Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2011

AUBIGNY, bon pour notre égo, pôle économique sous l’ancien régime, pour les produits métallurgique : clous et cardes

cardage_de_la_laine_a_la_Berlodiaire.jpg

De longue date, (d’après Françoise Michaud-Fréjaville, "Fèvres et forgerons d’Orléans", Cahiers de recherches médiévales et humanistes 2005) on sait qu’Aubigny  (1403) était un centre réputé d’approvisionnement  en clous à ardoises et à lattes > cliquer ICI.  C’est lié à la qualité des fers du Berry (et  la présence à Ivoy le Pré d’un haut fourneau pour la fonte du minerai de fer, par le charbon de bois). Comme on le note  in Enquête sur les fers (Francia. Ministère du commerce et des manufactures – 1829) que les constructeurs de navires à Nantes emploient ils généralement du fer français provenant du Berry. De préférence le fer fabriqué au charbon de bois. Et dans Le nouveau parfait maréchal, (par François Alexandre Pierre de Garsault-1843) le meilleur fer dont on puisse se servir, est celui de Berry, et pour les clous, ceux de Limoges, excellaient autrefois : mais à présent, ce sont ceux de Berry. Les clous a doivent être longs et déliés de lame, avec une tête épaisse.

enluminure cardage drap.jpg

Aubigny était aussi le lieu où on s’approvisionnait en cardes(*)…Voilà qui va faire plaisir au cardeux (attention ce n’est pas la carde qu’ils manient habilement pour carder le drap, mais les peignes de fer (des cardes utilisées pour préparer la laine), avec lesquels on déchira le dos et tout le corps de Saint Blaise).  "Le Dictionnaire

Saint_Blaise carde.jpg

Universel  De Commerce: Contenant Tout Ce Qui Concerne Le Commerce" -1723- par Jacques Savary des Bruslons, Philémon-Louis Savary 1723 repris dans "Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: commerce" -1783-  par Félix Vicq-d'Azur et Jean Le Rond d' Alembert  (célèbre pour avoir dirigé l’Encyclopédie avec Denis Diderot jusqu’en 1757 et pour ses recherches en mathématiques sur les équations différentielles et les dérivées partielles) nous apprend  qu’après celles de "Paris , on estime davantage les cardes de Rouen & de Dreux. Les autres lieux où il s'en fait font Romorantin , Bourges, Aubigny, Henrichemont et Ivoy le Pré  en Berry(en Richement et  Yvoye-les-prez dans le texte), en Berry , Orléans , Troyes, Elbeuf, Cháteauroux, Beauvais, Tours, Poitiers & Saint-Maixant…" C’est bon pour notre égo !

carde3.jpg

(*) "Les cardes, espèce d’instrument, ou plutôt de peigne sont d'un très-grand usage dans les manufactures, où elles servent à tirer ou démêler la laine , & autres semblables manières , pour les disposer à être filées, afin d'en faire des étoffes, des bas, &  ou à être employées, sans être filées , à divers autres usages , comme les laines & les poils, dont les chapeliers se servent dans la fabrique de leurs chapeaux. Le négoce des cardes est très considérable en France, particulièrement de celles qui se font dans le royaume. On en tire aussi en assez grande quantité & d'assez bonnes, des pays étrangers, fur-tout de Hollande, qui font plus petites que les cardes françoises, mais fort estimées".

Illustration, cardage de la laine à la Fête de la Berlodière (Ménétréol sur Sauldre) 

09/11/2011

TOURISME autour de Saint-Martin > Le Chemin de l'Été de la Saint Martin…

Tourisme St Martin.jpg

Je suis bien d’accord avec vous  Monsieur le Président…En 1998 le Syndicat d’Initiatives  d’Aubigny, avec quelques autres, proposaient un circuit. Nous avions tous les ingrédients…la légende…notre région est ponctuée de lieux sanctifiés par les stations des reliques, d’églises, de fontaines, de chemins, de clos...la vigne…Personne ne se l’est approprié…

 

YF tourisme.jpg

Regardez ce que le Centre Culturel Européen Saint-Martin, qui n’existait pas en 1998 (installé en janvier 2005), a créé : Le Chemin de l'Été de la Saint Martin Ce chemin relate la légende de l'Été de la Saint Martin, de Candes-Saint-Martin à Tours. Il commence à Chinon et se termine à Tours. Les 114 km du parcours traversent des communes liées à des épisodes de l'histoire de saint Martin, à son culte ou à des légendes martiniennes. Pour le parcourir, il faut compter quatre jours de marche. Il est balisé tout le long du parcours, de la gare de Chinon à la gare TGV de Tours.

Historique du chemin:

centre culturel SM.jpg

Martin, évêque de Tours depuis le 4 juillet 371, visitait fréquemment les nombreuses paroisses qu'il avait fondées en Touraine. C'est à Candes-Saint-Martin, au confluent de la Vienne et de la Loire, que Martin de Tours mourut le 8 novembre 397, à l'âge de 81 ans. Martin s'y rendit afin d'apaiser un désaccord entre les clercs. Une fois la querelle réglée, il voulut repartir, mais il sentit que ses forces l'abandonnaient, et mourut au milieu de ses frères. Au moment de sa mort, des moines de Ligugé et de Candes étaient présents. Les deux congrégations revendiquaient la dépouille de Martin. Dans la nuit, défiant la vigilance des Poitevins, les Tourangeaux firent passer le corps par une fenêtre de l'oratoire dans l'intention de lui faire remonter le cours de la Loire jusqu'à Tours. Selon la légende, les Tourangeaux embarquèrent la dépouille du saint évêque dans la lumière et les chants ; tout au long de la remontée de la Loire du bateau funéraire, et plus particulièrement au lieu-dit "le Port d'Ablevois" (Alba via - la voie blanche) à la Chapelle Blanche (Capella alba), aujourd'hui appelée La Chapelle-sur-Loire, les buissons des rives se couvrirent de fleurs blanches. C'est de là que vient l'expression "l'Été de la Saint Martin". Parvenus à Tours, le 11 novembre, ils furent accueillis par des milliers de Tourangeaux. Le saint évêque fut alors enterré dans le cimetière chrétien. L'expression "l'Été de la Saint Martin", employée au 17e siècle par Madame de Sévigné, s'appuie sur la légende du refleurissement des bords de Loire, un renouveau du printemps à l'entrée de l'hiver. À cette période de l'année, touchée par des vents de sud-ouest, la France bénéficie souvent d'un redoux dans les jours qui suivent la Saint Martin. On parle à cette occasion de "l'Été de la Saint-Martin".

Le patrimoine autour de St-Martin.jpg

Le Centre Culturel Européen Saint-Martin a créé un site pour découvrir les chemins européens de randonnée culturels "Saint Martin". Vous y découvrirez son extraordinaire histoire et l'immense patrimoine matériel et immatériel qui lui est dédié en Europe et dans le monde, en téléchargeant nos cartes et podcasts audio et vidéo...carte...

infos-pratiques...

Chemin été de la St-Martin.jpg

C'est un produit touristique complet qu’il le vend. Allez voir sur le site, et cliquez sur les étapes du parcours pour voir les visites virtuelles > Cliquer ICI.

Comparaison, sur le site de notre de l’OTSS ne cherchez pas sur les trois sites martiniens (Ennordres, Ménétréol, Aubigny) une photo de charité, de statue, de vitrail ou de bannière > cliquer LA . On n’est plus au temps de râler sur son coût, mais de remplir la coquille vide.

Je vous souhaite pour ce pont du 11 novembre 2011...un bon bol d'air

04/11/2011

100 RETROVISEURS pour le maire de Vierzon ! Objectif atteint !

 Rétroviseur vache.jpg

C’est vache pour ce petit roitelet territorial...La collecte a porté ses fruits : 100 photos de rétroviseurs ont été collectées pour les offrir au maire de Vierzon. Rappelons que ce dernier ne veut pas créer un musée du machinisme agricole à Vierzon, pourtant légitime dans la ville du tracteur Vierzon, car, a-t-il déclaré dans la presse "je ne veux pas d'un musée avec des rétroviseurs". En voilà une première centaine, car la collecte continue, nous avons dépassé les 100 rétroviseurs à présent... Une bonne occasion d'ouvrir, à Vierzon, un musée inédit : celui des rétroviseurs. Merci à toutes et à tous pour vos contributions généreuses. Le combat continue ! Voir les 100 rétros,  en cliquant ICI

Liens utiles avec Rémy

  1. www.lesfousduvierzon.fr
  2. www.vierzonitude.fr
  3. www.vierzoul.over-blog.com

31/10/2011

VISITE DU CIMETIERE des Capucins à Bourges…et pourquoi pas celui d’Aubigny ?

De la Toussaint au 11 novembre c’est  l’époque  idéale de visiter  les cimetières. Pour fleurir la sépulture d’un proche et  se rappeler ceux qui ont écrit notre histoire.

L’Office de Tourisme de Bourges proposait hier la visite Cimetière des Capucins à Bourges.  Un must quand on sait que  les visites du vieux cimetière de 1792 sont conduites et commentées par Melle Thérèse Legras.

Et pourquoi pas celui d’Aubigny(*)?

Je sais qu’à cette époque, vacances scolaires ou pas, l’Office de Tourisme Tombe Lombardeau plaque.jpgintercommunal Sauldre Sologne est fermé les jours de fête...Mais le président du Souvenir Français, qui a des talents de guide conférencier, au fil des allées, pourrait nous  croiser les sépultures d’hommes et femmes célèbres reposant au sein du cimetière. En voici quelques noms : Etienne Abicot de Ragis, avocat, le plus dynamique de nos échevins ; Nicolas Mazan, tambour de la Grande Armée ;  Louis Lombardeau, lieutenant-colonel des fusiliers-chasseurs, de la vieille garde impériale ; Albert Edmond Adrien Dusapt, capitaine de la Grande guerre, puis maire d’Aubigny ; Pierre Rateau Compagnon de la Libération ; Alfred Gandillon, chartiste, directeur des Archives Départementales du Cher ; Julien Léon Laurenson, soldat de la Grande Guerre ; Théophile Moreux dit l'abbé Moreux astronome et météorologue ….

tombe abbé Moreux.jpg

(*) Le cimetière actuel (pour Aubigny village et Aubigny) existe depuis la fin du XVIIIème siècle. Il remplaçait, le cimetière Ste Anne disparu lors de l’ouverture de la route de Bourges ; Le cimetière des Augustins vendu le 25 messidor an II et celui de St-Martin disparu avant la Révolution.

30/10/2011

HALLOWEEN est une fête dont les origines sont lointaines.

Remontant avant le début de notre ère à la fête celtique de Samain, elle s’est enrichie

sorcières 1.jpg

au cours des siècles de croyances provenant de la Rome antique, de l’Europe du Nord et d’Irlande. Au XIXe, sous l’influence des Irlandais, la fête a été importée aux Etats-Unis où celle-ci est devenue très populaire.

Aujourd’hui, chargée de traditions, elle revient en Europe (sorcières catalanes à Concressault).

la Festa des Bruixes.jpgLe point commun à toutes ces croyances est à la fois une célébration de la fin de la période des récoltes ainsi que l’annonce de l’hiver. Le bétail est rentré et les greniers sont pleins mais les pays de l’hémisphère nord connaissent une obscurité grandissante et les arbres se dépouillent.

Les Celtes croyaient que les mauvais esprits profitaient des nuits, plus longues à la morte saison, pour venir tourmenter les vivants

Avec ce changement, les craintes ancestrales de la nuit se réveillent.

On dit que le monde de la nuit n’appartient plus aux vivants mais à des êtres surnaturels tels que fantômes, diables, sorcières… d’où les déguisements des enfants et des jeunes gens le soir d’Halloween.

La nuit de Samain ... nel an ... 31 octobre des Gaulois étaient le plus riche et le plus nombreux des peuples Celtes. Sa prééminence était telle que les Grecs et les Romains appelaient les Celtes : Gaulois.

L'année gauloise se terminait à la fin de l'été, ce jour correspond aujourd'hui au 31 octobre.

Ce jour-là, la légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Une des croyances associées à cette fête, est de laisser de la nourriture aux portes des villages et de l'offrir aux fantômes afin d'apaiser leurs esprits.

sorcières catalanes.jpgLes troupeaux étaient ramenés des prairies aux étables, et le soleil était remercié de la moisson qui représentait une aide pour la bataille à venir contre les ténèbres et le froid.

Ce dernier jour de l'année, on supposait que les esprits pouvaient faire une brève visite à leurs parents, alors que le Dieu de la mort tentait de rassembler les âmes de ceux qui étaient morts durant l'année afin de leur révéler leur sort." ...

Au fil des ans, cette tradition se transforma en une fête pour les enfants. Ceux-ci déguisés en fantômes vont de porte en porte demander des bonbons...

HALLOWEEN pour ses quinze ans d'Halloween, le musée de la Sorcellerie fait la fête sur deux jours et une nuit… la Festa des Bruixes continue …

concours déguisement.jpg

Petits et grands ont trouvé leurs contes compte...hier samedi…Il y avait la foule à la Jonchère, à Concressault (*). Venus d'Orléans, Bourges, Châteauroux, Nevers... On voyait des immatriculations de tous les départements sur un parking engorgé. Preuve que les prestataires de service, hôtels, gîtes, chambres d'hôtes, village de vacances sont de Qualité et savent acceuillir.

Vous avez raté spectacle de marionnettes appelé Sortilèges, écrit et joué spécialement pour le musée par la compagnie des Barbouillots et vous étiez absents  pour jeter vos vœux dans le feu d’sorcières et danser avec les sorcières catalanes venues spécialement d’Espagne pour les réaliser.

la Festa des Bruixes 2.jpg

Pas grave …After … aujourd’hui…la Fiesta des Bruixes  continue…ne ratez pas leu JT de FR3

Lundi  un après-midi  spécial Halloween lundi, à partir de 14 heures. Avec  les sorcières catalanes mais aussi Bidouillon, un maître sorcier …

meneurs de loups.jpg

20 heures, la nuit fantastique d’Halloween. Toutes les vingt minutes, à la lueur de bougies, sorcières, sorciers et M’neu de loup vous feront visiter en groupe le musée. La nuit d’Halloween, tout peut arriver bien sûr. Alors un conseil, revêtez parure de sorcier ou de sorcière. C’est le meilleur moyen de passer inaperçu…

Renseignements au 02.48.73.86.11

(*) pour l’OTSS, le musée de la Sorcellerie est à Concressault, Communauté de Communes Cœur du Pays-Fort…César.

26/10/2011

ANNIVERSAIRE, il y a 499 ans, le 11 juillet 1512, jour de la Sainte Elizabeth, un incendie accidentel parti du four banal (route d’Argent) ruine Aubigny

Cette célébration n’est pas dans les objectifs 2012 du "Vieil Aubigny" et l’on ne sait pas encore si Quentin, victime de placements toxiques, s’est refait une santé financière

15012-2012.jpg

Le château n’était pas construit, l’église reçoit des «désordres», les derniers n’ont été réparés qu’a la fin du siècle dernier – voir piliers où la croix de consécration n’a pas été repeinte… Toutes les maisons sont consumées. Il ne reste que les murs en pierre de la Maison des Dames (religieuses) et la maison du pont des Foulons…
La rue de la Halle n’est qu’un amas de poutres brûlées… Elle s’appellera désormais rue du Charbon.
On envoie un message au seigneur d’Aubigny, Robert Stuart, maréchal de France, guerroyant en Italie. Réponse, reconstruisez votre ville, en vous servant gratuitement- du bois de mes forets.(qui dit que les Écossais, on des sporrans en peau d’hérisson retournée,)
medium_enluminure.jpgAubigny se reconstruit en une génération, nous laissant un ensemble unique et exceptionnel de maisons à colombages "Renaissance":

Voici ce que de La Thaumassière (In Histoire du Berry -1689) relate :

 

"...Pendant que le Roy Jean étoit prifonnier en Angleterre, la Ville d’Aubigny fut fut prife , faccagée & brûlée par les Anglois, & peu aprez rebâtie. Elle fut une féconde rois brûlée par accident ,1e feu s'étant pris au Four-Bannal, qui confomma toutes les Maifons, à la refetve d'une feule, le 11 de Juillet 1512.Elle fut rétablie peu après du Bois des Forêts voisines.(*)..."

 

(*) ..."Il y avoir autrefois cinq Forêts dans le Territoire & dans la Juftice d’Aubigny, trois du côté d'Orient & deux du côté d'Occident. L'une de celles du côté d’orient s'appelloit la Forêt de Viefvre , diftante d'un quart de lieue de la Ville , les deux autres fe nommoient de Cleufy proche les Bois d'Yvoy,& la Forêt de l'Aumône vers Dampierre, à deux lieues de diftance de la Ville; celles du côte d'Occident s'appelloient la Forêt de Tempête & de Breregnault $ la première éloignée d'une lieuë de la Ville , &  l'autre de deux lieuës. Il ne relie à prefent que les Forêts de l’Aumône, de Cleufy & les Bois de la Thuau , les autres ayant été employées au rétabliffement de la Ville après les Incendies...."

 

Illustration cracheur de feu, FFE 2010.

23/10/2011

LA VIE DE CHARLES JURIE (1840-1919) peintre verrier berruyer.

Aubigny vitrail Jurie.jpg

Christian Roth, vice-président de la société d’histoire et d’Archéologie du Berry présentait cet après-midi au centre culturel de Masay une conférence consacrée à Charles Jurie. Un  peintre verrier  établi 8 rue Saint-Louis à Bourges qui est l’auteur de nombreuses verrières et vitraux dans le Cher et d’autres département.

Charles Jurie  nous a laissé dans l’église  Saint Martin une belle verrière où il a représenté les parents de Marie, Sainte-Anne et Saint-Joachim

Sainte-Anne et Saint-Joachim.jpg

Le vitrail est un art à découvrir…si on invitait Christian Rothà Aubigny ?

19/10/2011

AUBIGNY Place du Martroi...Le mot martroi vient de martyretum ou champs des martyrs puis prend le sens de nécropole.

La place du Martroi est le nom donné à une place de plusieurs communes du Loiret. La plus célèbre est la principale place du centre-ville d'Orléans, où se dresse la statue équestre de Jeanne d'Arc…Si les place du Martroi sont légion dans le Loiret, on en trouve dans le Loir-et-Cher et une dans le Cher…à Aubigny (voir cartes postales anciennes, place du Martroi vue coté Château et place du Martroi vue coté église).

CP Aubigny Place du Martroi coté chateau.jpg

Paris a aussi une Rue du Martroi. Elle aboutit d'un côté à la place de Grève, et de l'autre a la rue du Monceau-Saint-Gervais.

CP Aubigny Place du Martroi coté église.jpg

Les auteurs s’entendent pour donner au mot « Martroi » une étymologie dérivée du mot «martyrium » qui indiquait un lieu où l’on appliquait au Moyen Age les sentences contre les condamnés. Cette explication pourrait être vraisemblable cependant, au cours des différents travaux qui ont eu lieu sur la place (adduction d’eau, assainissement, revêtements …) aucune ne trace de gibet ou autre n’a été relevée.

 CP Aubigny Place du vieux Marché.jpg

Dans Histoire et statistique monumentale du département du Cher Alphonse  Buhot de Kersers (ouvrage paru en 1875) écrit De la place des Bans (aujourd’hui place devant la maison dite de François Ier) partait la rue du Bourg-Coutant, qui existe encore, et qui conduisait au Martroi ou marché au blé (aujourd’hui place du Vieux Marché).

La place des bans comme les martrois, ont été effacés de la mémoire des albiniens.

Pour en savoir plus, lire Jacques Soyer. Etude sur l'origine des toponymes martroi et martres. Bordeaux et Paris [1925]. (Extrait de la Revue des Etudes anciennes, t. XXVII, n°3, juillet-septembre 1925.cliquer ICI

15/10/2011

LA MARMITE DES FAMILLES, les 15/16 octobre 2011 pendant la Foire de la St-Michel

 

Quoi de plus simple, convivial et bon pour la santé qu'une bonne soupe faite maison et partagée entre amis ou en famille ?

 

La marmite des familles.jpg

2011, Familles de France souhaite mobiliser et sensibiliser les familles à une alimentation équilibrée et bon marché, c'est pourquoi la Fédération nationale encourage à organiser, dans chacun de de ses relais une animation autour de "la Marmite des Familles". L‘association des familles de d’Aubigny et du Cher Nord, vous invite au "voyage autour des soupes du monde", les 15/16 octobre 2011 pendant la Foire de la St-Michel.

13/10/2011

PARKING du Pré qui Danse, nouvelle menace…le gui menace notre vieux pommier Sainte Germaine...

La ville d’Aubigny est partenaire de  La section hôtellerie du Lycée Jacques Cœur de Bourges (école associée de l'UNESCO) et l’Union des Ressources Génétiques du Berry (URGB) pour la promotion de la sucrine du Berry et la faire découvrir à tout public.

Ste_Germaine_Aubigny.jpg

Pendant la semaine du goût, peut-être que les acteurs de l’URGB, vont mettre en relation la ville d’Aubigny avec la Société Pomologique du Berry. Cette association travaille à la sauvegarde et à la promotion des variétés fruitières locales. Elle a mis en place un verger école. Ce verger est le lieu des séances d'arboriculture donnée par l'association, durant lesquelles des spécialistes divulguent aux amateurs des techniques d'arboriculture comme la plantation, le greffage ou la taille. Intéressant quand on sait, que sur le Parking du Pré qui dance, le gui menace notre vieux pommier Sainte Germaine…particulièrement fertile cette année.

SainteGermaine-Ausecours.jpg

Comme d’autres chassent le vampire, munis d’un pieux et d’une gousse d’ail, les druides cueillaient toujours le gui avec des serpes d’or, et exclusivement dans les grands chênes.

Aujourd’hui, c’est plutôt dans les pommiers qu’il faut aller chasser ce parasite. Car le gui est capable de coloniser un arbre adulte en quelques années, avec une technique meurtrière qui consiste à pomper la sève, se substituer au feuillage, et provoquer à coup sûr la mort du sujet.

Voyez dans quel état est « notre Sainte Germaine » bordant le Parking du Pré qui danse.

 Ste_Gemaine_pommier_.jpg

Vous devez donc (jardiniers 4 fleurs) agir sans tarder : à bas le gui ! En plus, la loi l’exige ( ? La lutte contre le Gui était autrefois obligatoire, mais il semble bien que le texte en question ait été abrogé au début des années 1980. le gui figure sur la liste des organismes nuisible dont la destruction peut être rendue obligatoire par arrêté préfectoral), car les oiseaux qui viennent se régaler du gui ne manqueront pas de propager ses graines visqueuses et assassines sur les arbres de vos voisins.

Qu’elle soit en or ou en vulgaire acier, prenez donc votre serpette pour cueillir le gui, en prenant soin de bien curer les branches pour éliminer tout le parasite. Mastiquez ensuite les plaies laissées sur l’écorce pour les aider à cicatriser.

"SAINTE GERMAINE" la Pomme, un fruit bien défendu ?

Malgré la suprématie de la golden, certains fins gourmets ont gardé une tendresse particulière pour une variété ancienne la Sainte Germaine.
C'est sans doute du fait de la modernisation de l'agriculture (mécanisation, intensification) et de la faible valorisation de cette production (prix de vente des pommes à jus peu attrayant) que nos pommiers plein-vent de variétés locales ont été délaissés, non entretenus, gênants et éliminés.
Pourtant, les pratiques du consommateur changent peu à peu, Ils sont très nombreux à désirer retrouver ces fruits du terroir. Reste à les produire pour qu'ils puissent les consommer ! Il va sans dire qu'il ne s'agit pas d'éliminer nos variétés locales, mais de les sauvegarder, de choisir celles qui conviennent le mieux pour la production et la consommation (variétés résistantes à la tavelure, aux risques parasitaires et de bonne qualité gustative), de les faire connaître auprès des producteurs et des consommateurs, de montrer l'intérêt technique et économique de la culture de ces pommiers. Certains arboriculteurs du verger de Saint Martin l’on fort bien compris et se sont engagés dans cette filière.
Un de ces pommiers se trouve en bordure du Parking du Pré qui Danse…à la droite du sentier qui conduit au restaurant les Routiers. Les jardiniers des Espaces Verts Municipaux « certifiés 4 fleurs » dispose là d’un petit trésor qu’ils ont a préserver et pérenniser. Il serait dommage de devoir aller rencontrer ce pommier au verger conservatoire des variétés traditionnelles du Berry à Neuvy-Saint-Sépulchre –Indre

Le pépiniériste Jean Desnoux , présent chaque samedi sur le marché d’Aubigny, et « découvreur » de ce pommier « Sainte-Germaine» « On tient beaucoup à cette variété », dit-il avec gourmandise, parlant de cette pomme répertoriée et appréciée depuis quatre siècles, croquante, juteuse, sucrée tout en gardant un goût un peu acidulé et de longue conversation. Il a donc réalisé des greffons à replanter dans votre jardin ou verger pour que d’ici 4 à 5 ans on puisse trouver cette très bonne pomme, a cuisine, dans une tarte tatin ou un crumble… elle est idéale pour accompagner un boudin aux châtaignes.

Pomme Sainte-Germaine, Pomme de l'Estre, de Comte, Reinette de Brive, Reinette à Cul Noir, Sainte Germaine, de Saint Germain, Pomme du Limousin, De Lombard….

Savez-vous comment une même pomme peut avoir plusieurs synonymes ? Pour ceux qui ne connaissent pas encore la petite histoire, c'est d'abord Henri IV, vers la fin du XVe siècle, qui de passage à Saint-Germain-les-Belles, lors de ses nombreuses visites en Haute-Vienne, l'a mise en évidence. Lors d'un dîner, il ne voulut manger aucun des plats qu'on lui proposa, mais accepta seulement pour mets la pomme qui était placée sur la « fenestra ». Il l'apprécia tant qu'il la surnomma "De L'estre" ! Bien plus tard, c'est Turgot, intendant de la Généralité de Limoges de 1761 à 1774, qui la reconnut à Saint-Germain-les-Vergnes, en Corrèze (d'où son nom « Sainte-Germaine » ou « De Comte »). Avec Jean-Baptiste Cabanis, avocat reconverti dans l'arboriculture, ils furent les promoteurs de cette variété dans le Limousin.
On la trouve dans de nombreux départements du centre et du sud-ouest, dont le Cantal, la Creuse, la Corrèze, la Haute-Vienne, le Puy de Dôme, l'Aveyron, la Haute-Garonne, l'Indre... et plus rarement dans le Cher.

Fruit:

Moyen à gros, souvent conique, de proportions assez variables. Pourtour légèrement côtelé, irrégulier. Cuvette de l'oeil souvent asymétrique, plissée, mamelonnée, tachée de gris. Pédoncule variable. Couleurs de l'épiderme assez variables. On remarque, sur un fond jaune verdâtre des traces grises rugueuses et parfois quelques traces ou stries rose terne. Présence de lenticelles soit claires, soit grises, anguleuses. Parfois, à parfaite maturité, le fruit devient tout jaune. Chair blanc-jaunâtre, cassante, sucrée, acidulée. Mûrissant lentement pendant l'hiver en changeant de goût. Toujours acidulé mais empilant curieusement les arômes au fil des mois pour finir son temps avec une étrange saveur de ... banane … Se conserve jusqu'en juin.

Culture:

Cette variété, est cultivée spécialement sur tige où elle donne, un fruit excellent et de très longue conservation. A répandre au verger où sa vigueur est moyenne et sa fertilité grande sur l'arbre adulte. Floraison tardive ( le pommier albinien sera en floraison cette année pour le 1er mai…)

Pour faire couleur locale …

Saviez vous qu’en Ecosse, les jeunes filles ayant largement coiffé Sainte Catherine mangeaient une pomme devant le miroir les yeux fermés. En les ouvrant, elles devaient voir, le temps d'un éclair le visage de leur future époux

12/10/2011

SURY-ES-BOIS l'Eglise enrubannée!

 

Organisés depuis 1995 par la Fédération française du bâtiment (FFB), l’AMF, Dexia et la Fondation du Patrimoine, ces rubans honorent le patrimoine sans distinction d’époque, de nature ou de taille, et mettent en valeur les communes ou structures intercommunales ayant favorisé la réhabilitation et la valorisation de leur patrimoine bâti, favorisant ainsi l'amélioration du cadre de vie.

Des jurys régionaux expertisent les dossiers, décernent les prix départementaux et transmettent au jury national les dossiers candidats aux prix nationaux.

Remise du Ruban.jpg

Mardi 11 octobre, Danièle Back, maire-adjoint de Sury-ès-Bois a reçu, dans les salons de FFB Cher, à Bourges, un ruban du patrimoine départemental 2011. Emmanuel Ferrand, président départemental, entouré de Philippe Moisson, représentant l’AMF et Gérard Thorel (FFB),  membre du jury régional, a souligné la qualité du dossier de Sury-ès-Bois. En rénovant et préservant son patrimoine bâti, la commune a donné un formidable coup d’accélérateur à l’activité locale tant au plan social qu’économique. Elle améliore le cadre de vie de chacun, anime la vie locale et se dote d’un nouvel attrait touristique. Le village du Pays-Fort est récompensé pour la rénovation de son église romane, dont la partie

visite église St-Martin de Sury-ès-Bois L.jpg

ancienne remonte à début du XIème. 40 prix départementaux sont remis au niveau national, Sury-ès-Bois est le seul lauréat en Région Centre cette année. Rappelons que l'église vient de faire l'objet durant quatre ans d'une restauration, dont les travaux se sont élevés à 700.000 €uros.

Nicolas LEBLANC l'éternel oublié de la République...du comice... de l’année internationale de la chimie et de la Fête de la science 2011 dans la Com.com. Sauldre-Sologne...

 

Nicolas Leblanc  (1742-1806) n’était  pas dans la liste des Célébrations "officielles" nationales" ni dans les régionales 2006… éternel oublié de la République...oublié du Comice 2011... de l’année internationale de la chimie et de la Fête de la science 2011….comme le fut, même à Ivoy en 2006 pour le bicentenaire de sa disparition. Pourtant il est bien toujours présent dans toutes les salles de bains, son  "invention" est toujours étudiée dans les lycées et  souvent l'un des sujet de chimie au bac...

Pour remplacer les soudes naturelles extraites des cendres de végétaux, il découvre un procédé de préparation du carbonate de sodium (la soude artificielle) à partir du sel marin. Ses travaux ne furent reconnus qu'à titre posthume et il connut de son vivant une extrême pauvreté. Lire leblanc. et/ou le procédé Leblanc

Fils d'un maître de forge d’Ivoy le Pré Nicolas Leblanc né en 1742 avait fait des études de médecine. Il était devenu chirurgien de la maison du duc d'Orléans, ce qui lui laissait du temps libre pour travailler au laboratoire de chimie du Collège Royal. C'est en 1784 qu'il s'intéresse au carbonate de sodium, avec la volonté de trouver un moyen économique de l'obtenir à partir du sel marin. Dans son procédé, Leblanc partait du sel de Glauber ou sulfate de sodium obtenu par action de l'acide sulfurique sur le sel marin (étape 1). Ce sel de Glauber mélangé à du calcaire (carbonate de calcium) et à du charbon de bois pulvérisé (carbone) donne lieu par chauffage à une réaction de double décomposition avec obtention de carbonate de sodium et de sulfure de calcium (étape 2).

Très vite, il passe à la réalisation industrielle et réussit brillamment. Mais, en 1793, son usine est confisquée et vendue comme bien national.». Ruiné, il se suicida à Saint-Denis, en 1806.

08/10/2011

SOLDAT DE L’EMPIRE : Etienne-François ABICOT, né le 11 septembre 1768 à Aubigny (Cher)...

adjudant-général.jpg

Etienne-François ABICOT (*), né le 11 septembre 1768 à Aubigny (Cher), fit partie de la garde nationale de son département depuis sa formation en 1789 : il devint sergent le 11 février 1790, et sous-lieutenant de grenadiers le 14 mai suivant. Volontaire dans le 1er sabretache chef d'escadron.jpgbataillon du Cher le 12 octobre 1791, sergent-major le même jour, et sous-lieutenant le 17 mars 1792, il servit en 1792 à l'armée des Ardennes. Passé sous-lieutenant dans le 12ème régiment de dragons (ci-devant Bourbon) le 25 février 1793, et promu lieutenant le 1T octobre de la même année, il prit part aux opérations de nos armées dans le Nord de 1793 à l'an II. Adjoint aux adjudants-généraux le 1er prairial an II, il servit aux armées du Nord, de Sambre-et-Meuse et de Rhin-et-Moselle jusqu'en l'an V, et se distingua à la reprise des places de Landrecies, du Quesnoy et de Valenciennes, ainsi qu'aux affaires de la Chartreuse, de uniforme chef d'escadron.jpgla Roër, de Sprimont et d'Esneux, où il reçut un coup de feu à la jambe gauche en montant à l'assaut d'une redoute. Il fut encore cité pour sa bravoure aux sièges de Luxembourg, de Mayance, de Mannheim, au passage du Rhin, pendant la marche de l'armée du Rhin en Allemagne et sa retraite, et enfin à la défense du fort de Kehl, où il reçut deux blessures. Capitaine le 14 vendémiaire an V, et employé avec son grade comme adjoint à l'état-major de la 4ème division militaire (Nancy) le 1er nivôse an VI, il resta dans cette position jusqu'au 17 pluviôse an VII, époque de sa promotion au grade de chef d'escadron pour remplir les fonctions d'adjudant-général. Employé en cette qualité à l'état-major de la même division, il fut envoyé au mois de germinal de la même année dans le département des Vosges pour y organiser les levées et y exercer un commandement supérieur. Le gouvernement le rappela, le 1er germinal an VIII, à l'état-major de l'armée du Rhin. Il passa à la paix à celui de la 3ème division militaire. Entré, le 19 vendémiaire an X, comme chef d'escadron dans le 9ème régiment de

l'armée des côtes de l'Océan.jpg

hussards, il fit partie avec ce régiment de l'armée des côtes de l'Océan pendant les ans XII et XIII, devint membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, et fit la campagne de vendémiaire an XIV. Frappé, le 16 de ce mois, à Wertingen (1805), d'un boulet qui lui enleva une partie de la cuisse, il mourut le 24, à Donnawerlb, des suites de cette blessure.

Colonne_de_la_Grande_Armée_Bataille_de_Wertingen.jpg

(*) Fils deMe Etienne Abicot, avocat en Parlement et au bailliage royal de Concressault à Aubigny-en- Berry, procureur du roi au grenier à sel d’Aubigny-en- Berry, fermier général de la seigneurie d'Aubigny, membre de l'Assemblée Provinciale de Berry, échevin d’Aubigny.

Chapelle Abicot.jpg

La chapelle funéraire de cette prestigieuse famille vient d’être rasé dans l’indifférence générale. Les états de service d’Etienne Abicot et les faits d’armes d’Etienne-François Abicot, n’ont pas retenu ou attiré l’attention du "Souvenir Français", ni du "Vieil Aubigny"