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12/01/2012

AUX ARCHIVES (du Cher) "on sauvegarde aussi les sceaux"…montrez-nous le sceau du prévôt d’Aubigny, en cire verte.

Je viens de lire, page culture in "Le magazine du Cher"…."Aux Archives on sauvegarde aussi les sceaux" …"après l’atelier des sceaux situés aux Archives départementales du Cher figure parmi les plus complets de France".

L’article  nous dit que Mikael Milhorat  le sigillographe départemental  vient de  refaire l’inventaire des sceaux. René Gandilhon  (1)  avait publié l’Inventaire des sceaux du Berry antérieurs à 1515, précédé ďune étude de sigillographie et de diplomatique. (Bourges, impr. de A. Tardy 1933)….Aujourd’hui Mikael en récence deux mille.

L’article se conclue par : "Mikael participe à la rédaction d’articles dans des revues spécialisée et souhaite transmettre sa passion aux publics intéressés."

Je note.

Sceau Prévôt Aubigny 1278.jpg

Château d’Aubigny, on peut voir au mémorial de la Vieille Alliance la copie quelques "grelots" qui pendent au traité (de l' "Auld Alliance" ou la "Vieille Alliance" en français) signé à Paris le 23 octobre 1295 entre les représentants de Jean Baliol (roi d’Ecosse) et Philippe le Bel (roi de France) , qui constitue la base des relations franco-écossaises de 1295 à 1746.

AULD_ALLIANCE_traite.jpg

Ils avaient été commandés à un sigillographe de Dun sur Auron pour le Colloque Des chardons et des lys : souvenir et présence en Berry de la vieille alliance franco-écossaise. Organisé par Jean-François Deniau, président du Conseil Général à  Bourges Sans titre-1.jpget Aubigny, du 28 au 29 septembre 1990.

J’aimerais bien voir, cette série complétée par le plus vieux sceau de la  prévôté d’Aubigny, counnu.

Alfred Gandilhon (Aubigny Bourges) , le papa de René, aussi chartiste, archiviste du Département du Cher, nous décrit  et montre un croquis de ce sceau dans « Aubigny sur Nère, aperçu historique » (1931).  Ce sceau en  1278, représente une fleur de Lys entre un sceau avers.jpgsoleil et un croissant…avec comme légende CONTRA SIGILLVM…il est en cire verte (²)….

 (1)  René,  Gandilhon, né à Bourges le 22 novembre 1907, ancien élève de l'Ecole des chartes, fils de l'archiviste du Cher (Alfred) . Archiviste paléographe (promotion 1931),  archiviste adjoint de Haute-Garonne pendant trois ans, René Gandilhon est nommé à Rennes en août 1934. La guerre désorganise le service et il est nommé en 1941 archiviste de la Marne. Il est promu inspecteur général des archives en 1971 et meurt à Paris le 1er décembre 1990.

(²) cote Arch. du Cher, chapitre de St-Etienne de Bourges, liasse 365, titre scellé 151

11/01/2012

SAINT VINCENT œcuménique à Sancerre, le dimanche 15 janvier 2012…dans le temple de l’Union Viticole Sancerroise

Difficile de célébrer la messe dominicale dans tout le doyenné quand la  Saint-Vincent tombe un dimanche.

A cause d’une organisation de plus en plus lourde pour le clergé, cette année la grand-messe de Saint Vincent aura lieu dans le temple de l’Union Viticole Sancerroise : aux caves de la Mignonne…

Sancerre St-Vincent 2012.jpg

Peut-être la préfiguration dans le vignoble, comme de l’autre côté de la Loire, en Bourgogne, de la  Saint Vincent Tournante ?...Quoique du 22/01 au 5/02, chaque a_Sancerre.jpgvillage du Sancerrois aura une cérémonie religieuse, propre, assurée par un diacre.

La grande messe sera donc célébrée, par Monseigneur Armand Maillard, archevêque du Berry, assisté du Père d’Alligny curé de Sancerre, dimanche, 15 janvier, 10h, caves de la Mignonne,temple de l’Union Viticole Sancerroise

Toutes les confréries, bannières, bâton de patrimoine viticole.jpgprocession et bâtonniers seront présents.

Corinne Balland sera aux claviers de son Orgue (hélas, en cette circonstance, pas le Cavaillé-Coll de l’Eglise de l'Eglise Notre Dame !)

Le P’tit Dé entonnera  les cantiques avec le chœur des vignerons.

On ne sait pas si un membre de l’association des Elus de la Vigne et du Vin, tendra les burettes ?

La messe solennelle dite par l’archevêque  sera suivie par la traditionnelle cérémonie mise en perce du tonneau par l’invité d’honneur, aux ordres du bâtonnier Denis Vacheron (aussi président de l’Union Viticole).  Cette année on a choisi un élu de sancerre, ancien  rugbyman, Robert Senée…C’est plutôt une bonne idée d’avoir choisi une figure locale…le TGV ne passe pas encore par le sancerrois…pas de problème de déplacement.

08/01/2012

SOLOGNE, La louveterie: une institution plus que millénaire y perdure

Au cours d’une promenade je suis tombé, à Vouzeron sur le chenil de l’équipage nommé "Pic’ avant Sologne" dirigé par Brigitte et Gérard Monot. Prenant une photo de la route, j’ai été invité, cordialement, à pénétrer et à approcher les chiens avec mon numérique (merci)…Une messe est donnée et les chiens sont bénis au cours de la Saint Hubert qui se déroule chaque année le 1er dimanche de novembre. La tradition voulait qu’aucune chasse à courre ne se déroule avant cette fête.

approcher les chiens.jpg

Madame Brigitte Monot est Lieutenant de louveterie, pour le Cher.

Le "grand méchant loup" a disparu depuis longtemps de nos forêts. Pas les lieutenants de louveterie. Ils sont 1 200 en France et dont une douzaine de femmes comme Brigitte Monot à porter ce titre chargé d'histoire.

Nommés par le préfet. A l'origine, c'est Charlemagne qui, dans un capitulaire de 813 ordonna à ses Comtes de désigner dans leur circonscription, deux officiers, les "luparii", chargés de chasser les loups alors nombreux (*). La Louveterie. Les louvetiers sont nommés par le préfet pour six ans renouvelables.

plaques.jpgIls doivent faire preuve d'honorabilité, avoir une bonne forme physique, une réelle compétence cynégétique, une parfaite connaissance de la réglementation de la chasse, ainsi qu'une aptitude à l'action et au commandement. Il leur faut également être de nationalité française, jouir de leurs droits civiques, avoir au plus soixante-neuf ans et posséder un permis de chasse depuis au moins cinq ans. Enfin, chaque lieutenant de louveterie doit s'engager par écrit à entretenir à ses frais, au moins quatre chiens courants réservés exclusivement à la chasse du sanglier ou du renard ou au moins deux chiens de déterrage.

au moins quatre chiens.jpg

Des battues de régulation. Seuls fonctionnaires bénévoles de la République, les louvetiers ont un rôle de conseiller technique auprès de l'administration. Ils sont chargés, sous le contrôle de la Direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt, de la régulation de certaines espèces sauvages devenues localement ou momentanément excédentaires. Ce sont : le sanglier, source de dégâts dans les cultures, le ragondin qui pullule dans les rivières et les étangs fragilisant les berges ou le renard, vecteur de la rage.

passionnés de chasse.jpg

A la demande de l'autorité préfectorale, ils organisent des battues de régulation dont ils assument la responsabilité technique. Ils ont de plus qualité pour constater dans les limites de leur circonscription les infractions à la police de la chasse. Les lieutenants de louveterie sont des passionnés de chasse et de nature.

 

(*) En 1790, à Aubigny dans les bois de la Théau (dire la Thiau), on  organisait des battues contre les loups comme nous indique une délibération de la commune d’Aubigny-Villages, à la date du 3 avril 1790…

AUBIGNY, tanneries...ce qu’il en reste

Vous avez lu dans cet article:

"A début du XVIIème siècle Sully, fit venir des tanneurs d'Aubigny sur Nère et des environs pour s'installer sur le territoire de la Principauté de Boisbelle…là où les habitants n'étaient soumis à aucun impôt, taille, corvée ou gabelle, et n'avaient pas d'obligations militaires..."

Une exposition "le-temps des tanneries" vient de montrer que les entreprises de tannage des peaux furent florissantes à Henrichemont jusqu'au dix-neuvième siècle. Lors du recensement de 1901, on comptait quinze patrons tanneurs employant cent cinquante ouvriers au travail du cuir. 

C’est à Aubigny (pour peu de temps encore ?) qu’est le mieux conservé ce patrimoine du Pays-Fort. Les frères Jean et André Lemoine ont installé leur sabotterie dans une ancienne tannerie, en couvrant les fosses sans les reboucher …

Crochets tannerie Lemoine.jpg

Dixit Patrick Léon, conservateur du patrimoine, spécialiste du patrimoine industriel de la Région Centre (depuis conservateur en chef du patrimoine à l'inspection générale des Musées de. France), les crochets où l’on attachait les peaux à sécher y sont intactes.. Ce sont les mêmes que l’on voit dessinées sur les planches des encyclopédistes…Par exemple à Henrichemont, ils ont été "modernisés".

Les élus, invités par Maitre Jean-Jacques Lemoine propriétaire, ont visité ces lieux en 2005… Depuis silence…

Illustrations Région Centre - Inventaire général, 1993 :

Tannerie Lemoine.jpg

Tannerie - corroierie Lemoine, 9 rue Sainte-Anne, Atelier de tannage n°1 : une cuve en brique où l'on trempait les cuirs dans un jus de tannin…

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Tannerie - corroierie Lemoine, 9 rue Sainte-Anne, Atelier de corroierie n°2 : vue intérieure. Les crochets au plafond servaient à suspendre les peaux tannées avant le travail de corroyage       

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Tannerie - corroierie Lemoine, 9 rue Sainte-Anne, Séchoir à peaux: façade sur la cour de l'usine.

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Tannerie Gaucher, 7 rue Saint Anne, Séchoir à peaux : vue de la façade est et du pignon sud.(Les abat-vents en bois qui assuraient la ventilation du séchoir ont disparu)

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Tannerie Chollet, rue sainte anne,  Séchoir à peaux : façade nord à claires-voies et pignon est.(démolie)

TANNEURS…Quand les tanneurs d'Aubigny sur Nère et des environs s'installèrent sur le territoire de la Principauté de Boisbelle…là où les habitants n'étaient soumis à aucun impôt, taille, corvée ou gabelle, et n'avaient pas d'obligations militaires...

Henri de Navarre ,montant à Paris pour son mariage avec Margot le 18 aout 1572, fit étape à Aubigny.

Un soldat de son escorte remarqua une gente albinienne. Démobilisé il revint l’épouser et  s’installer, rue de la Chaussée, tanneur. C’était un compagnon du devoir. Sa famille conserve encore aujourd’hui les témoignages écrits de son parcours de travail et de formation.Les taxes et impôts étaient bas (comme aujourd’hui) dans la cité des Stuarts…

A début du XVIIème siècle Sully, qui fit venir des tanneurs d'Aubigny sur Nère et des environs pour s'installer sur le territoire de la Principauté de Boisbelle…là où les habitants n'étaient soumis à aucun impôt, taille, corvée ou gabelle, et n'avaient pas d'obligations militaires...

Planche Encyclopédie Diderot et d'Alembert  Travail des Pleins  1762.jpg

L'activité de tannerie consiste à transformer les peaux d'animaux en cuir, en les rendant imputrescibles, souples et résistantes.

Les peaux, qui proviennent des dépouilles des animaux abattus, sont conservées jusqu'à leur traitement en tannerie soit par séchage, soit par salage, soit encore par trempage dans une saumure (eau additionnée de sel), soit encore depuis la fin du XIXe siècle siècle par picklage (traitement par une solution de sel marin et d'acide chlorhydrique ou sulfurique).

La tannerie comporte trois phases principales : la préparation des peaux, le tannage et le corroyage

1- La préparation des peaux : voir la gravure extraite de la planche de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert : Tanneur, Travail des Pleins (ou pelains) -1762.

Une série d'opérations prépare les dépouilles d'animaux pour leur tannage : on retire les poils et les chairs qui y adhèrent, puis on les traite pour leur permettre d'absorber les matières tannantes. Pratiquée dans le courant des rivières, cette préparation est connue sous le nom de "travail de rivière"» ; c'est pourquoi les tanneries se trouvent toujours au bord de l'eau.

    La trempe ou le reverdissage : Les peaux sont laissées à tremper dans l'eau, de quelques heures à quelques jours. Autrefois immergées directement dans le lit de la rivière, elles le sont par la suite dans des bassins dont l'eau est continuellement renouvelée. Ce séjour dans l'eau permet le gonflement des tissus, l'évacuation des souillures et le dessalement des dépouilles.

     Le pelanage : Les peaux séjournent dans un bain de chaux qui va faciliter l'extraction des poils, dans des cuves appelées pelains.

     L'ébourrage : Les dépouilles étalées sur un chevalet sont débarrassées de leurs poils à l'aide d'un couteau à lame courbe, dit couteau rond, puis rincées à l'eau.

     L'écharnage : Les chairs restantes sont enlevées avec un couteau à deux manches, appelé faulx (faux). Les peaux sont ensuite frottées au moyen d'une sorte de pierre à aiguiser - la queurse - pour éliminer les derniers poils, trempées dans la rivière pour ôter la chaux (déchaulage) et de nouveau frottées.

2- Le tannage : Les peaux sont immergées dans des fosses circulaires maçonnées ou des cuves en bois contenant de l'eau et du tan. Ce dernier est obtenu par le broyage d'écorces de certaines espèces d'arbres, notamment le chêne, qui s'effectue dans des moulins à tan. Le tanin contenu dans cette matière rend les peaux imputrescibles.

    La basserie : Les peaux sont mises à tremper dans des cuves successives contenant un jus d'écorce de plus en plus concentré, pendant une durée de près de deux mois.

    Le refaisage : Les peaux sont à nouveau immergées, en alternant une couche de tan frais, dans des cuves enterrées, pendant deux mois.

   Le séjour en fosse : Pendant cette opération qui dure de huit à douze mois, la quantité de tan est encore augmentée. Une fois séchée en plein air ou sous des hangars, les peaux sont parées ou dressées, c'est-à-dire aplaties en étant frappées du pied, puis battues au maillet de bois dur.

L'ensemble des opérations de tannage dure ainsi plus de quatorze mois.

Planches extraites de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert Corroyeur 1762.jpg

3- Le corroyage :Planche extraite de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert : Corroyeur - 1762

Les peaux tannées, devenues cuirs lisses et fermes, sont ensuite corroyées, c'est-à-dire assouplies et préparées pour les divers usages auxquels elles sont destinées. Les cuirs humidifiés sont foulés au pied puis battus. Leur épaisseur est ensuite égalisée avec un couteau à dérayer (ou drayer) muni d'une lame à deux tranchants et de deux manches. Le cuir est assoupli à l'aide de sortes de grosses brosses bombées entièrement en bois dur - paumelles et marguerites -, puis mis au vent et aplani à la queurse. Enfin, les dernières irrégularités qui subsistent du côté chair sont enlevées à la lunette, disque métallique tranchant sur toute sa circonférence et percé en son centre d'un trou garni de cuir pour y passer la main.

     Le finissage : la dernière opération,  consiste à enduire le cuir d'un corps gras.

05/01/2012

ORLEANS 1512/2012 fête le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc

27/12/2011

AUBIGNY, zone bleue sous l’ancien régime

Place du Marché 1978 a.jpg

Place du Marché 1978 b.jpg

CHÂTEAU DES STUARTS, sa belle échauguette ronde d'angle reposant sur des contreforts, décorée de motifs Renaissance : denticules, cordon torsadé, palmettes et salamandre…

Aubigny, cité des Stuarts, belle échauguette ronde d'angle, du château des Stuarts.

Aubigny echauguette.jpg

Reposant sur des contreforts, décorée de motifs Renaissance : denticules, cordon torsadé, palmettes et salamandre…

26/12/2011

Saint ETIENNE, 26 décembre, nous célébrons la mémoire du Saint Premier-Martyr et Archidiacre Etienne

A Bourges nous pouvons voir  un portail Saint-Etienne, une verrière qui représentent  le premier martyr chrétien à qui est dédiée la cathédrale…

Eglise Aubigny Martyre de saint-Etienne.jpg

Une carte postale du début  du 20ème siècle nous montre, dans l’église paroissiale Saint-Martin d’Aubigny,  transept, bras droit, mur sud, une huile sur toile représentant le Martyre de Saint-Etienne.

18/12/2011

DE GUEULE & D'OR...Aubigny

À Aubigny, il reste quelques façades intra-muros qui pensant montrer les armes du Berry affichent celles de Bourges. Tous les albiniens n’ont pas encore fait leur coming out

Encore s’ils avaient mis la devise, une citation de Tite Live Summa imperii penes Bituriges…le souverain pouvoir appartient aux Bituriges…

Aucun lien historique lie Aubigny et Bourges, sauf que ces deux villes ont été propriété du Duc Jean de Berry.

Blason d'Aubigny.jpg

Depuis qu’elle est Cité des Stuarts (avant on n’en sait rien) le blason d'Aubigny est …de gueule à trois fermaillets d’or

 

Bourges blason.jpg

Pour en savoir plus lisez la brochure Aubigny, armorial de ses seigneurs et ducs > cliquez ICI

AUBIGNY, armorial de ses seigneurs et ducs...

Voici une petite contribution, un armorial, contenant les blasons de la ville d’Aubigny, des Stuarts de Darnley, des Stuarts-Aubigny, des Stuarts-Aubigny-Lennox, des ducs...

L’ARMORIAL d’Aubigny, de ses seigneurs et ducs est sous format pdf, pour être édité et relié.

Armorial Aubigny.jpg

Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent s’adresser, aux hôtesses, de l’OT-SI Sauldre Sologne. Cet armorial est dans leurs archives. Il a été rédigé, à la demande et pour l’Office de Tourisme du Canton d’Aubigny, devenu OT Sauldre Sologne.

13/12/2011

Jean-Baptiste LECLÈRE, 2012 bicentenaire de sa naissance à Aubigny… Qui était Jean-Baptiste Leclère?

Mis en ligne le 13/11/2011

Qui était Jean-Baptiste Leclère ?

Première approche, Dans "L'Ami de la religion et du Roi", journal ecclésiastique, politique et littéraire (Paris édition 1851) Edouard Dumont, son professeur d'histoire au Collège Saint-Louis, consacre à Jean-Baptiste Leclère un long article de six pages : "Quoique la vie de ce saint jeune homme ne soit pas remplie de grands événements, elle n’est pas moins digne d'une pieuse curiosité. Ici, pour être exact, je n'ai qu'à puiser dans les souvenirs d‘une affection intime et dans la correspondance que j’entretenais avec lui. Jean-Baptiste Leclère naquit le 16 septembre 1812, à Aubigny-sur-Nère, diocèse de Bourges. Sa famille, ancienne dans le pays, avait conservé la foi simple de nos pères; une circonstance notable, qu’il a retrouvée par hasard, a dû contribuer à y maintenir cette heureuse tradition. L'épouse d’un de ses aïeux, du côté paternel, laquelle appartenait à la noble maison des Mahis, fut guérie d‘une maladie incurable par l’intercession de sainte Jeanne de Valois. Il dut surtout sa première éducation à la piété maternelle"…

Chapelle JBL.jpg

Deuxième approche, suite à une biographie " la vie de Jean-Baptiste Leclère" éditée en 1851, par son ancien maitre de pension Antoine Richard, J.J. Meunier écrivait en 1979 (cliquer ICI) "J'ai voulu, plus de 125 ans après sa mort, savoir si le nom de Jean-Baptiste Leclère rappelait encore un souvenir aux habitants d'Aubigny. J'ai pu interroger une personne de 85 ans, native de la ville, de parents eux-mêmes albiniens, qui connaissait bien la vie de notre personnage pour l'avoir entendu raconter dans son enfance par des contemporains et pour avoir, il faut le dire aussi, lu sa biographie dont elle m'a dit posséder un des rares exemplaires susceptibles d'exister encore à Aubigny. Elle a pu m'indiquer avec précision la place de la chapelle dans le cimetière et même ajouter quelques détails inédits sur la courte existence de J.-B. Leclère. Il est cependant à craindre que dans les générations plus récentes que celle de cette respectable demoiselle, organiste de l'église (Louise Cantin), le nom de cet enfant d'Aubigny n'évoque plus le moindre écho."

Rue_Jean-Baptiste_Leclere.jpg199 ans après sa naissance, 161 ans, après la disparition de J-B Leclère, il nous reste une Rue Jean-Baptiste Leclère et la Chapelle  construite et léguée par son père, après sa mort, à la ville. Sa toiture, a fait l’objet d’une restauration, réussie, sous la conduite de Gaétan Gressin.

Mais qui sait, aujourd'hui, qui était J-B Leclère?... Qui se préoccupe de sa rue ? Merci à J.J. Meunier de nous éclairer sur sa vie…Peut-être que ceux qui sont chargés officiellement de la mémoire d’Aubigny, présenterons ses ouvrages, sa vie…à l’expo 2012 du Vieil Aubigny ?

Cliquer sur les liens en surbrillance.

10/12/2011

TONDEUSE ECOLOGIQUE, on va confier à la "SOLOGNOTE" Une filière ovine écologique, qui sollicite une AOP (Appellation d'Origine) l’entretien des espaces verts de la future ferme photovoltaïque de la forêt Baignollais d'Argent-sur-Sauldre

J’avais fulminé  à la lecture de l’article de la NR du 7 mai 2009, que pour diminuer sa consommation de gazole, l'entrepôt militaire 605 à Savigny-en-Septaine, commandé par le lieutenant-colonel Géry Prouveur, avait fait l’acquisition de cinq lamas… afin de tondre ses grands espaces verts....

moutons_solognots.jpg

Pourquoi importer des camélidés domestiques d'Amérique du Sud alors les moutons solognots sont d’aussi bonnes tondeuses écologiques... ?

Ferme du Coudray.jpg

Une réputation consacrée par le passage de Napoléon III à la ferme du Coudray, à Brinon sur Sauldre, le 22 avril 1852.

L’aptitude de la race Solognote au défrichage est et sera de plus en plus utilisée pour l'entretien de propriétés et de réserves naturelles, qu'il s'agisse de marais ou de pelouses sèches. Son goût prononcé pour les ligneux empêche la fermeture du milieu par la strate arbustive.

moutons solognots bord de loire.jpg

Initiative du conservatoire du patrimoine naturel de la Région Centre et de l’association pour le pastoralisme dans le Loiret, du 15 avril au 1er novembre, les brebis et agneaux solognots partent en transhumance sur différents sites des bords de Loire et du canal de Briare, avec un berger.

L’agence des espaces verts de la région d’Ile-de-France a mis en place un partenariat avec un agriculteur local pour assurer l’entretien de prairies. L’agence des espaces verts met des terrains à disposition de cet agriculteur, tandis que celui-ci s’engage à y élever une cinquantaine de moutons de race solognote.

moutons solognots bord  canal.jpg

Des municipalités de la région parisienne confient l’entretien des espaces verts et zones industrielles aux moutons solognots...Comme des particuliers, ex : verger de "la côte du Chien"

Dans le cas de la future ferme photovoltaïque de la forêt Baignollais d'Argent-sur-Sauldre, il s’agira d’un parc fermé...Ce sera simple, économique, à mettre en œuvre...avec quelques moutons de Sauldre Sologne. Mais il fallait avoir la volonté politique de le faire…Bravo aux argentais…

01/12/2011

MARCHE DE NOËL VILLAGEOIS (7ème) des "Amis de Saint-Pierre" de Concressault le dimanche 4 décembre 2010, de 9h30 à 18h, à la Salle des fêtes

Marché Noël Concressault 2011.jpg

  • Salle des fêtes et un barnum attenant. – Environ quinze d’exposants
  • Gastronomie: vins, foie gras, huîtres, fromages, miel et macarons.
  • Déco de Noël, petits cadeaux, montres, bijoux, mosaïques, céramique, bougies, savons, livres, fleurs, etc…
  • Roue de la Fortune, tombola
  • Restauration: vin chaud, quiches, huîtres, crêpes, gâteaux…
  • Produits artisanaux et artistiques de qualité
  • Ambiance très conviviale.

Depuis l’achèvement des deux  tranches des travaux de restauration, qui ont consisté à refaire à neuf sa toiture , sa voûte lambrissée et  la réfection de la façade ouest, consolidation des contreforts, Saint-Pierre a, depuis 2 ans, accueilli de nouveaux concerts…et une visite et une visite (programmée par l’OTSI Cœur du Pays-Fort),  en  juillet dernier

La prochaine tranche de travaux concernera la réfection de la façade ouest, très Concressault détail peintures murales du XVème siècle.jpgdélabrée, dont le crépi en ciment doit être remplacé par un enduit à la chaux, et sera également consacrée à la consolidation des contreforts. Le début des travaux est prévu pour mars. Et après seulement pourra être envisagé le dernier chantier très attendu : la mise à jour des peintures murales du XVème siècle, recouvertes de plusieurs couches de badigeon par l’histoire.

Grâce aux fonds récoltés lors des diverses manifestations de ces 8 années passées (concerts, méchouis, brocante, repas champêtre, randonnées-jeu de piste, spectacles …), l’association des "Amis de Saint-Pierre" a déjà contribué au financement des travaux pour 42000 €. Cette démarche de récolte de fonds la conduit à organiser le 7ème  marché de Noël  villageois de Concressault. Sur le stand de l’association, vous pourrez trouver, confectionnés par ses membres, des objets de décoration de Noël, des idées de petits cadeaux de fin d’année, mais aussi des confitures et des vinaigres maison. De nombreux autres exposants seront présents et vous proposeront des livres, des bijoux, des foulards, des jouets, des cosmétiques bio, de la porcelaine, de la céramique d’art, sans oublier la gastronomie (vins, foie gras, fromages, miel ). Il sera possible de se restaurer sur place (sandwichs, quiches, gâteaux, crêpes), de déguster des huîtres et de se réchauffer grâce au vin chaud maison. Une tombola et une roue de la fortune vous permettront de tenter votre chance.

Concressault MdN2011.jpg

N’hésitez donc pas, le dimanche 4 décembre, à faire un détour par le petit, mais convivial marché de Noël de Concressault et vous contribuerez ainsi à la sauvegarde de l’église Saint-Pierre, tout en passant un bon moment.

Edité le 23/11/2011

19/11/2011

L’ERMITE-JARDINIER, Saint-Jacques de Saxeau, Jacques de La Chapelle ou Jacques l’Hermite, samedi 19 novembre, 1257ème anniversaire de sa disparition. Dimanche 20, pèlerinage

Saint Jacques de Saxeau.jpg

Mis en ligne le 15/11/2011

La Chapelle d’Angillon (Berry) a pour patron saint Jacques, un saint Jacques différencié de ses homonymes par la dénomination  "de Saxeau" , qui n’est autre que le nom primitif de ce village dans lequel, au IXe siècle, serait mort en odeur de sainteté un ermite-jardinier nommé Jacques. Encore aujourd’hui, il est fêté le 19 novembre, date anniversaire de cette mort, en un pèlerinage (*) qui reprend vie après quelques années Saint Jacques de Saxeau patron Chapelle d'Angillon.jpgd’interruption, sous l’impulsion de l’association Saint-Jacques du village.

Ce n’est qu’à partir de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle qu’apparaît une première tentative discrète d’individualisation du saint local dans un calendrier d’un Bréviaire de Bourges : Au 19 novembre Jacques est donné comme "Iacobi conf."», un confesseur désignant un saint qui ne fut ni apôtre ni martyr. En 1444 un document parle cette fois de "saint Jacques l’hermitte, patron de ladite église" de La Chapelle. Là encore, il s’agit d’un document émanant de Saint-Sulpice.

Enfin, fut rédigé un Elogium historicum sancti Jacobi eremitae publié au siècle suivant, en 1657 par le père Labbe d’après, disait-il, un  "vieux manuscrit de l’abbaye Saint-Sulpice de Bourges"célébrée par le  , aujourd’hui disparu. L’histoire du saint jardinier prend dès lors sa forme définitive. Au IXe siècle, Jacques est un grec issu d’une famille noble. Ses études terminées, il choisit la carrière des armes pour défendre l’empire grec menacé. Il se fait remarquer dans une expédition contre les Musulmans. Puis vient l’hérésie des Iconoclastes, dirigée par l’empereur Léon V dit l’Arménien, au service duquel était Jacques. Jacques va-t-il lui aussi devenir hérétique ? Il est heureusement sauvé par son frère aîné qui le convainct d’entrer dans son couvent. Les deux frères décident de partir pour la France, via Jérusalem et Rome. Mais leur bateau fait naufrage entre Constantinople et Jérusalem et le frère meurt. Resté seul, Jacques continue de naviguer en Méditerranée où il lutte contre les Sarrasins. A Rome, le pape lui donne des reliques de saints martyrs (Cance, Cantien et Cantianille). Il se fixe à Gênes afin de mener une vie d’ermite. Là il effectue de nombreux miracles : il détourne les orages, arrête les inondations, suspend les pluies, protège les moissons et les vignes, rend la vue à une aveugle. Il reprend la route au bout de quatorze ans et traverse Lyon, puis Clermont et s’arrête en Berry où, à Bourges il fut admis au monastère de la Nef, future abbaye Saint-Sulpice. Mais il est toujours à la recherche du DéSaint Jacques de Saxeau église Chapelle d'Angilon.jpgsert où il rêve de vivre sa vie d’ermite. Il se retire alors à Berry-Bouy puis à Achères avant d’arriver en un lieu que lui donne le comte de Sancerre Robert et sa femme Agana, fille du comte de Bourges. Il s’installe donc à Saxiacum, Sasseau, sur les bords de la Sauldre, au nord de Bourges, avec son disciple Jean Gillon. Les deux ermites se construisent une cabane puis à l’aide de quelques aumônes ils élevèrent à côté une petite chapelle où ils placèrent les reliques qu’ils avaient apportées d’Italie. Mais impossible de rester seuls car à nouveau les miracles que Jacques provoquait se répètent. Il est doué du don de prophétie : il prédit l’irruption des Normands, la mort de Rodolphe archevêque de Bourges et la destruction de Saint-Sulpice laquelle fut en effet pillée et incendiée en 867. Robert et Agana visitaient souvent les pieux solitaires, leur faisaient porter chaque jour par un serviteur des mets de leur table. C’est là au milieu des privations et des austérités que après 2 ou 3 ans mourut le vénérable ermite. S’étant fait creuser une fosse dans sa chapelle, laquelle se mit spontanément à ses mesures, il s’y étendit et s’y éteignit doucement le 19 novembre 864. Les habitations se groupèrent bien vite auprès du tombeau du saint, dans le domaine de Saint-Sulpice et formèrent le hameau de La Chapelle d’Angillon. Un culte s’instaura. En particulier, ses reliques, en temps de calamités publiques, étaient transportées, surtout aux Xe et XIe siècles, dans diverses parties de la province de Berry.

(*) Coté pratique

- 10h30 : Messe à La Chapelle d’Angillon « Saint Jacques de Saxau » Messe unique pour tout le secteur, célébrée par le père Stéphane Quessard, vicaire épiscopal. Maritaud

- 12h : Après la messe, procession jusqu’à la grotte de l’Ermite avec les reliques de St-jacques de saxeau et les banières des paroisses.

- 12h45 : Verre de l’amitié offert par l’Association St Jacques à la Salle des Fêtes

- 13h30 : Buffet avec les plats préparés par les paroissiens.

Relire > Marie-Madeleine Martin : St-Jacques de Saxeau.