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20/12/2011

ASSIGNATS quand le député Albinien Jacques Foucher supervisait l’impression des assignats…

L'histoire industrielle de Châlette (Loiret près de Montargis) remonte au XVIIIème siècle avec la papeterie de Bûges en 1784 où ont été imprimés les premiers assignats, les premiers papiers monétaires, et les premiers mandats.

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Le papier de la première émission d'assignats fut fabriqué par Étienne-Alexandre-Jacques Annisson- Duperron propriétaire de la papeterie de Bûges près Montargis et en même temps directeur de l'Imprimerie Royale.

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Au XVIIIe siècle, le nombre de livres et de journaux s'accrut en France ; les moulins à papier du Dauphiné, du Vivarais, de Montargis (Langlée-Loiret) et de la région d'Annonay (Ardèche) se développèrent.

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En 1786, Pierre-Alexandre Léorier Delisle (né à Valence en 1744, mort à Montargis en 1826) publia à Londres les œuvres du marquis de Villette. L'ouvrage offrait la particularité d'être imprimé sur du papier d'écorce de tilleul pour les 156 premières pages, et sur différents végétaux pour les pages suivantes (papier d'ortie, de guimauve, de mousse, de houblon, de roseaux, de conserva première espèce, de conferva seconde espèce, de racines de chiendent, de bois de coudrier, de bois de fusain, d'écorce de fusain avec son épiderme ou croûte, d'écorce d'orme, d'écorce d'osier, d'écorce de peuplier, d'écorce de saule, de bardane et de pas d'âne, de chardons). Le papier avait été fabriqué par la papeterie de Bûges, près de Montargis. C'est dans ce livre que Léorier Delisle, soucieux de redresser la situation économique de la manufacture de Langlée, près de Montargis, dont il avait pris la direction, annonça ses découvertes relatives à la fabrication de papier à partir de plantes et d'écorce de végétaux : "J'ai soumis à la fabrication du papier toutes les plantes, les écorces et les végétaux les plus communs. Les échantillons qui sont à la fin de ce volume ne sont que des extraits de mes expériences. J'ai voulu prouver qu'on pouvait substituer aux matières ordinaires du papier, qui deviennent chaque jour, plus rares, d'autres matières les plus inutiles".

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En septembre 1793 Jacques Foucher, député conventionnel du Cher, qui venait d’entrer au Comité des Assignats et Monnaies est envoyé à ce titre surveiller la fabrication des billets à l’imprimerie de  Bûges dans le Loiret. Il quitta ces fonctions en 1796

Assignats 250 Livres 28 septembre 1793.jpg

Illustration : Assignats de 250 Livres du 28 septembre 1793

18/12/2011

AUBIGNY, armorial de ses seigneurs et ducs...

Voici une petite contribution, un armorial, contenant les blasons de la ville d’Aubigny, des Stuarts de Darnley, des Stuarts-Aubigny, des Stuarts-Aubigny-Lennox, des ducs...

L’ARMORIAL d’Aubigny, de ses seigneurs et ducs est sous format pdf, pour être édité et relié.

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Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent s’adresser, aux hôtesses, de l’OT-SI Sauldre Sologne. Cet armorial est dans leurs archives. Il a été rédigé, à la demande et pour l’Office de Tourisme du Canton d’Aubigny, devenu OT Sauldre Sologne.

07/12/2011

Henry MARET, sancerrois, député du Cher de 1885 à 1906 (réélu en 1889, 1893, 1898, 1902)…quelle carrière…et même pas une rue...

Henri Maret ou (Henry Maret) (4 mars 1837 à Sancerre - 5 janvier 1917 à Paris), est un journaliste et un politique français, député de la Gauche radicale (extrême-gauche) de 1881 à 1889 et du Parti radical-socialiste de 1902 à 1906.

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Issu de la famille Maret de Bassano, il fait ces armes en tant que journaliste au Maret de Bassano.jpgCharivari, au Rappel et à La Réforme. Pendant le siège de Paris, il critique le gouvernement de Défense nationale et fonde, pendant la Commune, Le Mot d'ordre avec Henri Rochefort. Opposé à la destruction de la colonne de Vendôme, il passe néanmoins, avec Rochefort, devant le conseil de guerre après la Semaine sanglante (mai 1871). Sa peine de 5 ans de prison ferme est commuée en quatre Le Charivari.jpgmois, raison de son état de santé, avec interdiction des droits civils pendant cinq ans. Il participe aussi à L'Action, au Corsaire, puis au Tribun du Peuple de Lissagaray. Ce dernier, d'ailleurs, lui donnera souvent la suite de ces éditoriaux lors de l'arrêt de ces autres journaux. En 1878, ayant quitté L'Avenir national, devenu bonapartiste, il devient le principal rédacteur du Mot d'ordre, attaquant la politique opportuniste de Gambetta.

Elu conseiller municipal du XVIIe arrondissement (quartier des Épinettes) en octobre 1878, Henri Maret est réélu en 1881. En 1879 et 1880, il s'oppose de façon virulente, et solitaire, à l'art. 7 de la loi Ferry sur les congrégations religieuses, au nom de la H Marret.jpgliberté absolue d'association. Il doit alors quitter Le Mot d'Ordre, mais Portails, le directeur de La Vérité, lui offre une place de rédacteur en chef. En juillet 1881, il quitte La Vérité, et s’associe à Victor Simond pour lancer Le Radical le 10 août 1881, et continue à mener campagne contre l'opportunisme. Elu député de la Seine dans le XVIIe aux élections d'août 1881 contre le républicain modéré, le colonel Martin, et siège à l'extrême-gauche. Il fait alors partie, avec de Lanessan, futur ministre de la Marine de Waldeck-Rousseau, d'un groupe de députés « libertaires » qui se séparait parfois du chef des radicaux, Clemenceau. Il se fit remarquer pour ses amendements s'opposant à l'outrage aux bonnes mœurs ou tentant de rétablir la possibilité du mariage entre un conjoint adultère et son ou sa partenaire1. Après la grève de Montceau-les-Mines de 1883, il réclama l'amnistie pour tous les crimes politiques.

Comme Clemenceau, il vota pour l'élection de la magistrature par le peuple, pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat, et contre les crédits de l'expédition du Tonkin, étant un farouche adversaire de la politique colonialiste du cabinet Ferry.

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Aux élections de 1885, Henri Maret est présent à la fois sur des listes radicales (Seine) et socialistes (Cher) ainsi que sur une autre liste plus modérée. Il parvient à se maintenir au second tour, dans le Cher, avec les modérés, sur une liste d'opportunistes qui affrontait les monarchistes 1, et fut ainsi élu député du Cher (5e sur 6). Ayant également été élu dans la Seine (13e sur 34), il opta pour le Cher, siégeant toujours à l'extrême-gauche. Lors des débats sur la loi d'exil de juin 1886, il se prononce contre la proposition Duché. Maret fut l'un des premiers à s'opposer au boulangisme, ce qui l'amena à favoriser l'union républicaine, abandonnant l'idée de révision constitutionnelle. Il vota pour les poursuites contre Boulanger et contre trois députés de la Ligue des patriotes.

Réélu en 1889 puis en en 1893, il participe activement aux débats sur les lois scélérates ainsi qu'aux projets de lois sur la liberté d’association. Réélu en 1898 et 1902 (victoire du Bloc des gauches), il siège jusqu'à 1906, étant devenu membre de diverses commissions parlementaires (presse, enseignement et beaux-arts, économies, budget) et s'opposant à la censure. Défenseur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et de la suppression du budget des cultes, il refusa cependant de voter le projet de loi portant suppression de l'enseignement congrégationniste, au nom de la liberté d'association1.

Inauguration du musée Balzac rue Raynouard  Henri Maret et Melle Géniat.jpg

Dreyfusard en 1898, il écrit en 1904 au Journal son «carnet d’un sauvage ». Il utilise quelquefois le pseudonyme de Jean Libre. Il meurt le 5 janvier 1917 à Paris.

In Wikipédia

Biographies extraites du dictionnaire des parlementaires français :

·  de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny) cliquer ICI

· de 1889 à 1940 (J.Joly) cliquer ICI

25/11/2011

GUILLAUMIN Jacques, François, Augustin .... Avocat, propriétaire, président du Comice Agricole d’Aubigny, conseiller général du Cher – canton d’Argent , député du Cher (1856-70), maire de Brinon, officier de la Légion d'Honneur.

« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Brescia, vieille ville frivole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit Jacques, François, Augustin Guillaumin... »

D’après Victor Hugo...

Victor et Jacques sont nés tous les deux en février 1802 et ont comme seul autre point commun d’avoir été députés...Jacques bonapartiste et Victor opposant à "Napoléon le Petit" jusqu'à l’exil...

Guillaumin député du Cher.jpg

Jacques, François, Augustin Guillaumin est né le 5 février 1802 à Brescia (Lombardie – Italie). Fils d'un colonel du FermeCoudraySologne.jpgPremier Empire fixé en Sologne. Il étudia le droit, se fit recevoir comme avocat, mais n’exerça pas cette profession et se livra à l’agriculture et sylviculture. Sur son initiative des routes agricoles furent tracées en Sologne. Il fut un ardant défenseur de la Sologne et de son developpement. Propriétaire à Brinon sur Sauldre, Jacques Guillaumin présidait le Comice agricole d’Aubigny (Cher) et était membre du Conseil Général de ce département pour le canton d’Argent sur Sauldre (secrétaire de la commission Sologne). Il fut élu député le 20 décembre NapoleonIII_.jpg1856, comme candidat officiel du gouvernement impérial au Corps législatif (visite de Louis-Napoléon Bonaparte à la ferme du Coudray, Brinon (Cher) le 22 avril 1852), dans la 1ère circonscription de Cher (arrondissement de Sancerre) en remplacement du comte Guillaume de Duranti-Concressault. Il obtint 19809 voix (20566 votants – 40255 inscrits). Il siégeât dans la majorité dynastique et obtint sa réélection, le 22 juin 1857, par 23217 voix (24977 votants – 40969 inscrits), contre 1322 à M. Carnot. Jacques Guillaumin vota constamment avec la droite impérialiste et fut encore réélu, le 1er juin 1857 par 26157 voix (29747 votants – 43967 inscrits). Il se fit au Corps législatif une spécialité des questions agricoles, et il les traita plusieurs fois à la tribune de l’assemblée. Son discours assemblée.jpgprononcé à la séance du 28 mai 1861, dans la discussion du projet de loi relatif aux droits de douane concernant les grains, farines et autres denrées alimentaires, avait marqué les esprits. Il s'est opposé à la canalisation de nos rivières, etc...

Il reçu la légion d’honneur le 14 aout 1866, à la veille de la saint Napoléon

Sa candidature officielle aux élections de du 24 mai 1869 fut assez vivement combattue. Il réunit toutefois 12276 voix contre 7027 voix au marquis de Vogüe, Guerre à la Prusse.jpgcandidat royaliste. Il revint siéger à l’assemblée, se prononça pour la déclaration de la guerre à la Prusse, et rentra dans la vie privée au 4 septembre 1970.

Une tentative faite par lui le 29 février, dans l’arrondissement de Sancerre, comme candidat bonapartiste à la Chambre des députés, ne lui donna que 2888 voix contre 10696 à l’élu, Ernest Duvergier de Hauranne (châtelain d’Herry), républicain modéré ami de Thiers, et 4653 à M. de Chabaud-Latour, orléaniste.

Jacques, François, Augustin Guillaumin, est décédé le 22 novembre 1881 à Brinon (ou à Paris ?).

Cliquer sur les liens en surbrillance...

 

15/11/2011

CAILLET Bernard Agnon (1821-1919)…horloger de la marine…né en bord de Nère à Aubigny

Mis en ligne le 25/10/2011, mis à jour le 15/11

Ni l’association du Vieil d’Aubigny, ni celle des Amis de la Marine d’Aubigny assurent la mémoire d’albiniens comme Adolphe Blandin  médecin des forges impériales qui forgeaient à Cosne les ancres de la Royale ou Marc-Antoine Lombardeau Ltd-Colonel de l’artillerie de la marine. Assurer la mémoire de ces marins né au bord de la Nère, loin de la Mer, officiers de la Légion d’Honneur, apporterait du contenu au parrainage avec la flottille de 34F. Des techniciens,  comme aujourd'hui deux jeunes albiniens engagés avec la marine nationale dans l’opération "Aube de l'Odyssée" qui perpétue la tradition.

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Jamais deux sans trois…Bernard Agnon Caillet, né le 20 janvier 1821 à Aubigny, fis d’Aignan Caillet, horloger d’Aubigny ville, et de dame  Louise Maillot son épouse.

Au titre d’horloger de la marine. il reçut de l’Amiral, Armand Louis Charles Gustave Besnard, ministre de la Marine, la légion d’Honneur le 12  juillet 1896.

Il est décédé à 17 décembre 1919 à Neuilly sur Seine (87ans).

Chronomètre de marine du XIXe siècle.jpgIl faut savoir que la mesure du temps est une donnée fondamentale pour les observations géophysiques. Utilisés pour la navigation (la connaissance précise de l'heure est indispensable pour déterminer la longitude d'un navire), les horloges ou les chronomètres de marine ont été aussi largement employés pour les observations magnétiques effectuées lors des campagnes de mesures

Chromomètre Marine Ulysse Nardin  vers 1860.jpgPartant  d'un lieu, dont la longitude est connue, si on dispose à bord d'une horloge donnant toujours l'heure de  ce lieu de départ  après une navigation de plusieurs mois si on veut connaître sa longitude, il suffit  de déterminer l'heure locale du navire,( par observation su soleil par exemple ),et de la comparer à celle du départ ,la différence est  la longitude du bateau. Vers 1810 la marine française possède une quarantaine de montres de la famille  Berthoud  ensuite une trentaine de Bréguet ( en 1830 une horloge coute 2.474 francs). Des Horlogers de la Marine de l'État, de l'Observatoire du Bureau des Longitudes, Service Géographique de l'Armée et du Conservatoire National des Arts et Métiers.

Breguet 1850.jpg

Illustration : montre Breguet  qui avait été vendue au ministère de la marine en 1858...2.000 francs... Vu le prix de ces montres, la marine marchande française n'est que très peu équipée, avant le milieu du XIXème siècle!

Consultez ce dossier  sur les chronos de  marine.

12/11/2011

Antoine-Espère CAMBOURNAC Habile chirurgien et médecin, né à Aubigny en 1799, mort en 1856 dans la même ville. Il combla de ses bienfaits les hospices et bureaux de bienfaisance d'Aubigny et de Bourges.

Le docteur Antoine-Espère [ou Spire(*)] Cambournac est né le 17 Ventôse an VII (7 mars 1799), à Aubigny (Cher). Son père Antoine, médecin et sa mère Jeanne Quillerier demeuraient rue de la Liberté à Aubigny. Son parrain était  Jean Baptiste Antoine Blandin, Président de l'administration municipale du canton d'Aubigny et sa marraine, Catherine Durand, propriétaire.

Après ses études au lycée de Bourges, il sera reçu docteur en médecine en 1824. (Thèse 1824 : Dissertation sur les granulations et les tubercules de quelques membranes séreuses  - Essai sur l'utilité des évacuants et du vésicatoire appliqué sur la tête, dans le cas de commotion du cerveau, a la suite de l'action des corps contondants). Il partageât  des travaux avec un autre albinien et proche parent le professeur Philippe Blandin . Il étudie à Paris l'épidémie de choléra de 1832.

Médecin-chef de "la Maison de refuge et de la Maternité" à Bourges. La Maison de refuge et de la Maternité crée en 1817 faisait fonction de maternité, d’école de sages-femmes, d’asile psychiatrique pour les vénériens et incurable. Y était adjoint une Maison de Correction et une Maison de ma Mendicité (220 admissions par an). L’ensemble était desservi par les Sœurs de la Charité. D’après le recensement de 1846 on y comptait 549  personnes soignées, recueillies ou internées. La mortalité était importante à Bourges, en raison de la misère ouvrière et, des fièvres qui frappaient aux abords des marais. Le docteur Cambournac a été nommé médecin et chirurgien du collège royal de Bourges.

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Le docteur Antoine- Spire  Cambournac Aubigny fut médecin de l'hospice civil et militaire d'Aubigny. Habile chirurgien, médecin éclairé, il a laissé la réputation d'un cœur bon et affectueux sous un extérieur froid et brusque. A son l’agonie, Cambournac demanda à Léon Turmeau, juge de paix et maire d'Aubigny, son beau-frère, de faire des legs aux bureaux de bienfaisance d'Aubigny et de Bourges, ainsi qu’ aux hospices d'Aubigny et de Bourges. Le legs de 40000 F à l'hospice d'Aubigny servit à construire une école maternelle (CP lors de la constuction).

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Le bâtiment dit "Cambournac" que les Monuments Historiques voulaient conserver à l’Hôtel Dieu fut détruit. Finalement le préfet, Bernard Tomasini a permis la destruction demandée par la municipalité Lepeltier (in Histoire de Bourges au XXe siècle Roland Narboux 1970 – 2001)

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Une rue porte son nom à Bourges et à Aubigny (elle vient d’être réhabilitée).

Pour en savoir plus sur le bienfaiteur d’Aubigny lire l’article, publié dans le Journal du Cher, en 1856 > cliquer ICI

(*) Saint Spire ou Exupère (l’état civil du Dt Cambournac donne Espire) ou Exupéry. Il fut sans doute le premier évêque de Bayeux, mais certainement pas disciple de saint Pierre. C'est en effet deux siècles plus tard qu'il apporta la lumière de la foi dans les villages de la Basse-Normandie. Lors des invasions normandes, Haymon, comte de Corbeil, fit transférer ses reliques dans son domaine, au sud de l'Ile de France où le saint évêque est toujours et grandement honoré.

11/11/2011

ALEXIS, LOUIS, BEDU, capitaine sorti du rang, poilu vétéran "du Linge", témoin de la tragédie de la Grande Guerre.

Jour d'hommage et de recueillement, le 11 novembre donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France. Le 11 novembre rappelle ainsi le sacrifice de ceux qui sont morts durant la Grande Guerre et les terribles souffrances endurées par les " poilus", " tommies"» ou "landsers"» ; termes populaires désignant respectivement les combattants des tranchées français, britanniques et allemands.

N’oublions jamais ces hommes, chaque famille a eu la douleur de perdre un proche. Mon grand-père paternel Jules Beaujard est rentré sauf,  mon grand-père du côté maternel, Emile Rusque, n’y a pas laissé sa vie, mais gazé à Verdun, ces jours étaient comptés. C'est aussi à lui aussi que je rends hommage.

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J’ai choisi aujourd'hui, le jour de se recueillir devant le monument au morts, de penser aux poilus témoins ou victime de l’une de ces tragédies de cette immense boucherie, qui dure depuis août 1914 et s'achève 11 novembre 1918 : le Linge.

Le Linge fait partie des champs de bataille les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. 10000 soldats y  trouvèrent la mort entre juin et octobre 1915.

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Né à Aubigny le 31 décembre 1866, Alexis, Louis, Bedu(Fils d’Antoinette et Célestin Bedu, domestiques à Aubigny-Ville),  capitaine territorial du 59ème RI de Chalon sur Saône, s’y  fit remarquer, comme commandant de mitrailleuse, pour sa bravoure et son dévouement. Le 30 juin 1915, enseveli par un obus il fit preuve du plus beau sang-froid. Cela lui valut une citation. Fut décoré de la médaille militaire, de la croix de guerre. Il fut fait chevalier de légion d’Honneur, Georges Clemenceau, ministre de la guerre, président du Conseil ou le « Père la Victoire » le 10 juillet 1918.

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Alexis, Louis, Bedu appelé le 7/11/1987 au 56ème  s’est  engagé en 1890. Il fit une campagne d’Afrique. A la déclaration de la grande guerre il était Lieutenant territorial au 59ème spécialisé dans le maniement des fusils mitrailleurs et des mitrailleuses. Le capitaine fut démobilisé le 6 janvier 1919. Alexis Louis, Bedu nous a quittés le 3 septembre 1923 à Ivry sur Seine

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La crête du Linge est située dans les Vosges alsaciennes. Haute de 1 000 mètres, elle sépare les vallées d'Orbey et de Munster, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Colmar. Classée site historique par décret du 11 octobre 1921, elle fait partie des champs de bataille les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. Durant ce conflit, les Allemands avaient organisé leur défense sur la ligne de crête du Linge afin d'empêcher l'avance vers Colmar des troupes françaises. Du 20 juillet au 15 octobre 1915, les chasseurs alpins, âgés souvent de 19-20 ans, lancèrent l'assaut contre ce bastion inexpugnable. Des obus à gaz et des lance-flammes furent utilisés.  Environ 10 000 Français et 7 000 Allemands périrent au cours de cette période avant que les troupes se figent et restent face à face jusqu'à la fin du conflit, en novembre 1918.

Le site que l'on visite aujourd'hui est un gros mamelon rocheux, un terrain parsemé d'abris et quadrillé par un réseau de tranchées fortifiées couvert d'une lande rase et de quelques arbres. Les barbelés d'époque n'ont pas été enlevés et le tout est admirablement bien conservé. Il est difficile d'imaginer que ce lieu superbe, dont la pointe nord du mamelon forme un éperon rocheux d'où l'on a une vue magnifique, a été le témoin d'une pareille boucherie. Pourtant, des centaines de soldats des deux bords y reposent encore.

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Au Musée Mémorial sont exposés des objets français et allemands trouvés sur place : armes, munitions, reliques et objets personnels. Des vitrines présentent des mannequins de chasseurs français et allemands, des maquettes du champ de bataille, des photographies d'époque, des lettres écrites par des soldats, des cartes figurant les opérations tactiques. Une projection vidéo de photographies d'époque est également proposée aux visiteurs.

03/11/2011

PIERRE KARMANN, maire d’Aubigny de 1971 à 1977, honoré par sa ville

Pierre Karmann c’est installé comme chirurgien-dentiste à la suite de Madame et Monsieur Barrière successeurs du docteur Jean-Narquin  (Père de Roselyne Bachelot-Narquin et de Jean-Yves Narquin ) parti précipitament en Maine-et-Loire . Où, il réussit  Conseiller municipal d'Angers,  Député (UNR, UDR puis RPR) de Maine-et-Loire (1re circonscription) de 1968 à 1988.

Pour les élections de 1971, la succession de Gaston Vannier a été mouvementée.   Le projet de réhabilitation de la rue des Dames et de l’ilot Sainte-Anne faisait débat.  Alors qu’il avait la seule ambition d’être conseiller, Pierre Karmann  (PR) se retrouva  maire. Son mandat se signala par une saine gestion planification des travaux d’urbanisme, le montage du projet de la construction de la Salle des fêtes (parti architectural choisi à l’unanimité, majorité et opposition confondue)…Je ne vais pas tout énumérer, laissant ce plaisir à son plus fidèle compagnon, Jacques Pardieu, lors de la découverte de la plaque.

Aubigny sous le mandat Karman.jpgLe mandat de Pierre Karmann fut important pour le développement d’Aubigny.Voyez ci-dessus ce que j’ai retenu de son mandat, les enseignes et l’Ilot Sainte-Anne.

En 1977 il perdit son siège de maire suite à une dissidence. Des adjoints CDS partent à l’assaut de la mairie. La droite divisée fut justement sanctionnée à nouveau en 1983. Jusqu’à 1989 (Pierre Karmann ne se représentait pas) où un nostalgique du MRP, rentre avec quelques amis dans le rang, contre un poste d’adjoint.

En février 2011, le conseil municipal s’était recueilli à l’annonce de la disparition de Pierre Karmann. En octobre, il décidait de créer un espace dédié à l’ancien-maire dans l’ilot Sainte-Anne. Une décision saluée par l’ensemble de la population.

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Jacques Pardieu, jeune et sémillant adjointde Pierre Karman présente la maquette de l’actuel Îlot Sainte-Anne (illustration d’un article de la NR 1972, Maurice Painchaud).

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En prévision de la 4ème fleur...création des espaces verts dans Îlot Sainte-Anne...

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Réception provisoire (1975) de la fontaine de la Place des bans, aujourd'hui "éclipsée" par la municipalité actuelle. "Qué Qu'sée qu'ça"...comme l'avait affublée "GD" le rédacteur du Berry Républicain...Elle a changé de robe, mais est toujours aussi mutine.

02/11/2011

LOMBARDEAU Lucien, Louis, Valère, jeune soldat appelé de la Classe 1870, Chef de bataillon du 95ème de ligne

Né à Saint-Omer le 5 aout 1850 où son père Louis, Léopold, Jean-Marie était en garnison.

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Jeune soldat appelé de la Classe 1870, il  passa rapidement les grades, caporal, sergent lors de la Campagne d’Allemagne 14 octobre 1870 au 7 mars 1871. Sous-lieutenant il suivi les cours de l’école de Saint-Cyr a partir du 1er septembre 1971. Il quitta cette école classé 219/415.

1880, on le retrouve lieutenant instructeur a l’école spéciale militaire, puis ordonnance de Général commandant la 4ème  brigade d’infanterie.

Chef de bataillon du 95ème de ligne, Lucien, Louis, Valère Lombardeau est admis à la retraite le 7 avril 1906, il se retire à Bourges  3, rue Molière.

Chevalier de la Légion d’honneur le 11 juillet 1896, officier du même ordre le 30 décembre 1906, comme son père, son oncle et son grand-père

Lucien, Louis, Valère Lombardeau nous quitta le 10 juillet 1931.

25/10/2011

MEMOIRE le Cimetière d’Henrichemont

Tombe Dr MARAOUR fléchage.jpg

La recherche des racines familiales et la mise en culture de l'arbre généalogique familial sont devenues depuis plusieurs années un sport national.

Allée des soldats mort à la Grande guerre.jpgJe n’y échappe pas

La chasse aux ancêtres m’a conduit dernièrement dans le cimetière d’Henrichemont. sur la tombe des grands-oncles morts au Chemin des Dames et à Verdun .Elle se trouve dans une allée bordée d’ifs où sont alignées toutes les tombes des soldats victimes de la Grande Guerre. Impressionnant. La municipalité a engagé un programme de réhabilitation. Leur frère revenu avec la légion d’Honneur est dans un carré voisin

Certes ce lieu de mémoire n’est ni le Père-Lachaise ni le cimetière des Capucinsde Bourges que je vous conseille de visiter avec Melle Legras.

En passant la porte, j’ai été saisi par sa dimension, les larges allées carrossables bordées d’ifs taillés, un vénérable cèdre et son accueil.

Au fil des ans, le Cimetière d’Henrichemont, situé à proximité de l’église, est devenu un lieu de repos bien aménagé (il ya même des WC) qui invite au recueillement.

Cimetirère Henrichemont vitrail.jpgUn plan a coté de l’entrée signale les "carrés".

Certaines sépultures ont une simple pierre tombale, pour d’autres on a érigé une chapelle. Souvent, le temps s’est chargé d’effacer la date de naissance de l’occupant et jusqu’au nom de sa famille Si dans le cimetière voisin d’Ivoy le Pré on trouve des tombes caractérisant les forgerons, ici ce sont les potiers.

Plus que l’aspect patrimonial, le Cimetière d’Henrichemont est un lieu de pèlerinage en raison de la présence de la tombe l’ancien chirurgien du brick l'Inconstantet débarqua, venant de l'Ille d'Elbe, avec Napoléon Ier sur la plage du Golfe Juan.

C’est l’un des souvenirs de pierre ou de marbre de 4 500 personnages donnés par Le Guide Napoléon et qui font revivre l’épopée napoléonienne Des panneaux indicateurs fléchés dans le cimetière de Henrichemont guident à la sépulture du docteur Muraour sous une dalle de pierre et près d'un énorme cèdre du Liban. Un panneau relate brillamment ses états de service.

Cimetirère Henrichemont croix potier.jpgLà j’ai pensé que si dans les cimetières d’Aubigny (Aubigny Village et Aubigny) on pouvait trouver facilement les tombes Des soldats de l’Empire : Abicot, Lombardeau, Mazan,du compagnon de la libération Pierre Rateau ou de l’Abbé Moreux, l'astronome...

Revenant du Cimetière d’Henrichemont on comprend mieux ce qui a motivé le conseil municipal d’Aubigny d’avoir désigné en son sein un délégué à la mémoire, auprès du premier magistrat...

Qu’il visite, s'il veut mériter la médaille de Saint-Louis promise, le Cimetière d’Henrichemont .

Chevalier de Saint Louis.jpg

BLANDIN Adolphe, né à Aubigny, médecin des Forges Impériales de la Marine à Cosne, chevalier de la légion d’Honneur

En continuant la revue des albiniens honorés de la Légion d’Honneur...
Jean Baptiste, Adolphe Blandin est né à Aubigny le 25 septembre 1803 à Aubigny.
Docteur en médecine, il fut fait chevalier le 13 aout 1864, au titre de médecin des Forges Impériales de la Marine à Cosne.

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C’est l’occasion de parler de parler un peut de son employeur, les fameuses les Forges de la Chaussade à Cosne (*).
L'eau de la Loire et du Nohain, les bois du Nivernais central, les charbons du Massif Central, les minerais de fer du Berry et du Donziais…Ces multiples ressources naturelles ont littéralement forgé le destin de Cosne. Oui, forgé, car ce sont les Forges de la Chaussade qui ont marqué le point de départ de son histoire industrielle, au XVIIIe siècle.

Sous Louis XVI, l'âge d'or...

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Au départ était Pierre Babaud de la Chaussade, né à Bellac en 1706. Jeune homme, il suit son père dans le négoce du bois pour la marine de guerre, avant de devenir maître de forges. Bien introduit à la cour du roi Louis XVI, il possède des forges et des bois dans le Nivernais. C'est à partir de 1735 qu'il exploite la forge de Cosne-sur-Loire, et assure son essor, avec un pic entre 1744 et 1781. La forge fabrique les ancres et accessoires métallurgiques pour la Marine royale, et fournit les ports de Brest et de Lorient.

Babaud devient le fournisseur quasi exclusif de la Marine royale. Mais, en homme avisé, il pressent dès 1777 le déclin de son activité et entame des négociations avec l'Etat, qui rachète les forges en 1781. Elles deviennent royales, tout en gardant leur nom, en hommage aux services rendus à la nation par Babaud de la Chaussade.

Le train siffle la fin

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Au XIXe siècle, les forges pâtissent de l'évolution des techniques, et l'activité périclite. En 1860, l'arrivée du chemin de fer porte le coup fatal : la voie d'eau n'a plus cours, le transport des marchandises se fait par le train. Les forges fermeront définitivement en 1871.

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Adolphe Blandin devient alors le médecin de la Prison de Cosne

(*) L’usine métallurgique dite Forges de la Chaussade, puis clouterie Masson, blanchisserie Sautereau, cordonnerie Dressoir et Compagnie, puis Câblerie française, actuellement salle des fêtes de Cosne

20/10/2011

VOGÜÉ , Dom Adalbert de

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Dom Aldabert de VOGÜÉ est le fils de Melchior, marquis de Vogüé (1893-1965). Il est le frère de d’Antoine (†). Il est donc l’oncle du Comte Bérault de Vogüé, l’actuel gestionnaire de la propriété familiale du Château de la Verrerie.
Melchior, marquis de Vogüé, après son mariage avec Geneviève Brincard, petite-fille d'Henri Germain, fondateur du Crédit Lyonnais, il devient l'administrateur de l'établissement de 1935 à 1955. Il fut maire de Oizon de 1929 à 1953.
Pour l’ordination de leur fils, Aldebert, Geneviève et Melchior de Vogüé firent décorer par un des plus célèbres céramiste de la Borne, Jean Lerat , et ériger une croix au "rond des Moulières" , à proximité du Château de la Verrerie. Cette croix se trouve, sur un itinéraire de randonnées, particulièrement agréable.

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Il quitte avec son épouse toutes ses activités familiales et professionnelles pour se consacrer à Dieu : il est ordonné prêtre en 1961 au monastère bénédictin de la Pierre qui Vire sa femme, qui a fait ses voeux perpétuels au monastère de Limon, est ensevelie auprès de lui à Pierre qui Vire en 1974.
Dom Melchior est le rédacteur d’un Glossaire de termes techniques à l'usage des lecteurs de " la nuit des temps" VETERA NOVIS AUGERE
"J’ai aimé la vérité, la justice et la liberté dans l'ordre ; j'ai beaucoup souffert des outrages qu'elles reçoivent chaque jour. J’ai aimé l'étude ; je lui dois des heures heureuses et une assistance efficace dans les épreuves de la vie. J'ai aimé passionnément mon pays et j'aurai voulu pouvoir le servir plus utilement ; les circonstances ne l'ont pas permis et j'ai assisté impuissant au naufrage des causes que j'ai essayé de servir. Je souhaite à mes enfants des circonstances plus favorables ; j'espère qu'ils pourront en profiter en s'inspirant de nos traditions de famille et en les adaptant aux besoins nouveaux" A écrit Dom Melchior de Vogüé dans son testament.
La maxime VETERA NOVIS AUGERE exprimée dans la dernière phrase, sera reprise par ses descendants.

Dom Adalberta a disparu de l'abbaye de la Pierre-qui-Vire.Lire l’article publié sur le site du Journal du Centre le 18/10/2011 > cliquer ICI

08/10/2011

SOLDAT DE L’EMPIRE : Etienne-François ABICOT, né le 11 septembre 1768 à Aubigny (Cher)...

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Etienne-François ABICOT (*), né le 11 septembre 1768 à Aubigny (Cher), fit partie de la garde nationale de son département depuis sa formation en 1789 : il devint sergent le 11 février 1790, et sous-lieutenant de grenadiers le 14 mai suivant. Volontaire dans le 1er sabretache chef d'escadron.jpgbataillon du Cher le 12 octobre 1791, sergent-major le même jour, et sous-lieutenant le 17 mars 1792, il servit en 1792 à l'armée des Ardennes. Passé sous-lieutenant dans le 12ème régiment de dragons (ci-devant Bourbon) le 25 février 1793, et promu lieutenant le 1T octobre de la même année, il prit part aux opérations de nos armées dans le Nord de 1793 à l'an II. Adjoint aux adjudants-généraux le 1er prairial an II, il servit aux armées du Nord, de Sambre-et-Meuse et de Rhin-et-Moselle jusqu'en l'an V, et se distingua à la reprise des places de Landrecies, du Quesnoy et de Valenciennes, ainsi qu'aux affaires de la Chartreuse, de uniforme chef d'escadron.jpgla Roër, de Sprimont et d'Esneux, où il reçut un coup de feu à la jambe gauche en montant à l'assaut d'une redoute. Il fut encore cité pour sa bravoure aux sièges de Luxembourg, de Mayance, de Mannheim, au passage du Rhin, pendant la marche de l'armée du Rhin en Allemagne et sa retraite, et enfin à la défense du fort de Kehl, où il reçut deux blessures. Capitaine le 14 vendémiaire an V, et employé avec son grade comme adjoint à l'état-major de la 4ème division militaire (Nancy) le 1er nivôse an VI, il resta dans cette position jusqu'au 17 pluviôse an VII, époque de sa promotion au grade de chef d'escadron pour remplir les fonctions d'adjudant-général. Employé en cette qualité à l'état-major de la même division, il fut envoyé au mois de germinal de la même année dans le département des Vosges pour y organiser les levées et y exercer un commandement supérieur. Le gouvernement le rappela, le 1er germinal an VIII, à l'état-major de l'armée du Rhin. Il passa à la paix à celui de la 3ème division militaire. Entré, le 19 vendémiaire an X, comme chef d'escadron dans le 9ème régiment de

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hussards, il fit partie avec ce régiment de l'armée des côtes de l'Océan pendant les ans XII et XIII, devint membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, et fit la campagne de vendémiaire an XIV. Frappé, le 16 de ce mois, à Wertingen (1805), d'un boulet qui lui enleva une partie de la cuisse, il mourut le 24, à Donnawerlb, des suites de cette blessure.

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(*) Fils deMe Etienne Abicot, avocat en Parlement et au bailliage royal de Concressault à Aubigny-en- Berry, procureur du roi au grenier à sel d’Aubigny-en- Berry, fermier général de la seigneurie d'Aubigny, membre de l'Assemblée Provinciale de Berry, échevin d’Aubigny.

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La chapelle funéraire de cette prestigieuse famille vient d’être rasé dans l’indifférence générale. Les états de service d’Etienne Abicot et les faits d’armes d’Etienne-François Abicot, n’ont pas retenu ou attiré l’attention du "Souvenir Français", ni du "Vieil Aubigny"

07/10/2011

LOMBARDEAU Marc, Antoine, Hégésipe, enfant d’Aubigny, Lieutenant-Colonel de l’artillerie de la marine, officier de la Légion d’Honneur

Marc, Antoine, Hégésipe Lombardeau  un des fils du Ltd Colonel de la Grande Armée Louis Lombardeau (cliquer ICI ) et d’Henriette Thonier est né à Aubigny le 14 mars 1821.

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Il fit ses études à l’École polytechnique. L’« X », est une école d’ingénieurs française fondée en 1794 sous le nom d'École centrale des travaux publics. En 1843 il intègre L’École d'application de l'artillerie et du génie. Une école militaire et une école d'application de l'École polytechnique créée en 1794 à Metz par le Comité de salut public sur proposition de Lazare Carnot, par fusion de l'École royale d'artillerie de Metz et de l'École royale du génie de Mézières. (Bonaparte y rapatrie en 1802 la prestigieuse École royale du génie de Mézières qui fusionne avec l'école d'artillerie et en fait la principale école d'application de l'École polytechnique. L'établissement forme désormais une cinquantaine d’ingénieurs-élèves par an).

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Jeune lieutenant du Régiment d’Artillerie de Marine, il est détaché en 1851 à l’École de pyrotechnie qui a été établie près de L’école régimentaire d'artillerie de Metz.

Après un passage à l’Etat-major de l’Arme, il est muté comme capitaine adjoint aux forges de la Villeneuve. Les forges de la Villeneuve, dirigées depuis 1787 par des officiers d'artillerie de marine, sont situées à environ 4 kilomètres de Brest, à Guilers, sur la rive droite de la Penfeld , au fond de l'anse qui leur a donné son nom.  Elles étaient alimentées par le ruisseau de Keroual ( si ça ne vous évoque rien, cliquer LA )

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Pendant  ses 32 ans d’actives, Mari, Antoine, Hérésies Lombardeau  embarqua sur 19 bâtiments de la Royale…dont la Jeanne-d'Arc….  La vaillante frégate à voile de soixante canons qui le 15 juillet 1830 escorte à Naples Hussein-Pacha, ci-devant dey d'Alger. Après la prise d'Alger, Hussein Dey, qui a capitulé, est contraint à l'exil. Il a choisi de s'installer à Naples ; sa demande d'autorisation de se fixer en France ayant été refusée par le roi.

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Il effectua ses voyages dans l’hémisphère sud  en période de paix et pour l’expédition de la Nouvelle Calédonie en  1859, parti avec la gabare la Provence. En 1855 il était engagé dans l’expédition d’Orient. Cette guerre  qui marque aussi la naissance des cuirassés.

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Notre albinien est chargé de l’inspection des projectiles dans les Ardennes...Devenu Ltd Colonel de la marine Impériale il est affecté en 1868 à la Fonderie nationale de la Ruelle. La fonderie de Ruelle est un site industriel créé en 1753 sur la rivière Touvre, en Angoumois, sur le territoire de l'actuelle commune de Ruelle. Créée pour couler des canons pour la Marine royale, elle est aujourd'hui un site de la société DCNS (ancienne Direction des Constructions Navales).

Son dernier détachement fut à l’armée de Cherbourg en 1871ruban rouge.jpg

Marc, Antoine, Hégésipe Lombardeau  fut nommé chevalier de la Légion d’Honneur le 14 aout 1860 et officier du même ordre en 1871.Comme son frère Louis Léopold Jean Marie Ltd Colonel d’infanterie et son neveuLucien Louis Valère Lombardeau, un cyrard, Chef de bataillon du 95ème ... à suivre

La mort vint interrompre sa carrière militaire le 21 août 1871, victime d’une péritonite, aux eaux thermales de Cauteret.

"Lady Louise", Le Roman de Louise de Keroual, maîtresse du roi de Joel Raguénès JC Lattès, 450p. , 19 €

Une autre piste pour découvrir la Duchesse d'Aubigny (en vente à la maison de la Presse)

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Présentation de l'éditeur

 Fille d'un hobereau breton ruiné et destinée au couvent, Louise de Keroual rencontre l'année de ses dix-huit ans un homme qui va changer sa vie, le duc de Beaufort. Ebloui par sa beauté, le duc la prend sous son aile et l'introduit à la Cour de France où elle devient demoiselle d'honneur de Madame, la duchesse d'Orléans, qui espère réussir à faire de la jeune fille la maîtresse du Roi. Mais Louis XIV est déjà sous l'emprise de la marquise de Montespan. Qu'importe ! Madame est aussi la soeur de Charles II Stuart. A la Cour d'Angleterre, Louise va vite conquérir le coeur de Charles. Elle lui donne bientôt un fils, devient duchesse de Porstmouth , d’Aubigny et favorite royale. Surmontant tous les obstacles et écartant ses rivales, elle parvient, à force de volonté, de medium_Joel_Raguebes.jpgcourage et d'intelligence, à conserver l'affection du roi Charles et à en faire un allié fidèle de la France. Mais à quel prix !

 Biographie de l'auteur

 Né au Conquet, issu d’une famille qui exploitait le goémon à Quéménès, Joël Raguenes est passionnément attaché à la mer, à ses îles du Ponant, à cette côte du Léon, si sauvage et si belle, à ses chenaux du Fromveur, de la Helle et du Four. Ses livres : La princesse aux sabots (2006) , Chapeau Bas, Madame (2005) Le pain de la mer (2004) L'honneur des goémoniers (2003)