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13/12/2012

L’ORANGERIE d’Aubigny oubliée ou ignorée...?

Mis en ligne le 18/05/2012...épilogue en 1803, peut-être l’occasion de se rattraper en 2013 sur le 200ème anniversaire de la vente des biens du Duc d’Aubigny…

 

Vous vous rappelez que notre député Foucher avait fait mettre sous séquestre par la Convention, en 1793, les propriétés albiniennes du Duc d’Aubigny pair de France mais aussi pair d’Angleterre.

plan_cadastral_de_1938.jpg

Lors de vente la vente des biens, en 1812, du Duc de Richmond, le mobilier de l’orangerie n’avait pas trouvé d’acquéreur.

La cinquantaine d’orangers et de citronniers valaient aussi cher que le château !...

On décida de les transporter au palais Impérial de Fontainebleau.

C’est le sieur Bougeret qui fit l’acquisition du lot où se trouvaient deux serres. Voir l'emplacement de l'orangerie.

hauteur_des_orangers.jpg

Elle contenait 49 orangers et (quelques) citronniers.

Leur taille allait de 10 à 13 pieds ½ (un pied = 32.484 cm).

Lors du transport des orangers au palais impérial de Fontainebleau, une brèche a été créé dans le mur pour les sortir de l’orangeraie et l’on dû faire de même dans les remparts de Montargis.

Ils étaient plantés dans des bacs, (du modèle mis au point par Le Nôtre pour Versailles et améliorés sous Napoléon Ier, toujours vendu par la société les "jardins du Roi soleil")

Versailles orangerie.jpg

Ils permettaient, de changer la terre sans dépotage. Ils sont toujours utilisés, comme pour les orangers place du Martroi à Orléans et à Châteauneuf-sur-Cher.

Martin Monnet, le gardien de l’orangerie, déposait du foin à leur pied. Brûlait du charbon de Bois poue éviter le gel...

La vente des fleurs d’orangers aux pharmaciens de Bourges,  Nevers… était un revenu important pour "la terre d’Aubigny".

devis_de_transport.jpg

Le transfert des orangers vers Fontainebleau a fait l’objet d’une étude comparative entre un transport routier et  par péniche (voir devis par le canal de Briare) . On ne chargeât pas les arbustes dans le Port de Briare.

Port_de_Briare.jpg

Ils furent transportés, en 1813,  par route. Il a noter qu’à cette époque, était établit à Aubigny un voiturier François Millet dit Levafort, spécialisé dans le transport des orangers de Marseille à Paris ! 

Chateau 1838.jpg

Aujourd’hui l’orangerie est oubliée ou ignorée...? Peut-être va-t-on planter un oranger pour marquer le bicentenaire de la municipalisation des biens du Duc d'Aubigny.

17/09/2012

DEBRIEFING, Journées Européennes du Patrimoine à Aubigny

Je sais que les édiles d’Aubigny sont plus préoccupés par la campagne des élections à la Communauté de Commune et au conseil municipal…

JEP 2012 l'expo de la Mairie.jpg

...mais pour les Journées Européennes 2012, ils ont "joué petit bras" : Un peu juste pour une cité chargée d’histoire et qui entretien :

   • un maire-adjoint, délégué au Tourisme, liaison avec l'OTSI, animations municipales… communication touristique.

   • un maire-adjoint, déléguée à la vie culturelle,

   • deux maire-adjoints, délégués, l’un chargé du domaine communal, l’autre du domaine public communal (vous connaissez la différence ?)

   plant_ville_d_Aubigny_-AD_du_Cher.jpgun conseiller municipal délégué à la mémoire

   • un directeur culturel qui a un beau slogan  La culture voit grand à Aubigny, mais qui n’a pas été capable de faire une affiche avec tous ce qui était proposé ce WE dans la cité des Stuarts !

   • un Centre de Recherche (sic) sur L’Auld Alliance Franco-Ecossaise.

   • une commission extra-municipale du Vieil Aubigny (*)

Cette armée mexicaine a accouché, dans le thème officiel,  d’un bout d’exposition foraine sur la vitrine de la Bibliothèque Municipale. Même pas visible des extraits du cadastre de 1838, ni celui qui montre la précédente mairie, achetée par notre échevin le plus dynamique…

plan vente grands jardins.jpg

La matière ne manquait pourtant pas.

1512-2012, la ville a été reconstruite après l’incendie… Aucun de ses responsables  n’a dans le thème officiel,  entendu parler que  du 26 juin au 24 septembre 1979, a été organisée au Grand Palais (Paris) une exposition Aubigny-architectures par l'Inventaire général des Monuments et des Richesses artistiques de la France…cachée aujourd’hui dans les greniers du Château des Stuarts…Quel travail d’ouvrir ces deux caisses et de dispatcher les panneaux, pour l’expo de la BM, au Vieil Aubigny, à l’église…

plan cadastral 1838.jpg

1812-2012, vente des biens du Duc d'Aubigny , que notre député Foucher avait fait mettre sous séquestre par la Convention, en 1793, les propriétés albiniennes du Duc d’Aubigny pair de France mais aussi pair d’Angleterre.

1512, on a coulé la cloche de l’horloge du Château…

A Aubigny le changement c'est maintenant, bientôt à Aubigny on aura un maire normal !

A l’année prochaine pour un anniversaire : la 30e édition des JEP les 14 et 15 septembre ! L’occasion de célébrer les monuments historiques à travers le thème "1913-2013 : cent ans de protection". A bientôt !

(*) le thème national 2012 des JEP était : Les patrimoines cachés et celui de l’exposition 2012 du Viel Aubigny est les métiers du bois…Je  m’attendais à voir la folie de jardin de Bourdoiseau , le chef d’œuvre de Guy Pointard, compagnon et MOF menuisier albinien, où la machine à sabots du téléfilm "Marchenoir"

06/09/2012

CHÂTEAU DES STUARTS, au XIXème siècle.

Mis en ligne le 17 avril 2012...Le bruit court en ville d’une exposition, à la BM,  pour les "Journées européennes du patrimoine - 15 et 16 septembre 2012 - Les patrimoines cachés"...?

 

On n’a pas beaucoup d’information sur le château des Stuarts quand il  a été aliéné par la commune d’Aubigny en 1812.

Château Aubigny XIXe.jpg

Grâce au plan du cadastre de 1838, et d’une carte postale postée en 1902, nous pouvons l’imaginer.

AUBIGNY…1812…

Mis en ligne le 10 avril 2012...

Journées européennes du patrimoine - 15 et 16 septembre 2012 - Les patrimoines cachés…Ce matin, 06/09/2012,  sur le site institutionnel de la ville d’Aubigny, on annonçait pour les JEP 2012, une exposition, à la BM, consacrée à l’achat du château du duc d’Aubigny pour en faire l’Hôtel de ville…

A cette heure, l’annonce a été cachée...
Château Aubigny 1902.jpg

Je ne sais pas si le bicentenaire sera célébré?

Préparée par je député régicide Foucher dit du Cher , la vente de la propriété du Duc d’Aubigny (le descendant des Stuarts arrivés sous Charles VII).

Château Pâques 2012.jpg

Son château, qui ressemblait plus à cette carte postale de 1902, qu’a cette photo prise pour Pâques, est acheté  par la ville.

Le transport de la belle et riche orangerie vers celle du Palais Impérial de Fontainebleau…

Les métiers des allbiniens….

Des nouvelles des albiniens engagés dans la Grande Armée…

Etc…

16/07/2012

AH ! ÇA IRA, ça ira, ça ira ! Réjouissons-nous, le bon temps reviendra

AH  ÇA IRA.jpg

18/05/2012

RICHMOND "ce coquin de Buonaparte m'a volé mes orangers"

Philippe Aubert de Gaspé, avocat, écrivain, cinquième et dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli (comté de L’Islet), né à Québec le 30 octobre 1786, décédé à Québec le 29 janvier 1871, inhumé dans l’église de Saint-Jean-Port-Joli. Il fut contemporain du duc d’Aubigny, spolié par Napoléon Ier

Louise dans son orangerie.jpg

D’un caractère généreux et enthousiaste, le jeune de Gaspé, au début de sa carrière, avait pour lui tous les avantages : haute naissance, aisance financière, excellentes études, relations avantageuses dans les milieux politiques, juridiques, militaires, sociaux et mondains. On le voit participer à une foule d’initiatives culturelles, sportives et même financières. Il fut notamment vice-président de la première société littéraire de Québec, 1809, membre fondateur du Jockey Club, 1815, et de la Banque de Québec, 1818. En plus il avait reçu, dès 1804, une commission de lieutenant de milice de la ville, faubourg et banlieue de Québec ; en 1812 il devint capitaine au 1er bataillon de la ville de Québec et banlieue et fut promu la même année à l’état-major du Bas-Canada, comme assesseur adjoint. Il pratiqua le droit à Québec et "à la tournée de Kamouraska" jusqu’au 9 mai 1816 alors qu’il reçut une commission de shérif du district de Québec.

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En cette qualité, c’est lui qui eut la charge ou l’honneur d’accueillir Charles Lennox, 4e duc de Richmond et de Lennox, 3è duc d’Aubigny comme gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique. Richmond nommé le 8 mai 1818, arrive à Québec le 29 juillet 1818.

Les instructions qu'il a reçues lui enjoignent d'améliorer la défense des colonies, la navigation intérieure et d'encourager l'immigration britannique. Après une tournée d'inspection, il recommande de construire un canal à Lachine ainsi qu'entre les lacs Ontario et Érié. Il conseille aussi de construire une route militaire entre le Bas-Canada et le Nouveau-Brunswick…

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Les Mémoires de Philippe Aubert de Gaspé, publiées en 1866, sont une compilation d'un ensemble de souvenirs de jeunesse de l'auteur. Philippe Aubert de Gaspé est âge soixante-dix-neuf ans au moment de la rédaction des Mémoires. Les anecdotes datent pour l'essentiel des années 1780 aux années 1820 et se déroulent dans la ville de Québec ainsi qu'à Saint-Jean-Port-Joli, où se situe le manoir de la seigneurie familiale.

Philippe Aubert de Gaspé y rapporte cette conversation du gouverneur : …"Le type des aïeux s'était admirablement conservé dans ces deux hommes. Ils conversèrent longtemps ensemble vers la fin de la soirée. Nous fîmes cercle à distance respectueuse, et j'entendis le duc répéter deux à trois fois: " Ce coquin de Buonaparte (un anglais ajoutait toujours, alors, un mot injurieux en prononçant le nom du géant enchaîné sur le rocher de Sainte Hélène) ce coquin de Buonaparte m'a volé mes orangers." Il faisait, je suppose, allusion à des orangers de son duché d'Aubigny. Leur conversation était en français: langue que le duc parlait aussi purement que son interlocuteur: on aurait cru entendre deux parisiens converser ensemble...."

Illustration, reconstitution, Louise de Keroual visitant son orangerie.

FOUCHER dit du Cher (1753 Coullons – 1819 Aubigny), le régicide, notaire d’Aubigny, député Montagnard Conventionnel

Publié le 20/12/2011, mis à jour le 18/05/2012

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), en homme digne et courageux. Ce «roi par la grâce de Dieu» devenu après la première phase de la Révolution "roi des Français" paie de sa vie sa "trahison" de la monarchie constitutionnelle.

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Parmi les Montagnards qui votent la mort, figure Philippe-Égalité, ci-devant duc d'Orléans et cousin du prévenu et le Conventionnel Albinien Jacques Foucher, député du Cher. (C'est à son cousin que Louis XVI doit donc de ne pas bénéficier du sursis... Philippe d'Orléans sera lui-même guillotiné avec les Montagnards mais son fils règnera plus tard sous le nom de Louis-Philippe1er.)

Sous Louis XVIII, en janvier 1816, la loi contre les régicides condamne au bannissement tous les anciens conventionnels qui avaient voté la mort de Louis XVI, comme Carnot un autre Montagnard Régicide, le Conventionnel Albinien Jacques Foucher, député du Cher (1791-1795).

Qui était Foucher ?

Jacques Foucher est né à Coullons (Loiret) le 6 décembre 1753, mort à Aubigny (Cher) le 23 novembre 1819, vint s'établir dans cette dernière ville en 1774 après ses études de droit. Il achète, en 1775, la charge de notaire royal et contrôleur des actes à Aubigny, que tenait son frère François (1732-1807). Il fut nommé, le 14 juin 1790, administrateur du Cher, et bientôt (1er septembre 1791) député de ce département à l'Assemblée législative, le 3e sur 6, par 153 voix (274 votants). Son rôle y fut modeste, et il se borna à opiner, en toutes circonstances, avec la majorité réformatrice. Le 5 septembre 1792, il fut réélu député du Cher à la Convention nationale, le 3e sur 6, par 229 voix (319 votants).

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Républicain, il siégea à la Montagne et, dans le procès de Louis XVI, vota la mort sans sursis ni appel. Comme Sieyès, il n'accompagna ce vote d'aucune phrase. Foucher, dit du Cher (il avait un collègue homonyme)  était absent lors de l'appel nominal sur la question du sursis. Le 19 février 1793 il fit, au nom du comité des domaines, un rapport sur la terre d'Aubigny possédée par le duc de Richmond, pair d'Angleterre, et conclut au séquestre. La Convention décréta  que les revenus de la terre d'Aubigny, érigée en duché-pairie par Louis XIV, au profit de la famille de Lennox, dont l'aïeul était un fils naturel de Charles II, roi d'Angleterre, et de la duchesse de Portsmouth, seraient séquestrés et que les scellés seraient apposés sur les archives du château.

Envoyé en mission dans l'Aube, il adhéra, par lettre, aux journées des 31 mai et 2 juin 1793, éliminant les Girondins. Il remplit encore d'autres missions dans le Jura et dans le Doubs. A l'expiration des pouvoirs de la Convention, Foucher devint commissaire du Directoire dans le Cher.

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En septembre 1793 il entre au Comité des Assignats et Monnaies et à ce titre est envoyé surveiller la fabrication des billets à l’imprimerie de  Bûges dans le Loiret.

Il quitta ces fonctions en 1796, s'abstint jusqu'en 1803 de toute charge publique, et se livra à l'étude du droit, jusqu'au jour où la loi de 1816 vint le frapper et le chasser de France. Il se réfugia à Lausanne et ne revint dans sa patrie à Aubigny (avec une autorisation du ministre Decazes) que peu de temps avant sa mort, le 23 novembre 1819 à l'âge de 66 ans.

17/04/2012

CARTE de L’atlas Trudaine, époque où Le Duché-Pairie d'Aubigny est constitué à partir de la Châtellenie d'Aubigny et dépendances.

En 1684 Louis XIV, à la demande de Charles II qui fait valoir que cette terre avait appartenu à ses ancêtres les Stuarts, fait de Louise Renée de Penancoët de Keroual Duchesse d'Aubigny et Pair de France.

Comment était Aubigny, à l’époque où  Le Duché-Pairie d'Aubigny est constitué à partir de la Châtellenie d'Aubigny et dépendances ?

Aubigny plan Atlas Trudaine.jpg

Voici une carte, contemporaine à la création du duché, extraite de l’Atlas de Trudaine pour la généralité de Bourges, réalisés entre 1745 et 1780 sur ordre de Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées. Epoque  où Denys Dodart était intendant du Berri. Nicolas Dupré de Saint-Maur son successeur, (intendant de Berri à Bourges de 1764 à 1776 et châtelain d'Argent sur Sauldre), fit tracer "au flambeau"  le tronçon de la route royale N° 140 (aujourd’hui D940) de Bourges à Argent..

L’atlas  Trudaine forme une documentation précieuse et très recherchée sur les paysages français du XVIIIe siècle. Les cartes annotées qui donnent en plus du plan.

Il nous indique, pour Aubigny, que les Grand-Jardins existaient avant l’avènement de Louise de Keroual. La plantation des charmilles que l’on attribue à Le Nôtre n’existaient pas.

L’atlas  Trudaine pour en savoir plus....

20/12/2011

ASSIGNATS quand le député Albinien Jacques Foucher supervisait l’impression des assignats…

L'histoire industrielle de Châlette (Loiret près de Montargis) remonte au XVIIIème siècle avec la papeterie de Bûges en 1784 où ont été imprimés les premiers assignats, les premiers papiers monétaires, et les premiers mandats.

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Le papier de la première émission d'assignats fut fabriqué par Étienne-Alexandre-Jacques Annisson- Duperron propriétaire de la papeterie de Bûges près Montargis et en même temps directeur de l'Imprimerie Royale.

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Au XVIIIe siècle, le nombre de livres et de journaux s'accrut en France ; les moulins à papier du Dauphiné, du Vivarais, de Montargis (Langlée-Loiret) et de la région d'Annonay (Ardèche) se développèrent.

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En 1786, Pierre-Alexandre Léorier Delisle (né à Valence en 1744, mort à Montargis en 1826) publia à Londres les œuvres du marquis de Villette. L'ouvrage offrait la particularité d'être imprimé sur du papier d'écorce de tilleul pour les 156 premières pages, et sur différents végétaux pour les pages suivantes (papier d'ortie, de guimauve, de mousse, de houblon, de roseaux, de conserva première espèce, de conferva seconde espèce, de racines de chiendent, de bois de coudrier, de bois de fusain, d'écorce de fusain avec son épiderme ou croûte, d'écorce d'orme, d'écorce d'osier, d'écorce de peuplier, d'écorce de saule, de bardane et de pas d'âne, de chardons). Le papier avait été fabriqué par la papeterie de Bûges, près de Montargis. C'est dans ce livre que Léorier Delisle, soucieux de redresser la situation économique de la manufacture de Langlée, près de Montargis, dont il avait pris la direction, annonça ses découvertes relatives à la fabrication de papier à partir de plantes et d'écorce de végétaux : "J'ai soumis à la fabrication du papier toutes les plantes, les écorces et les végétaux les plus communs. Les échantillons qui sont à la fin de ce volume ne sont que des extraits de mes expériences. J'ai voulu prouver qu'on pouvait substituer aux matières ordinaires du papier, qui deviennent chaque jour, plus rares, d'autres matières les plus inutiles".

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En septembre 1793 Jacques Foucher, député conventionnel du Cher, qui venait d’entrer au Comité des Assignats et Monnaies est envoyé à ce titre surveiller la fabrication des billets à l’imprimerie de  Bûges dans le Loiret. Il quitta ces fonctions en 1796

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Illustration : Assignats de 250 Livres du 28 septembre 1793

04/10/2011

1810/11 création d'un corps de Sapeurs-Pompiers, par Napoléon, pour la défense de la ville de Paris…et à Aubigny ?

sapeurpompier 1912.jpgEn 1810 l'incendie de l'ambassade d'Autriche fait une centaine de morts. Napoléon y perd des membres de sa famille et des amis. Par le décret impérial du septembre 1811 création par Napoléon, d'un corps de Sapeurs-Pompiers pour la défense de la ville de Paris. Le 1er janvier 1812, ce corps est constitué d'un bataillon composé de quatre compagnies de 142 homme chacune.

J’ai lu (sic) que 1811 était aussi la date de la création du  corps de Sapeurs-Pompiers pour la défense de la ville de Paris.

Je n’en suis pas persuadé.

S’il existait depuis longtemps une pompe à bras (*) pour la défense d’Aubigny, on a coutume de dire que c’est le Lieutenant-Colonel Louis  Lombardeau qui y organisa le 1er corps de Sapeurs-Pompiers, une fois libéré de ses obligations militaires.

Trouvé dans le Dalloz 1851 (cliquer ICI) , un procès jugé à Sancerre puis en appel à Bourges établi cette jurisprudence Le capitaine d'une compagnie de Dalloz 1851.jpgpompiers organisée par le maire d'une ville, ne peut être considéré comme dépositaire de la force publique, tant que l'organisation de la compagnie n'a pas été sanctionnée par l'autorité supérieure.

On ne dit pas depuis quand la  compagnie de pompiers albinien était officieusement organisée mais on sait que Louis Lombardeau  est devenu Chef de bataillon de la Grande armée en 1811, il y servi  en 1812 en Pologne et en Russie, en 1813 en Allemagne. En 1814 il servait dans l’armée du Nord…

(*) Sous l’impulsion d’Etienne Abicot de Ragis (1), avocat, le plus dynamique de nos échevins, en 1768, la Ville d’Aubigny devient propriétaire, pour 3000 livres, de la maison qui fait l’angle de la rue du Charbon et de la place de la Halle et jouxtant la Nère par l’arrière.

Cette Maison_Commune» dispose d’un magasin pour loger le matériel d’incendie (ce service existait donc avant Lombardeau) et les vieux matériaux provenant des édifices publics. Abicot signe l’acte avec le notaire Foucher...(voir le plan_de la ville d'Aubigny-AD_du_Cher avec les emplacements de quelques marchés)

(1) chapelle_funéraire_Abicot au cimetère d'Aubigny…ça ce n’est pas amélioré depuis la prise du cliché de la chapelle)