de se recueillir devant le monument au morts, de penser aux poilus témoins ou victime de l’une de ces tragédies de cette immense boucherie, qui dure depuis août 1914 et s'achève 11 novembre 1918 : le Linge.

Le Linge fait partie des champs de bataille les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. 10000 soldats y  trouvèrent la mort entre juin et octobre 1915.

mitrailleuse.jpg

Né à Aubigny le 31 décembre 1866, Alexis, Louis, Bedu(Fils d’Antoinette et Célestin Bedu, domestiques à Aubigny-Ville),  capitaine territorial du 59ème RI de Chalon sur Saône, s’y  fit remarquer, comme commandant de mitrailleuse, pour sa bravoure et son dévouement. Le 30 juin 1915, enseveli par un obus il fit preuve du plus beau sang-froid. Cela lui valut une citation. Fut décoré de la médaille militaire, de la croix de guerre. Il fut fait chevalier de légion d’Honneur, Georges Clemenceau, ministre de la guerre, président du Conseil ou le « Père la Victoire » le 10 juillet 1918.

59RIT.jpg

Alexis, Louis, Bedu appelé le 7/11/1987 au 56ème  s’est  engagé en 1890. Il fit une campagne d’Afrique. A la déclaration de la grande guerre il était Lieutenant territorial au 59ème spécialisé dans le maniement des fusils mitrailleurs et des mitrailleuses. Le capitaine fut démobilisé le 6 janvier 1919. Alexis Louis, Bedu nous a quittés le 3 septembre 1923 à Ivry sur Seine

Bataille du Linge.jpg

La crête du Linge est située dans les Vosges alsaciennes. Haute de 1 000 mètres, elle sépare les vallées d'Orbey et de Munster, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Colmar. Classée site historique par décret du 11 octobre 1921, elle fait partie des champs de bataille les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. Durant ce conflit, les Allemands avaient organisé leur défense sur la ligne de crête du Linge afin d'empêcher l'avance vers Colmar des troupes françaises. Du 20 juillet au 15 octobre 1915, les chasseurs alpins, âgés souvent de 19-20 ans, lancèrent l'assaut contre ce bastion inexpugnable. Des obus à gaz et des lance-flammes furent utilisés.  Environ 10 000 Français et 7 000 Allemands périrent au cours de cette période avant que les troupes se figent et restent face à face jusqu'à la fin du conflit, en novembre 1918.

Le site que l'on visite aujourd'hui est un gros mamelon rocheux, un terrain parsemé d'abris et quadrillé par un réseau de tranchées fortifiées couvert d'une lande rase et de quelques arbres. Les barbelés d'époque n'ont pas été enlevés et le tout est admirablement bien conservé. Il est difficile d'imaginer que ce lieu superbe, dont la pointe nord du mamelon forme un éperon rocheux d'où l'on a une vue magnifique, a été le témoin d'une pareille boucherie. Pourtant, des centaines de soldats des deux bords y reposent encore.

LeLinge_Musee.jpg

Au Musée Mémorial sont exposés des objets français et allemands trouvés sur place : armes, munitions, reliques et objets personnels. Des vitrines présentent des mannequins de chasseurs français et allemands, des maquettes du champ de bataille, des photographies d'époque, des lettres écrites par des soldats, des cartes figurant les opérations tactiques. Une projection vidéo de photographies d'époque est également proposée aux visiteurs.

10/11/2011

UN "BERRYCANE" possible ?

inondations en France.jpgLe sud de la France à nouveau touché par un "ouragan méditerranéen». Ce phénomène, est désigné dans la littérature scientifique sous le terme de "medicane", contraction de "mediterranean hurricane" (ouragan méditerranéen) même si "cela n'a en aucun cas la puissance d'un ouragan, mais c'est une dépression plus active qu'une dépression habituelle". Une vingtaine de phénomènes de ce type auraient été observés depuis une trentaine d'années.

Un "berrycane" est-il possible à Aubigny ?... Historiquement nous avons connu des inondations:

  • Rue de la Chaussée.jpgle 06 octobre 1707 Les rivières de Loire, de Sauldre, de Cher, sont débordées toutes en même temps d'une manière extraordinaire
  • Le jeudi 29 novembre 1770 a fini l'inondation extraordinaire (de la Sauldre), et qui ne s'était jamais vu de la rivière de cette ville, commencée et venue tout d'un coup le lundi 26 sur les onze heures du soir. On peut la regarder comme une espèce de déluge. C'était un vrai torrent dans toutes les rues
  • Au mois de décembre 1836, l'abondance des pluies amena encore des inondations, mais circonscrites à Aubigny. Le 8, les eaux de la Nère grossirent considérablement. Voyez ce que l’on écrivait de cette ville dans le Moniteur du 21 décembre1836 (*). Il y aurait qu'une seule pertre  humaine.
  • Le comice d’Aubigny de 1853, récompense, pour acte de bravoure, lors d'une inondation Jean-Baptiste Vannier
  • Comme à Oizon, Chatillon sur Loire, Concressault, Aubigny a connu en 2001 une réplique, certes modeste, à ces inondations.

Le désastre de 1936 n’a pas empêché de limiter l’écoulement de la vallée de la Nère en aval d’Aubigny, avec la construction de la ligne de chemin de fer.

Si la commune d’Aubigny a réalisé des travaux, croyez vous que la Pont chemin de fer sur la Nère.jpgpréfecture c’est bougée, après 2001, pour un vrai Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) ? Elle s’est fendue, cinq ans plus tard, le 1/2/2006, d'un arrêté pour informer les propriétaires et locataires des risques naturels sur la commune d'Aubigny. De toute manière le passé n’est pas pris en compte, rien ne s’est passé avant 1995. La cartographie des inondations c’est toute la commune.

C’est vrai que l’urgence est la rédaction d’un PPRT pour Aubigny. L'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001 a induit en 2003 la loi "post-AZF" Bachelot...

Il fait bon vivre en bord de Nère

 

simulation 10 pieds d'eau, rue de la Chaussé.jpg(*) Dans les pages 98 et 99 de l’étude " Les inondations en France "depuis le VIe siècle jusqu'a nos jours : recherches et documents contenant les relations contemporaines, les actes administratifs, les pièces officielles, etc., de toutes les époques ... » de Maurice Champion (Publié par V. Dalmont, 1861- Item notes: t.3- Copie de l'exemplaire Université de Harvard Numérisé par Google le 4 oct 2007) au chapitre « recherches et documents sur les inondations » Nous pouvons lire : « …. Au mois de décembre suivant, l'abondance des pluies amena encore des inondations, mais circonscrites dans certaines localités. Le 8, à Aubigny, les eaux de la Nère grossirent considérablement. On écrivait de cette ville (1) « La crue est survenue instantanément. Dans quelques instants, les gros murs de la ville, du côté de l'ouest, furent renversés. La violence des eaux était telle qu'elles entraînèrent tout ce qui se trouvait sur leur passage; la rue du Château, conduisant à la route de Sancerre, fut creusée à une profondeur de plus de 6 pieds. Des maisons furent renversées. Bientôt la rue de la Chaussée ne présenta plus qu'un amas de décombres. Plusieurs maisons de la rue du Prieuré ont éprouvé des dommages considérables. Presque toutes les marchandises de la rue du Charbon, de la place du Marché, dont les maisons ne sont habitées que par des commerçants, ont été perdues. Dans plus de cent maisons, l'eau est Bords de Nère.jpgmontée à plus de 4 pieds ; dans d'autres, elle a atteind 10 pieds (2). Tous les ponts en bois ont été emportés; un pont en pierre est presque détruit. Le chiffre des pertes éprouvées ne saurait être moindre de 200.000 francs.…. » (1) Moniteur du 21 décembre1836. (2) Le pied est une unité de longueur d’approximativement 30 centimètres.

 

08/11/2011

"A L'ETE DE LA SAINT-MARTIN" (Jean Ferrat 1965) pour Michel Rougé parti à l'aube de l'été de la Saint-Martin

ferrat_aquarelle_fraisse_jeanmarc.jpg

Etait-ce soir ou bien matin

Comme à l'arbre une fleur se penche

Elle était lundi et dimanche

A l'été de la Saint-Martin

Le soleil n'avait pas atteint

Sa peau de porcelaine blanche

Et son frémissement des hanches

Vous aurait fait chanter latin

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

Quand le ciel était incertain

Nous faisions feu de quatre planches

L'amour demeurait bleu pervenche

A l'été de la Saint-Martin

Le vin chantait dans les étains

Elle se pendait à ma manche

Et nous roulions en avalanche

De la table au lit de satin

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

C'étaient mémorables festins

C'étaient délectables nuits blanches

Je priais que mon cœur ne flanche

A l'été de la Saint-Martin

L'amour avait l'odeur du thym

Et dans ses draps en ville franche

Ses jambes fuyaient comme tanche

Dont j'étais le menu fretin

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

Sonnez sonnez vieux sacristains

Si le temps n'est plus aux pervenches

Amour n'est pas soif qui s'étanche

A l'été de la Saint-Martin

Sonnez sonnez vieux sacristains

Et que vos cloches se déclenchent

Si tous mes souvenirs s'épanchent

Notre amour tient bon ce qu'il tint

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

 

rougé.jpg

07/11/2011

TURELIEN, Michel Coquery a mis le grand braquet… son dernier ouvrage "Seconde guerre Mondiale, la tragédie d'un siècle" …est une synthèse historique et un travail mémoriel …une contribution unique sur l'histoire.

Le Berry républicain de ce jour publie un article élogieux titré  "Michel Coquery, Turélien polyvalent" en rubrique Pays-Fort (page 39)…Turélien, c'est le nom des habitants de Thou (Pays-Fort).

 Coquery.jpg

En septembre dernier, Le Journal de Gien lui avait consacré également un  article dithyrambique, sur le même thème (voir photo).

l’échoppe foraine du cycliste-écrivain turélien dédicacera samedi à Orval, dimanche à Trouy et certainement pour la Foire de la Madeleine à Jârs en juillet  2012.… "Seconde guerre Mondiale, la tragédie d'un siècle" son dernier ouvrage…La Seconde guerre Mondiale a été le plus gigantesque conflit militaire de tous les temps. Elle bouleversera les états et structurera le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui. Grace à la densité des informations fournies, à la profusion des chiffres cités et à la pertinence des analyses présentées, cette synthèse historique et ce travail mémoriel délivrent une contribution unique sur l'histoire et communique un message de mémoire.

Coquery Foire de la madeleine.jpg

(*) Bien qu'il ne puisse sans doute être retenu comme LA personnalité berrichonne de l'année 2008, face à certaines "pointures" Michel Coquery peut être cité, pour mémoire, parmi UNE des personnes les plus en vue de notre département du Cher, en raison de son présentéisme médiatique et de l'éclectisme de ses activités qui débordent le cadre de notre département et chacune des rubriques précitées. Globalement il est à classer sous le critère Société...Michel Coquery, né à Thou (Cher), de Bourges, spécialiste de l'armement et des questions de Défense, ancien champion de France universitaire de cyclisme, mémorialiste et signataire d'articles dans les courriers de lecteurs, est l'auteur, en 2008, de la publication "Combattants prisonniers de guerre et Seconde Guerre mondiale", une étude historique s'ajoutant à "Prisonnier à Lille", un témoignage de guerre et à la contribution à deux livre sur le grand gibier... Il œuvre pour le lien Armée-Nation, le devoir de Mémoire et pour la Paix par le respect du droit international. Il prépare un projet en liaison avec la Défense nationale portant sur l'interface avec la Société civile. Depuis plus d'un demi-siècle, il n'a pas manqué une seule cérémonie commémorative (8 mai, 11 novembre). Protecteur de la faune sauvage, impliqué dans la culture populaire, intéressé par les enjeux agricoles, par le sport cycliste, il est administrateur de l'Université populaire du Berry et de l'Ifocap Berry. Proche du milieu politique, médaillé d'or du travail, médaillé personnellement par un Ministre des sports, il a aussi récemment été intronisé Chevalier du cep. Médiatisé dans la grande région Centre, courtisé par divers lobbies, reconnu pour sa militance et son bénévolat, sa présence dans ce panel est pertinente.

Bio de Marie-Claire,mardi 23 décembre 2008 à 11:11, in cher.blognaute.fr.

04/11/2011

CIMETIERE d’Aubigny situation de la sépulture de l’Abbé Moreux

emplacement sépulture de l'Abbé Moreux.jpg

A l’attention de ceux qui ont lu ce billet  et qui m’ont fait la demande

03/11/2011

TERRE de Bergen Belsen…

Le "nazillon" aimerait  bien revoir la vidéo du film tourné à Bergen Belsen avec Maurice Josette, et Catherine Doget… Confiée aux Sevices Municipaux...

terre_de_bergen-belsen.jpg

Le 15 avril 1945, l'armée britannique libéra Bergen-Belsen. Elle trouva dans le camp 60 000 prisonniers, gravement malades pour la plupart. Des milliers de cadavres reposaient sur le sol du camp, non enterrés. Plus de 10000 anciens prisonniers, trop affaiblis, moururent après la libération. Après l'évacuation de Bergen-Belsen, l'armée britannique brûla complètement le camp pour éviter la propagation du typhus. Environ 50000 personnes moururent dans le camp de concentration de Bergen-Belsen. Après la libération, un camp pour personnes déplacées, qui accueillit 12 000 personnes, fut créé dans les casernements de l'école militaire allemande, à proximité de l'ancien camp de concentration.
Maurice Doget, rescapé de ce camp de la mort, pour le 50ème anniversaire de sa libération, retourna un week end (1997 km aller et retour) recueillir de la terre de Bergen-Belsen. Cette poignée de terre_de_Bergen-Belsen est scellée à coté du monument albinien de la Résistance.

PIERRE KARMANN, maire d’Aubigny de 1971 à 1977, honoré par sa ville

Pierre Karmann c’est installé comme chirurgien-dentiste à la suite de Madame et Monsieur Barrière successeurs du docteur Jean-Narquin  (Père de Roselyne Bachelot-Narquin et de Jean-Yves Narquin ) parti précipitament en Maine-et-Loire . Où, il réussit  Conseiller municipal d'Angers,  Député (UNR, UDR puis RPR) de Maine-et-Loire (1re circonscription) de 1968 à 1988.

Pour les élections de 1971, la succession de Gaston Vannier a été mouvementée.   Le projet de réhabilitation de la rue des Dames et de l’ilot Sainte-Anne faisait débat.  Alors qu’il avait la seule ambition d’être conseiller, Pierre Karmann  (PR) se retrouva  maire. Son mandat se signala par une saine gestion planification des travaux d’urbanisme, le montage du projet de la construction de la Salle des fêtes (parti architectural choisi à l’unanimité, majorité et opposition confondue)…Je ne vais pas tout énumérer, laissant ce plaisir à son plus fidèle compagnon, Jacques Pardieu, lors de la découverte de la plaque.

Aubigny sous le mandat Karman.jpgLe mandat de Pierre Karmann fut important pour le développement d’Aubigny.Voyez ci-dessus ce que j’ai retenu de son mandat, les enseignes et l’Ilot Sainte-Anne.

En 1977 il perdit son siège de maire suite à une dissidence. Des adjoints CDS partent à l’assaut de la mairie. La droite divisée fut justement sanctionnée à nouveau en 1983. Jusqu’à 1989 (Pierre Karmann ne se représentait pas) où un nostalgique du MRP, rentre avec quelques amis dans le rang, contre un poste d’adjoint.

En février 2011, le conseil municipal s’était recueilli à l’annonce de la disparition de Pierre Karmann. En octobre, il décidait de créer un espace dédié à l’ancien-maire dans l’ilot Sainte-Anne. Une décision saluée par l’ensemble de la population.

Jacques Pardieu_ jeune et sémillant adjoint de Pierre Karman.jpg

Jacques Pardieu, jeune et sémillant adjointde Pierre Karman présente la maquette de l’actuel Îlot Sainte-Anne (illustration d’un article de la NR 1972, Maurice Painchaud).

création des espaces verts dans Îlot Sainte-Anne.jpg

En prévision de la 4ème fleur...création des espaces verts dans Îlot Sainte-Anne...

fontaine de la Place des bans.jpg

Réception provisoire (1975) de la fontaine de la Place des bans, aujourd'hui "éclipsée" par la municipalité actuelle. "Qué Qu'sée qu'ça"...comme l'avait affublée "GD" le rédacteur du Berry Républicain...Elle a changé de robe, mais est toujours aussi mutine.

L’ILOT SAINTE-ANNE avant l’opération d’urbanisme, re-baptême et dernières mutilations...Photos d’époque de Michel Maimbourg

MM venelle face à l'église light.jpg

Michel Maimbourg, photographe né à Aubigny. Un des ses aïeux a été premier magistrat, Son père était boucher rue du Bourg Coutant dans la Maison du Bailli, il épousé la fille de l’épicier de la rue du Charbon. C’est aussi un excellant aquarelliste, membre du Mouciau. Chacun se souvient de ses expositions, château des Stuarts et Maison François 1er.

Il a fait de la photographie de son métier...et quand on est artiste... Voici en « avant première » l’une de ses photos (agrandissements remis au « Vieil Aubigny ») de l’Îlot Sainte Anne d’avant...La venelle qui allait de l’étroite rue des Dames à la rue de l’Eglise...