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03/11/2011

"VIEIL AUBIGNY", élargissement de la rue des Dames...un dossier d'urbanisme sensible conduit par la municipalité Karmann, présenté en 2010.

C’est Philippe Auguste qui lança la construction des remparts d’Aubigny à l’époque (1189) où il guerroyait contre l’anglais. MM place de la Tour.jpgLa ville royale, franche, connu l’afflux d’habitants. La pression foncière pour répondre aux enjeux du développement intramuros d’Aubigny fut-elle qu’en 1500 le clocher-tour de l’église Saint Martin fut édifié en enjambant la rue Pousse Panier. On accédait, partant de la Place des Bans (face à la maison dite de François 1er) à la place du Martroi (face au Prieuré et son église) par deux rues séparées d’un pâté de maison. La Nère était franchie par quatre ponts. La place de la Halle (Place Adrien Arnoult) était fermée. Une boulangerie,   une ferme (photo de Michel Miambourg, prise de laporte cochère).ont disparu pour créer rue et place de la Tour...La Rue des Dames donnait sur les remparts...

C’était un handicap au développement économique de la Cité des Stuarts et une préoccupation des élus depuis l’époque des échevins. On abatis les remparts, les portes...Lors de l’ouverture de nouvelle route Argent-Bourges construite par Nicolas Dupré de Saint Maur, intendant du Berry et châtelain d’Argent sur Sauldre.

MM rue des Dames.jpgA l’aube du dernier quart du XXe siècle restait le problème de l’étroitesse et l’absence de trottoirs de la rue des Dames (photo de Michel Maimbourg).

La démolition et la réhabilitation de l’Îlot Sainte Anne sera l’un des dossiers majeurs que le commissaire du "Vieil Aubigny " avait  choisi de vous présenter pour son  20ème anniversaire de l’expo.... Les plans, l’appel d’offre, les photos...mais aussi, l’accident de la « mascotte » de l’ACA Rugby, la pétition, les tracts des élections municipales 1971 (chaudes), la pétition... Un dossier sensible qui mobilisa jusqu'à l’Elysée, via la valise diplomatique de Montboudif.....

ILOT SAINTE ANNE (1512-2008) , par la volonté de César : square des Dames…La défense de notre patrimoine et de notre culture passe aussi par aussi par le respect des toponymes et des hagiotoponymes…

Les noms de rues sont attribués par le conseil municipal qui peut éventuellement "débaptiser" une rue pour lui donner un autre nom.

"La toponymie constitue un livre d'histoire à ciel ouvert. Les choix successifs faits par la communauté locale forment des strates de mémoire qui marquent les étapes de l’urbanisation et de l’histoire de toutes les cités. En effet, les pouvoirs locaux éliminent assez rarement ce que leurs prédécesseurs ont choisi et, lorsqu’ils le font, c’est seulement à des moments particuliers et d’autant plus riches de sens. La dénomination de l’espace public procède donc plutôt par accumulation."

Publication ci-dessous du  billet copie de celui mis en ligne, sur le blog "Sauldre Sologne et Pays-Fort", quand l’ilot Sainte-Anne a été débaptisé.  Nos élus  venant de se reprendre par une décision une décision " riches de sens " à laquelle j’adhère : y créer un espace à la mémoire de "Pierre Karmann ".  Pierre Karmann (maire d’Aubigny 1971-1977)  qui a conduit la modernisation de ce quartier historique. Cerise sur le gâteau, son fils Jean-Charles, est un chef renommé. Avoir une plaque" Karmann"  pour honorer  la mémoire de l’ancien magistrat, a proximité de la "Maison de la gastronomie", c’est bien joué.

La cité d'Aubigny-sur-Nère.jpgMis en ligne le 01/01/2009 , mis à jour le 20/05/2009 à l'ocasion de l'exposition du Vieil Aubigny "L'îlot Sainte-Anne, histoire d'une rénovation". Alors îlot Sainte Anne ou des Dames ?... Je ne peux plus demander à mon aïeule décédée fin du XVIIIè dans sa maison rue de l'Eglise. Je penche pour Sainte Anne comme indiqué par les lettrés du Partimoine (Ministère de la Culture) qui ont publié "' Images du patrimoine: La cité d'Aubigny-sur-Nère : Cher" ( Dir. Bernard Toulier ; réd. Bernard Toulier ; photogr. Jean-Claude Jacques, Robert Malnoury.) ... Mais surtout pas Square des Dames...d'ailleurs les invitations venant du Château ne donnent jamais cette adresse..toujours et selon "îlot Sainte Anne ou des Dames "...Pramatiques les fonctionnaires territoriaux...

Un îlot (urbain), du latin insula, est un ensemble de bâtiments constituant une unité dans une ville. L’insula est le nom donné à l'un des types de logement de la Rome Antique..

Le sens du mot insula a connu plusieurs évolutions avant de désigner l'" immeuble d’habitation". De l'étymologie " île" (au milieu de l’eau), on passe à la notion de « parcelle de terrain isolée par des rues »

îlot Sainte Anne plan.jpg

Au moyen âge un îlot est un pâté de maisons, c'est-à-dire un ensemble relativement restreint de maisons entourées par un réseau de rues. Les habitants donnaient pour adresse le nom de leur îlot. Dans ce second sens, " îlot" a donné le dérivatif "îlotier".

À New York, Manhattan se caractérise par un réseau de rues et d'avenues qui délimitent de manière rigoureuse des îlots (blocks) tous identiques, larges de 60m et long de 140. Ce système a été mis en place par une Commission en 1811 afin de régler rationnellement l'urbanisation de l’île

À Tokyo, chaque îlot porte un numéro au sein d'un quartier. Ce numéro fait partie de l'adresse postale des maisons qui le constituent.

îlot Sainte Anne 2.jpg

A Aubigny ont ne s’embarrasse pas du toponyme et l’hagiotoponyme… Exit "l’Îlot Sainte Anne"…pour en faire "le Square des Dames"… Ce n’est pas une demande du facteur…Oersonne n’a son adresse ici…Alors ? Peut être pour flatter nos cousins Ecossais : un square (mot emprunté à l'anglais) est un lieu public, généralement une place avec un petit parc. Au XIXèon utilisait la traduction littérale de square en français, "carré"…. Ce qui est certains c’est que les Dames ne sont jamais passées du Pays-Fort en Sologne!

Ce qui est certain c’est que les albiniens, les journalistes, la population, l’OT-SI, ne se sont jamais approprié ce "Square des Dames"…. Même les fonctionnaires territoriaux continuent à nous adresser des invitations "Îlot Sainte Anne"…

Paris-Aubigny.jpg

Il est vrai qu’au château on est quelques perdu…au point que le service communication, dans un flyer, fait passer les parisiens par Cosne pour rejoindre Aubigny et le "Square Sainte Anne" (jugement de Salomon) …

02/11/2011

LOMBARDEAU Lucien, Louis, Valère, jeune soldat appelé de la Classe 1870, Chef de bataillon du 95ème de ligne

Né à Saint-Omer le 5 aout 1850 où son père Louis, Léopold, Jean-Marie était en garnison.

gravelotte.jpg

Jeune soldat appelé de la Classe 1870, il  passa rapidement les grades, caporal, sergent lors de la Campagne d’Allemagne 14 octobre 1870 au 7 mars 1871. Sous-lieutenant il suivi les cours de l’école de Saint-Cyr a partir du 1er septembre 1971. Il quitta cette école classé 219/415.

1880, on le retrouve lieutenant instructeur a l’école spéciale militaire, puis ordonnance de Général commandant la 4ème  brigade d’infanterie.

Chef de bataillon du 95ème de ligne, Lucien, Louis, Valère Lombardeau est admis à la retraite le 7 avril 1906, il se retire à Bourges  3, rue Molière.

Chevalier de la Légion d’honneur le 11 juillet 1896, officier du même ordre le 30 décembre 1906, comme son père, son oncle et son grand-père

Lucien, Louis, Valère Lombardeau nous quitta le 10 juillet 1931.

AUBIGNY et son canton payèrent un lourd tribut en hommes lors du court conflit (19 juil. 1870 et 29janv. 1871) qui opposa le Second empire français et les royaumes allemands unis derrière la Prusse.

Dans cet article publié le 1er novembre 2011 le Berry fait l’inventaire des monuments  du Cher, célébrant  la mémoire des soldats  de 1870/71… Vierzon-Ville, Vierzon Village, Bourges…Il pouvait ajouter dans sa liste les deux monuments voisins dans le cimetière d’Aubigny.

De 1852 à 1870, la France vit sous le Second Empire. L'Allemagne n'existe pas encore, mais la Prusse, sous l'impulsion du chancelier Bismarck et du roi Guillaume Ier,est en train de réaliser son unité autour d'elle. Après s'être imposée à l'Autriche (Sadowa 1866), elle profite des maladresses diplomatiques de Napoléon III, empereur des Français, qui luidéclare la guerre en Juillet 1870 (affaire de la dépêche d'Ems).

La déroute est rapide. La capitulation de l'empereur à-Sedan (2 septembre 1870) Plaque monument 70 Aubigny.jpgentraîne sa déchéance:-(4 septembre) par un gouvernement de la Défense Nationale (Gambetta, Jules Ferry, Jules Favre) qui décide de continuer la lutte. Mais, malgré quelques prouesses des armées réorganisées, et la résistance des gardes nationaux (réservistes des villes) et des francs-tireurs, la guerre est perdue : Paris est assiégée dès le 19 septembre, et tombe le 29 janvier 1871. Le gouvernement doit demander l'armistice : les préliminaires de paix ont lieu à Versailles, le traité sera signé à Francfort le 10 mai 1871.

"C'était un soir, à la bataille de Reichshoffen, il fallait voir les cavaliers charger!" On se souvient de cet air chanté dans les banquets, les mariages et les fêtes populaires avec grand renfort de coups portés sur les tables et mettant parfois en danger... la vaisselle. La mémoire collective a gardé ce nom de bataille (Robert le frère de Léonce de Voguë y perdit la vie) comme le synonyme d'une sorte d'exploit et de démonstration de bravoure des cavaliers français. Aujourd'hui, cette période de notre histoire est presque totalement oubliée, la "grande guerre", celle de 1914-1918 est mieux connue car sa médiatisation est plus importante et, pour dire vrai, on se souvient sûrement mieux des guerres gagnées.

Court, le conflit de 70-71 n'aura duré que huit mois mais la diversité des événements qu'il a provoqué, la Commune notamment, en fait un des moments majeurs de l'histoire de France.

carte guerre 70-71.jpg

La carte ci-dessus indique, en rosé, les départements où des événements de la guerre de 1870-1871 se sont déroulés. Orléans fut le centre stratégique de la Ier armée de la Loire, commandée par le général d'Aurelles de Paladines, qui tentait de délivrer Paris, assiégé par les Prussiens. Après des succès initiaux (bataille de Coulmiers du 9 novembre), les Allemands durent l'évacuer, mais, les troupes de Paris n'ayant pu faire jonction avec l'armée de la Loire, le prince Frédéric-Charles la reprit au début de décembre 1870. En région Centre les départements du Loiret, Loir et Cher et Eure & Loir fut le théâtre de nombreuses localités furent concernées par le conflit Franco-allemand.

Quelques Uhlans traversèrent le Cher-Nord. Mais les hommes ne seront pas

épargnés. Le canton paya un lourd tribu. C'est ce que vous pouvez constater sur les deux monuments (rare) érigés à la mémoire des combattants de 70-71 dans le cimetière d'Aubigny.

 

Aubigny plaque combatants 70-71.jpg

Ça ne devrait pas poser de problème, c'est une "trinité" qui gère le dossier (élu délégué à mémoire, président du Souvenir Français et de la Commission extramunicipale du Vieil Aubigny). Facile à décider dans ces conditions.

J'espèrais que la dernière Exposition du Vieil Aubigny, qui suivait le 140ème anniversaire de la défaite française nous parlera de cette triste époque. D'ici la, on aurait pu rafraichir les longues listes de combattants disparus, assuré la fixationdes plaques, sorti les pinceaux... Et bien néni!

monuments 1870-71.jpg

31/10/2011

SUCCES du premier salon du chocolat, voici le billet publié à l’époque in www.aubigny.net/

 Billet publié le 18/11/2009…espérons que la webmaster municipale sera, cette année, gourmande et qu’elle goutera avant de publier…

 buste.jpg

 «.... Des stands où le chocolat se déclinait en truffe, bouchée, sucette, guimauve, douceurs festives mais aussi sculptures. Jean-Luc Baron, pâtissier albinien, exposait sur son stand un sculptural corps de femme chocolaté.... » In aubigny.net/actualite. 12/11/2009

 Sauf que la plantureuse femme était un leurre, ...un décor de vitrine en carton...réalisé par Madame Baron... C’est évidant que la narratrice n’avait pas goûté. Un vrai journaliste doit toujours vérifier ces sources ! La narratrice n’avait pas, fait comme Mathieu, passé son doigt sur sa langue, puis sur...pour affirmer c’en était: du chocolat.

 Autre hypothèse, la plus crédible, elle était encore toute émoustilée, troublée par la pourlècherie en patte d’amande que Lucien, un séducteur, lui avait glissée dans son sac... 

 C’est vrai il y avait des sculptures en chocolat voyez l'oeuvre que notre chocolatier  présentait  en chocolat.

L’article est bien illustré, mais il aurait été plus pratique d’avoir mis la photo sous  format JPG  plutôt que sur word (120ko au lieu de 820ko et facilement archivable)

 

Cliquer sur les liens en surbrillance

1er SALON DU CHOCOLAT, Aubigny, complexe Yves du Manoir, 14H, dimanche 8 novembre 2009

Post publié le 04.11.2009...on va bisser

Salon du Chocolat.jpg

L’affiche 2009

Complexe Yves du Manoir à partir de 14h00
Démonstration et dégustation par des Maîtres Chocolatiers
Organisé par Aubigny Animations et le syndicat des pâtissiers du Cher
Entrée Gratuite

VISITE DU CIMETIERE des Capucins à Bourges…et pourquoi pas celui d’Aubigny ?

De la Toussaint au 11 novembre c’est  l’époque  idéale de visiter  les cimetières. Pour fleurir la sépulture d’un proche et  se rappeler ceux qui ont écrit notre histoire.

L’Office de Tourisme de Bourges proposait hier la visite Cimetière des Capucins à Bourges.  Un must quand on sait que  les visites du vieux cimetière de 1792 sont conduites et commentées par Melle Thérèse Legras.

Et pourquoi pas celui d’Aubigny(*)?

Je sais qu’à cette époque, vacances scolaires ou pas, l’Office de Tourisme Tombe Lombardeau plaque.jpgintercommunal Sauldre Sologne est fermé les jours de fête...Mais le président du Souvenir Français, qui a des talents de guide conférencier, au fil des allées, pourrait nous  croiser les sépultures d’hommes et femmes célèbres reposant au sein du cimetière. En voici quelques noms : Etienne Abicot de Ragis, avocat, le plus dynamique de nos échevins ; Nicolas Mazan, tambour de la Grande Armée ;  Louis Lombardeau, lieutenant-colonel des fusiliers-chasseurs, de la vieille garde impériale ; Albert Edmond Adrien Dusapt, capitaine de la Grande guerre, puis maire d’Aubigny ; Pierre Rateau Compagnon de la Libération ; Alfred Gandillon, chartiste, directeur des Archives Départementales du Cher ; Julien Léon Laurenson, soldat de la Grande Guerre ; Théophile Moreux dit l'abbé Moreux astronome et météorologue ….

tombe abbé Moreux.jpg

(*) Le cimetière actuel (pour Aubigny village et Aubigny) existe depuis la fin du XVIIIème siècle. Il remplaçait, le cimetière Ste Anne disparu lors de l’ouverture de la route de Bourges ; Le cimetière des Augustins vendu le 25 messidor an II et celui de St-Martin disparu avant la Révolution.

25/10/2011

MEMOIRE le Cimetière d’Henrichemont

Tombe Dr MARAOUR fléchage.jpg

La recherche des racines familiales et la mise en culture de l'arbre généalogique familial sont devenues depuis plusieurs années un sport national.

Allée des soldats mort à la Grande guerre.jpgJe n’y échappe pas

La chasse aux ancêtres m’a conduit dernièrement dans le cimetière d’Henrichemont. sur la tombe des grands-oncles morts au Chemin des Dames et à Verdun .Elle se trouve dans une allée bordée d’ifs où sont alignées toutes les tombes des soldats victimes de la Grande Guerre. Impressionnant. La municipalité a engagé un programme de réhabilitation. Leur frère revenu avec la légion d’Honneur est dans un carré voisin

Certes ce lieu de mémoire n’est ni le Père-Lachaise ni le cimetière des Capucinsde Bourges que je vous conseille de visiter avec Melle Legras.

En passant la porte, j’ai été saisi par sa dimension, les larges allées carrossables bordées d’ifs taillés, un vénérable cèdre et son accueil.

Au fil des ans, le Cimetière d’Henrichemont, situé à proximité de l’église, est devenu un lieu de repos bien aménagé (il ya même des WC) qui invite au recueillement.

Cimetirère Henrichemont vitrail.jpgUn plan a coté de l’entrée signale les "carrés".

Certaines sépultures ont une simple pierre tombale, pour d’autres on a érigé une chapelle. Souvent, le temps s’est chargé d’effacer la date de naissance de l’occupant et jusqu’au nom de sa famille Si dans le cimetière voisin d’Ivoy le Pré on trouve des tombes caractérisant les forgerons, ici ce sont les potiers.

Plus que l’aspect patrimonial, le Cimetière d’Henrichemont est un lieu de pèlerinage en raison de la présence de la tombe l’ancien chirurgien du brick l'Inconstantet débarqua, venant de l'Ille d'Elbe, avec Napoléon Ier sur la plage du Golfe Juan.

C’est l’un des souvenirs de pierre ou de marbre de 4 500 personnages donnés par Le Guide Napoléon et qui font revivre l’épopée napoléonienne Des panneaux indicateurs fléchés dans le cimetière de Henrichemont guident à la sépulture du docteur Muraour sous une dalle de pierre et près d'un énorme cèdre du Liban. Un panneau relate brillamment ses états de service.

Cimetirère Henrichemont croix potier.jpgLà j’ai pensé que si dans les cimetières d’Aubigny (Aubigny Village et Aubigny) on pouvait trouver facilement les tombes Des soldats de l’Empire : Abicot, Lombardeau, Mazan,du compagnon de la libération Pierre Rateau ou de l’Abbé Moreux, l'astronome...

Revenant du Cimetière d’Henrichemont on comprend mieux ce qui a motivé le conseil municipal d’Aubigny d’avoir désigné en son sein un délégué à la mémoire, auprès du premier magistrat...

Qu’il visite, s'il veut mériter la médaille de Saint-Louis promise, le Cimetière d’Henrichemont .

Chevalier de Saint Louis.jpg

CELEBRATION du 93ème anniversaire de l'Armistice de 1918 à Aubigny

La commémoration du 93ème anniversaire de l'Armistice de 1918, le vendredi 11 novembre, se déroulera, à Aubigny, selon le programme suivant:

  • 9h00 - Départ d'une délégation en car pour le Cimetière. Recueillement au Cimetière au Carré Militaire, Levée des Couleurs, Dépôt de gerbes, Sonneries
  • 9h15 - Rassemblement cour du Château
  • 9h20 - Départ en cortège pour l'église
  • 9h30 - Messe en l'église Saint-Martin
  • 10h30 - Rassemblement sous le porche de l'église pour se rendre au Monument aux Morts, Levée des Couleurs, Recueillement, Dépôt de gerbes, lecture du message, Sonnerie
  • A l’issue de la cérémonie, un vin d'honneur offert par la Municipalité sera servi à la salle de danse de la Maison des Associations.

Souvenir Français.jpg

Il faudra s’activer à nettoyer les tombes à la charge du Souvenir Français

Celle de la famille Lombardeau aurait même besoin d’un peu plus de considération.

Tombe Lombardeau Aubigny.jpg

Cette sépulture est un fort symbole pour Aubigny. Quatre Lombardeau furent officiers de la Légion d’Honneur.

En premier Louis Lombardeau, né à Aubigny, Ltd Colonel des fusiliers-chasseurs, de la vieille garde impériale. de la Grande Armée. Il fut de toutes les campagnes de 1892 à 1814. Commandant le bataillon qui fit prisonnier  général comte de Merfeldt  au village de Dölitz, près Leipzig. Louis Lombardeau démobilisé se consacra à ses compatriotes d'Aubigny, chef de bataillon du canton d'Aubigny, capitaine des pompiers.

 Ses fils furent aussi de grands serviteurs de la France

  • Marc, Antoine, Hégésipe Lombardeau  polytechnicien,  Ltd Colonel  de l’artillerie de la marine Impériale (Napoléon III) fut nommé officier de la Légion d’Honneur en 1871.
  • Louis Léopold Jean Marie Lombardeau Ltd Colonel d’infanterie, officier de la Légion d’Honneur en 1868

Jusqu’à la 3ème génération. Son petit-fils, un cyrard, Chef de bataillon du 95ème, officier de la Légion d’Honneur en 1906.

LES PRISONNIERS , albiniens, de la guerre 39/40 , première liste publiée dans la presse

liste prisonniers Aubigny presse.jpg

[zoom]

Lors de la défaite de juin 1940, 1.850.000 soldats français sont faits prisonniers de guerre et internés, la plupart en Allemagne. Malgré les 70.000 évadés et les libérations demandées par Vichy, principalement par échange avec des travailleurs obligatoires, il y aura encore près d'un million de prisonniers en 1944, privant ainsi le pays d'une partie notable de ses forces vives. Vous voyrez qu'Aubigny n'a pas été épargné.
Illustration, Timbres émis en 1941 et la 1ère liste de prisonniers albiniens publiée dans la presse.  70 ans plus tard , ce n'était pas un sujet lors de l’expo du "Vieil Aubigny 2011".

Vous recherchez un parent prisonnier, vous pouvez consulter le site "prisonniers de guerre 39/40" > Cliquer ICI.

10:15 Publié

BLANDIN Adolphe, né à Aubigny, médecin des Forges Impériales de la Marine à Cosne, chevalier de la légion d’Honneur

En continuant la revue des albiniens honorés de la Légion d’Honneur...
Jean Baptiste, Adolphe Blandin est né à Aubigny le 25 septembre 1803 à Aubigny.
Docteur en médecine, il fut fait chevalier le 13 aout 1864, au titre de médecin des Forges Impériales de la Marine à Cosne.

chargement des ancres 1840.jpg

C’est l’occasion de parler de parler un peut de son employeur, les fameuses les Forges de la Chaussade à Cosne (*).
L'eau de la Loire et du Nohain, les bois du Nivernais central, les charbons du Massif Central, les minerais de fer du Berry et du Donziais…Ces multiples ressources naturelles ont littéralement forgé le destin de Cosne. Oui, forgé, car ce sont les Forges de la Chaussade qui ont marqué le point de départ de son histoire industrielle, au XVIIIe siècle.

Sous Louis XVI, l'âge d'or...

ancre Cosnes.jpg

Au départ était Pierre Babaud de la Chaussade, né à Bellac en 1706. Jeune homme, il suit son père dans le négoce du bois pour la marine de guerre, avant de devenir maître de forges. Bien introduit à la cour du roi Louis XVI, il possède des forges et des bois dans le Nivernais. C'est à partir de 1735 qu'il exploite la forge de Cosne-sur-Loire, et assure son essor, avec un pic entre 1744 et 1781. La forge fabrique les ancres et accessoires métallurgiques pour la Marine royale, et fournit les ports de Brest et de Lorient.

Babaud devient le fournisseur quasi exclusif de la Marine royale. Mais, en homme avisé, il pressent dès 1777 le déclin de son activité et entame des négociations avec l'Etat, qui rachète les forges en 1781. Elles deviennent royales, tout en gardant leur nom, en hommage aux services rendus à la nation par Babaud de la Chaussade.

Le train siffle la fin

Forges impériales de Cosnes 1855.jpg

Au XIXe siècle, les forges pâtissent de l'évolution des techniques, et l'activité périclite. En 1860, l'arrivée du chemin de fer porte le coup fatal : la voie d'eau n'a plus cours, le transport des marchandises se fait par le train. Les forges fermeront définitivement en 1871.

Forges Plan-1836.jpg

Adolphe Blandin devient alors le médecin de la Prison de Cosne

(*) L’usine métallurgique dite Forges de la Chaussade, puis clouterie Masson, blanchisserie Sautereau, cordonnerie Dressoir et Compagnie, puis Câblerie française, actuellement salle des fêtes de Cosne