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07/10/2011

Louise de KEROUAL, Duchess of Portsmouth, Duchesse d'Aubigny, par Louis Marquis de VOGÜE (1868-1948).

Pour faire connaissance avec la Bonne Dame d’Aubigny :

medium_Louise.jpgVous pouvez consulter (en anglais) dans Wikipedia Louise Renée de Penancoët de Kérouaille, 1st Duchess of Portsmouth et dans un jeu de rôle, Wikipedia en français Louise Renée de Penancoët de Keroual et  une courte biographie  de Louise sur le site de l’association France-Ecosse sous la forme d'une  chronologie des événements par Guy Courcou. Vous pouvez aussi consulter le site de la ville de Guillers sur les origine bretonnes de Louise> cliquerICI  (Keroual se trouve dans l'agglomération de Brest)

Il existe un autre document inclus dans les Cahiers d’Archéologie et d’Histoire du Berry  N°27 medium_KEROUAL.jpgdécembre 1971, d'une monographie  château de la Verrerie à Oizon (canton d'Auhigny-sur-Nère, dépar­tement du Cher) écrite par  l'un de ses derniers propriétaires, le marquis Louis de Vogüé (*) , mort en 1948.

Un triple objectif motivait cette publication:        

  • rendre publique une étude basée pour une large part sur un fonds d'archives privées;
  • compléter les recherches antérieures d'Alfred Gandilhon sur la sei­gneurie d'Aubigny et sa possession par les Stuarts et les Richmond
  •  contribuer à une meilleure connaissance du patrimoine artistique de notre département, le château de la Verrerie étant compris dans l'itinéraire touristique de la Route Jacques-Cœur .

Le marquis nous y livre cette exellente note "LA DUCHESSE DE PORTSMOUTH" qui devrait se trouver, a coté de la bible, dans tous les tiroirs des tables nuits des hôtels, gîtes ou chambres d’hôtes du duché et de ces environs. Ou vous conduire à dormir dans l'une des chambres du château > cliquer LA

(*) Louis Marquis de VOGÜE (1868-1948).

medium_v.jpgLouis de Vogüé, petit-fils de Léonce et fils de Charles-Melchior ambassadeur et académicien, fait partie de ce groupe d'individus désintéressés qui, sous l'efficace influence d'Albert de Mun et de La Tour du Pin, fonde en France, à la fin du XIXe siècle, les institutions professionnelles et de prévoyance du monde agricole.
Son action le mène à la présidence de l'Union Centrale des syndicats agricoles et de la société des Agriculteurs de France qu'il assure de 1919 à 1948. Elu à l'Académie d'Agriculture en 1919, il succède en 1924 à Jules Méline comme président de la confédération internationale de l'agriculture.
Cette activité syndicale s'accompagne aussi d'une importante activité économique et diplomatique : il sera un temps le président de la Compagnie du Canal de Suez et régent de la Banque de France. Il accorde aussi un peu de son temps à des oeuvres de charité, présidant entre autres la Société Philanthropique.
Commandeur de la Légion d'Honneur, il est maire d'Oizon de 1900 à 1929 et conseiller général du Cher de 1911 à 1945.

LOUISE DE KEROUAL, une plaque de cheminée représentant les armoiries de la duchesse d’Aubigny à été vendue par la Galerie Marc Maison dans le 7ème, pas loin de son ancien hôtel particulier.

A coté de l’hôtel particulier de la Duchesse (3 Quai Voltaire) où vivent aujourd’hui

Bernadette et Jacques Chirac , la Galerie Marc Maison - 7, Quai Voltaire couronne ducale.jpg75007 Paris vient de vendre, mise à prix 6100€,   une belle plaque de cheminée d’époque fin XVIIIème siècle représentant les armoiries de Louise-Renée de Penancoët de Keroual, baronne de Petersfield, comtesse de Fareham, duchesse de Portsmouth et d’Aubigny (*), "fascé d’argent et d’azur de six pièces, couronne ducale ". Deux lévriers encadrent un losange (représentant les armes de Keroual voir cet armorial,)," , dont la pointe repose sur un mascaron d’homme barbu et couronné d’où émanent des rinceaux feuillagés, et qui est surmonté d’une couronne ducale. Le travail de sculpture est délicat et vigoureux. La composition de cette plaque est très animée par la sculpture à fort relief et par le fait que quelques motifs décoratifs tels les queues des lévriers et les rinceaux végétaux, « débordent » de leur cadre, s’étirant sur les côtés et la partie basse de la plaque de cheminée.

 

plaque de cheminée armoiries duchesse d’Aubigny.jpg

Deux plaques de cheminée identiques à celle-ci sont conservées dans la Collection Hiver, à Crouy-sur-Ourcq, ainsi que dans les collections du Musée d’Orléans et de celui du Berry (aux intempéries). Toutes les cheminées du Château des Stuarts d’Aubigny sont pourvues de ces plaques, alors que le Château de la Verrerie (autre demeure de Louise-Renée passée directement des Ducs d’Aubigny aux Voguë) les à toutes perdues. Reproduite dans Henri Charpentier, Les plaques de cheminées, Paris, 1967, p.306.

 

Deux lévriers encadrent.jpg(*) Louise-Renée (1649- 1734) fut la maîtresse de Charles II d’Angleterre pendant une quinzaine d’années, mais elle fut également l’agent secret du roi de France Louis XIV. Saint-Evremond a dit : « le ruban de soie qui serrait la taille de Melle Keroual unit la France et l’Angleterre ».
Originaire de Bretagne, elle passa une enfance modeste au château familial de Keroual en Guilders. Remarquée par le duc de Beaufort, grand maître de navigation, ce dernier lui fit vainement la cour, s’engageant même à ce qu’elle devienne la demoiselle d’honneur de Madame, la duchesse d’Orléans et la belle-sœur de Louis XIV. La promesse du duc sera tenue post-mortem. En effet, en 1668, Louise-Renée arrive à Versailles pour se mettre au service de Madame, qui est également la sœur de Charles II, roi d’Angleterre. Louis XIV juge que Louise-Renée lui sera diplomatiquement utile. Ainsi, en 1670, elle embarque pour l’Angleterre en tant que dame d’honneur de Madame, qui rend visite à son frère. Charles II a peu de sympathie pour la France, encore moins pour le roi, en revanche, il apprécie la compagnie des dames ce que Louis XIV n’est pas sans ignorer. La réception du château de Douvres en l’honneur de Madame est somptueuse, et Louise-un mascaron d’homme barbu.jpgRenée a attirée la curiosité de Charles II. La signature du Traité de Douvres rapproche les deux royaumes : Charles II se convertit au catholicisme et fournit des troupes, en échange de quoi Louis XIV lui verse la somme de deux millions de couronnes. En remerciement des cadeaux reçus, Madame offre un bijou à son frère et c’est Louis-Renée qui doit lui remettre ; posant sa main sur la jeune fille, il se serait exclamé : «Voilà le seul bijou que je désire ! ». A peine rentrée à Versailles, Louis XIV renvoit Louise-Renée à Londres où elle est attendue.
Louise-Renée est logée dans un immense appartement du palais de Whitehall où chaque soir le roi d’Angleterre lui rend visite. Elle est officiellement nommée demoiselle d’honneur de la reine d’Angleterre en 1671. Louis XIV est aussitôt informé par l’ambassadeur de France, que son agent a beaucoup de pouvoir sur son amant. En 1672, Louise-Renée donne naissance à Charles Lennox, duc de Richmond et se voit accordé une rente de 138 000 livres, titrée de duchesse de Portsmouth, comtesse de Fareham et baronne de Petersfield. Duchesse d'Aubigny.jpgL’influence de Louis-Renée perdura une quinzaine d’année jusqu’à la mort du roi Charles II en 1685. En 1684, à la demande de Charles II, Louis XIV la fait duchesse d’Aubigny et Pair de France. Cette même année, elle fait l’acquisition du château de Trémazan (Finistère) auquel elle joint les terres de Keroual. Louis-Renée mourut à Paris, rue des Saints-Pères le 14 novembre 1734, ayant perdu une partie de sa fortune...Pour en savoir plus téléchargez la copie de l'exemplaire de la New York Public Library numérisé le 13 juil 2007 par Books Google « la Duchesse de Portsmouth et la cour galante des Stuarts » de Jean-Baptiste Honoré Raymond Capefigue.

06/10/2011

LOMBARDEAU (Louis), officier de la légion-d’honneur, lieutenant-colonel des fusiliers-chasseurs, de la vieille garde impériale

lieutenant-colonel des fusiliers-chasseurs garde impériale.jpg

Louis Lombardeau  est né à Aubigny, département du Cher, le 6 octobre 1774. Il s'enrôla volontaire en 1792, dans le 2ème  bataillon du Cher, et obtint successivement ses différents grades sur le champ de bataille; il fut nommé lieutenant-colonel par décret impérial du 14 septembre 1813, et officier de la légion d'honneur le 28 novembre de la même année. Il avait été fait chevalier de cet ordre le 1er octobre 1807.

fusiliers-chasseurs garde impériale.jpg

Louis Lombardeau commandait le 1er bataillon des fusiliers-chasseurs de la garde le 16 octobre 1813,  le jour où le général comte de Merfeldt, commandant un corps autrichien, fut fait prisonnier par le même bataillon au village de Dölitz, près Leipzig.

fit prisonier.jpg

Le 18, à la bataille de Leipzig, il prit le commandement du 1er bataillon du 12ème  régiment de voltigeurs de la garde, et soutint la retraite jusqu'à Mayence, sous les ordres du général Pellet. Après le passage du Rhin, il partit pour Metz avec le cadre de son bataillon, afin d'y opérer l'organisation d'un nouveau 12ème  de voltigeurs, qui passa à l'armée du Nord, sous les ordres du général en chef comte Maison. Louis Lombardeau prit part aux batailles d'Hoogstraten, Menin, Hellènes, Pont-à-Marcq, Courtrai et à la prise de Gand pendant les 4 premiers mois de 1814. Il a fait toutes les compagnes depuis 1792 sans interruption.

Louis Lombardeau démobilisé se consacra à ses compatriotes d'Aubigny, chef de bataillon du canton d'Aubigny, capitaine des pompiers > cliquerICI

Tombe Lombardeau.jpg

Il parti le 8 mai 1836, gloire à lui. Son tombeau est au cimetière d'Aubigny.

LEGION D’HONNEUR le congrès départemental de l’association d’Entraide de la Légion d’Honneur, s’est tenu à Aubigny le 18 juin 2011

ruban rouge.jpg

J’ai lu un long papier dans le Journal de Gien. Si le localier a passé sous silence l’homélie du Père Quessard (1), son article est très documenté...Le premier magistrat a cité quelques célèbres récipiendaires albiniens. Pierre Rateau Lieutenant, Forces Françaises Combattantes de l’Intérieur compagnon de la Libération Louis Lombardeau Lieutenant colonel de la Grande Armée ( deux de ses fils et un petit fils de Lombardeau eurent la Légion d'Honneur) . Nicolas Mazan, tambour de la Grande Armée . Un des premiers récipiendaires, le 24 septembre 1903, de la Légion d’Honneur décrétée le 19 mai 1802.(Le Général Buonaparte lui remit les baguettes d’or et Napoléon1er la Légion d’Honneur et Napoléon III la médaille de Sainte Helene)

Malgré que l’on a effacé de la mémoire des albiniens cette famille (2), Yves Fromion a rappelé que Marie Emilie Abicot, née à Gien et résident à Ragis, fut la 1ère femme civile à recevoir la légion d’honneur.

La liste , des enfants d'Aubigny, aurait put être longue et commencer par le général de Brigade Louis Carrier Commandeur de la légion d’Honneur et...

  • Charles Etienne Barbier secrétaire général de L’Indre
  • Alfred Gandillon, chartiste, directeur des Archives Départementales du Cher.
  • Anselme, André d’Angé président du tribunal de Sancerre
  • Jean Baptiste Adolphe Blandin médecin des Forges de la Chaussade à Cosne
  • Marie Eugène Auguste Routy, ingénieur, directeur adjoint des Usines Schneider du Creusot
  • Bernard Agnon Caillet, horloger de la marine
  • Julien Léon Laurenson, soldat de la Grande Guerre
  • Jean Marie Joseph Ouzet, lieutenant de la Grande Guerre
  • Albert Edmond Adrien Dusapt, capitaine de la Grande Guerre

...Etc...

Le "Vieil Aubigny" va se charger, certainement, de les honorer. Il pourra même en profiter pour honorer, les Stuarts d’Aubigny, qui ont porté le collier de Saint-Michel de Jean II Stuart à Esmée Stuart II

GOBILLIARD.jpg

La cérémonie s’est soldée (sic) par la remise de la modeste médaille de la ville d’Aubigny au Général d’Armée (2s) Hervé Gobilliard, Grand Officier de la Légion d'honneur,gouverneur des Invalides de 2002 à 2009et président de la Société des Membres de la Légion d'Honneur : : relais irremplaçable de la Grande Chancellerie sur le terrain, dans la vie et dans la cité...Lui aussi un ancien de la 148ème Promotion de Saint-Cyr : Bir Hakeim. (3). L’article du JdG nous dit pas si le 1er "accompagnateur conteur" (comme dit l’OTSS) de la cité des Stuarts a montré, au Général, le beau coffre de voyage en bois, aux grandes armes conjointes, d’Alexandre MacDonald, Duc de Tarente, Maréchal d’Empire,fils de jacobites réfugiés en Sancerrois...et Grand chancelier de la Légion d'honneur en 1815!...

(1) Les médaillés faisaient face au collier de Saint-Michel (verrière au chevet l’église). Le père Quessard, et n’a pas manqué, un 18 juin, de entre le Grand-Orgue et le Général rappeler les liens des orgues avec le Général > cliquer ICI

 (2)La chapelle funéraire de cette prestigieuse famille vient d’être rasée dans l’indifférence générale. Les états de service d’Etienne Abicot (avocat en Parlement et au bailliage royal de Concressault à Aubigny-en- Berry, procureur du roi au grenier à sel d’Aubigny-en- Berry, fermier général de la seigneurie d'Aubigny, membre de l'Assemblée Provinciale de Berry, échevin d’Aubigny) et les faits d’armes d’Etienne-François Abicot (chef d'escadron dans le 9ème régiment de hussards, il fit partie avec ce régiment de l'armée des côtes de l'Océan pendant les ans XII et XIII, devint membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, et fit la campagne de vendémiaire an XIV), n’ont pas retenu ou attiré l’attention du "Souvenir Français", ni du "Vieil Aubigny"

          (3) Relire ce post > cliquer ICI

12/09/2011

ROBERT STUART Elizabeth Bonner, historienne australienne spécialiste de l'Auld Alliance dédicacera son document, Maison de la Presse d’ Aubigny 16 sept. à partir de 17h.

Mis en ligne le 02/09/2011

Il a été crée, il y a une paire de dizaine d’années, à Aubigny un fumeux "Centre de Recherche sur l’Auld Alliance Franco-Écossaise"

Malgré les pistes données par des médiévistes, que l’on a vite écartés, on n’a jamais motivé des rats d'archives passionnés ou des étudiants thésards. Le "Centre de Recherche sur l’Auld Alliance Franco-Écossaise" n’a jamais rien trouvé !...C’est vrai que pour trouver...il faut chercher... Comme Elizabeth Bonner, historienne australienne spécialiste de l'Auld Alliance qui sera à Aubigny du 10 au 17 septembre 2011

Robert Stuart  Bonner.jpg

Elle vient de publier un ouvrage intitulé : "Documents sur Robert Stuart, seigneur d'Aubigny (1508-1544), guerrier et courtisan au service de Louis XII et de François ler." éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques. (* et ***)

C’est la démonstration que le géniteur du "Centre de Recherche sur l’Auld Alliance Franco-Écossaise" avait un bon flair...Surtout que pas mal des documents que le Dr Bonner a compilés, sont toujours archivés dans le territoire du Duché d’Aubigny !

Elle dédicacera son livre, à la Maison de la Presse d’Aubigny vendredi 16 septembre, à partir de 17 heures.

Etant anglophone, elle a d'abord rédigé ses travaux en anglais. Catherine Baranger en a fait la traduction. Nicole Lemaître est venue à Bourges il y a quelques années donner une conférence sur Jeanne de France.

Elizabeth Bonner a étudié les archives concernant les Stuarts d'Aubigny aussi bien en France, qu'en Angleterre, en Ecosse et au Vatican.

Ci-dessous, son C.V. (abrégé)  traduit de l’anglais par Catherine Baranger

Elizabeth Bonner, docteur en histoire, spécialiste de la Renaissance en France, Ecosse et Angleterre, et est actuellement membre honoraire du centre d'études médiévales et Renaissance de l'Université de Sydney.

  • Licence d'histoire (avec mention) de l'université de Sydney en 1983, doctorat en 1993. Sujet de thèse : la première phase de la politique écossaise d'Henri II et la nature de l'Auld Alliance de 1547 à 1554.
  • Publication actuellement en préparation sur les Ecossais et l'armée française de 1547 à 1559. (Travaux financés par le Centre de recherche d'histoire moderne, université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne)
  • 1994-95 : poste de chercheur à l'université d'Edimbourg.
  • 1998-99 : publication de : « Les fiançailles et le mariage de Marie Stuart, la politique et les intrigues des Valois et des Tudors en Ecosse, 1540-1560 », « La réaction française à la cour brutale de Marie Stuart », La politique d'Henri II, comment l'Ecosse fut de facto gouvernée par la France, 1550-54 »
  • 1994: rédaction des biographies du duc Jean d'Albany, de Kirkaldy de Grange et de Robert Stuart pour le dictionnaire de biographies de l'université d'Oxford.
  • Décorée des Palmes Académiques en 2005.
  • 2007-08 : recherches à Paris, financées par l'université de Columbia (USA), en préparation du livre sur Robert Stuart

Université de Sydney.jpgA donné des cours à l'université de Sydney sur l'histoire des Tudors et des Stuarts, et des conférences à l'université du temps libre sur Marie Stuart et Braveheart.

Membre fondateur et première rédactrice en chef du "Sydney Journal of the Society for Scottish History", et elle est vice-présidente de l'association.

Plusieurs autres articles publiés dans des revues universitaires

(*) disponible à la Maison de la Presse d’Aubigny

 

(**) Résumé 4ème de couverture

"En 1544, Jean Stuart était emprisonné pour haute trahison par le roi François 1er.
Le roi mettait la main sur les biens détenus en France par le successeur des grands capitaines franco-écossais que furent Bérault et Robert Stuart. C'est l'inventaire des châteaux d'Aubigny-sur-Nère, La Verrerie, Le Crotet qui est ici édité, avec les habits d'apparat et ordinaires, les soieries chatoyantes et colorées, les tapisseries historiées, les meubles de tous bois, les curiosités venues tant de la Méditerranée que de l'Atlantique nord, les premiers tableaux d'ancêtres et de rois aussi bien que les peignes, les aiguilles et les ciseaux, les faucons aussi bien que les bœufs, pourceaux et chapons.
Les Stuarts, au service des rois de France depuis un siècle, étaient des guerriers efficaces et des hommes de cour raffinés. Leurs meubles révèlent le confort des seigneurs ou de leurs dames, mais aussi celui des officiers seigneuriaux, des domestiques et métayers. Les documents rassemblés ici permettent aussi de comprendre comment, à travers les lettres royales de naturalité, des étrangers peuvent alors s'intégrer en France sans abandonner leurs origines."