18/10/2012
"VROUZ"...l'auteure signe un recueil orienté sur une forme ancienne, le sonnet, mais avec une versification terriblement libre.
C'est le livre de Valérie Rouzeau ,"Vrouz", qui a été récompensé par le prix Apollinaire 2012. Ce ‘Goncourt de la poésie', a fêté en 2011 ses 70 ans et compte dans son jury Francis Carco, Hervé Bazin, Robert Sabatier ou Tahar Ben Jelloun.

Fondé en 1941, le Prix Guillaume Apollinaire couronne chaque année "en dehors de tout dogmatisme d'école, ou de technique, un recueil caractérisé par son originalité et sa modernité". Considéré comme étant l’un des plus importants prix de poésie en France, un véritable Goncourt de la poésie, il est décerné par un jury élu à vie à des poètes consacrés, unanimement reconnus.
La remise du prestigieux prix de poésie a lieu dans les salons de l’Hôtel Lutetiale samedi 20 octobre à 18h
Un extrait de Vrouz par Valérie Rouzeau - Editions de la Table Ronde - Mars 2012 (en vente à la Maison de la Presse):
"Je me souviens d'avoir été en parapluie
En parapluie au fond du ventre de baleine
Baleine de corset serré plus que café
Café noir expresso ça fait battre le cœur
Le coeur un peu plus vite alors tachycardie
Hardie la vie qui palpite en mon être
Mon être de chair aux amours de papier
A pied par quel chemin rendu sous les nuages
Les nuages font tomber de l'eau jamais vintage
Jamais vintage non plus l'étoile du berger
A la bergère parce que je ne voudrais pas perdre
Perdre dans cette histoire mon très précieux pépin
Cieux pépins tiens le monde est somme toute bien fait
Battre le cœur tomber l'averse et quoi encore."
Un autre :
"Propriétaire de rien
Employée de personne
Ma vie me l’improvise
Au fur et à mesure
Apple and pears
I go upstairs
Argot rimé ficelle
Je grimpe à mon échelle
Quand m’éprouvette grenouille
Devinette météo
Avec vieux scoubidou
M’entête et perd mes vers
C’est pépins pour ma pomme
Je coupe en deux cette poire."
Vous pourriez être intéressé par :
• [note de lecture] "Vrouz" de Valérie Rouzeau, par Jacques Demarcq
• Vrouz de Valérie Rouzeau par Antoine Emaz
• Vrouz de Valérie Rouzeau par Jacques Morin
"Bonne qu'à ça ou rien
je ne sais pas nager pas danse pas conduire
De voiture même petite
Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser
Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner
(Vais me faire cuire un oeuf)
Quant à boire c'est déboires
Mourir impossible présentement
Incapable de jouer ni flûte ni violon dingue
De me coiffer pétard de revendre la mèche
De converser longtemps
De poireauté beaucoup d'attendre un seul enfant
Pas fichue d'interrompre la rumeur qui se prend
Dans mes feuilles de saison"
"Voici du Vrouz" dixit le comédien Jacques Bonnaffé....
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17/10/2012
CATHEDRALE de Bourges...

"La grande rose à l'horizon de ma jeunesse
Elevait son mirage et ma gorge a chanté
Je savais mon âme immortelle et que l'été
Fuit pour qu'au pommier noir une fleur apparaisse
Et les morts que j'aimais je savais qu'ils renaissent
Pareils devant mes yeux à ce qu'ils ont été
La grande rose à l'horizon de ma jeunesse
Elevait son mirage et ma gorge a chanté
Au-delà de moi-même et de toute détresse
Passé les ponts en cendre et le val dévasté
Au-delà de tes bras qu'il me faudra quitter
Ce frisson de l'aube au-delà de la mort est-ce
La grande rose à l'horizon de ma jeunesse ?"
(Juliette Darle, 1964)
Une poétesse française originaire du Sancerrois, découverte au début des années 1950 par Blaise Cendrars, Paul Éluard et Louis Aragon.
08:49 Publié dans Pays Sancerre-Sologne, Poésie, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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16/10/2012
PRIX TRISTAN TZARA "les premiers qui ont cru en Houellebecq" les époux Darle, en récidive !
Considéré comme le Goncourt de la poésie, le prix Apollinaire sera décerné le 20 octobre chez Drouant, à Paris, à Valérie Rouzeau originaire de Le Noyer(18), pour son recueil "Vrouz, paru au début de l'année…Les époux Darle sont en récidive…
C’est l’occasion de relire mon post publié en 2010 dans Sauldre & Sologne, suite au prix Goncourt et traitant de l’article publié, in la Montagne, "les premiers qui ont cru en Houellebecq", par Julien Rapegno : l’actualité littéraire.

La Creuse, lieu du roman "La carte et le territoire", un Pays qui réussit à Houellebecq prix Goncourt 2010
La Creuse, Méasme, Pays de retraite de Juliette et d'André Darle, les inventeurs du Salon "Poètes en Sologne" et du "prix Tristan Traza".
La Creuse, pays de cocagne où Julien Rapegno, que le journaliste émigré du Berry a choisi pour faire vivre sa plume...
Tous les ingrédients pour ce bon papier dans la Montagne "les premiers qui ont cru en Houellebecq", témoignant des dessous du prix Tristan Tzara 1992. Du passage en Haut-Berry (où vécu Julien) que raconte Michel Houellebecq dans cette "nouvelle" écrite pour son second prix de "Flore".
Merci Julien de nous donné des nouvelles de Juliette (*) et d'André Darle . Ils avaient donné à Aubigny une image culturelle perdue.
Hélas, le 20ème anniversaire de la remise du prix Tristan Traza se célèbrera à Guerret..
Le prix Tristan-Tzara est un prix littéraire français attribué à une œuvre de poésie dont le nom rend hommage au poète français d’origine roumaine Tristan Tzara (1896-1963).
Le prix a été fondé à l’initiative d’André Darle ; son épouse, Juliette Darle, poète et écrivain, en assure la remise.
• 1992 : Michel Houellebecq, La Poursuite du bonheur, La Différence, 1992
• 1997 : Francis Lalanne, D’amour et de mots, Les Belles Lettres, 1997
• 2002 : Valérie Rouzeau, Va où, Le temps qu’il fait, 2002
Vous pouvez aussi relire relire ce post... Je pense qu’avec notre nouveau responsable culturel, ça va changer…
12:47 Publié dans Actualité, Aubigny, Livre /Lire, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15/10/2012
LE PRIX APOLLINAIRE, prix Goncourt des poètes, attribué à Valérie Rouzeau, pour "Vrouz". Il y a 20 ans l’enfant du Pays-Fort recevait, comme Houellebecq, le prix Tristan Tzara à Aubigny.
Valérie Rouzeau, auteur notamment de plusieurs chansons pour le groupe Indochine , vient de remporter "le Prix Apollinaire", considéré comme le "Goncourt de la poésie", pour son dernier recueil, "Vrouz" paru aux Editions de La Table Ronde.

Congratulations…
Valérie Rouzeau est née à Cosne (comme tous les enfants du canton de Vailly). Sa famille vit toujours à Le Noyer, au cœur du Pays-Fort…Elle a débuté de belles études au collège de Sancerre. Si elle est écrivaine, la passion de la famille est le vélo. Son frère Franck Rouzeau est le patron de Paris-Bourges, depuis 2005.
Valérie Rouzeau avait retrouvé son village, sa famille, ses profs du collège, ses amis son public le samedi 22 aout 2011 à 18 heures dans la grange de la Gravière…
Je profite de la remise du Prix Apollinaire (le prix Goncourt des poètes) pour souligner que le prix Tristan Tzara a été attribué en 2002 à Valérie Rouzeau …
Coïncidence ?
Dix ans plus tôt, en 1992, le Prix "Tristan Tzara" a été attribué à Michel Houellebecq. Le prix Goncourt 2010 a été décerné à Michel Houellebecq pour "La carte et le territoire"
Où je veux en venir ?
Je pense aux albiniens qui ressemblent à ce cul de lampe de l’église Saint-Martin qui a les yeux bandés : ils n’ont rien vu…
Je pense à Julien Rapegno et Guillaume Bellavoine qui n’ont juste à changer le prénom et le nom pour réécrire cet article.

Merci à Michel Houellebecq, et Valérie Rouzeau de remettre les époux Darle dans la lumière.
21:09 Publié dans Actualité, Livre /Lire, Pays Sancerre-Sologne, Pays-Fort, Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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06/03/2012
"LE PRINTEMPS DES POETES" (14ème) fait pousser ses rimes et alexandrins avec l'arrivée des tulipes et des primevères dans le Cher ! Sauf à Aubigny le pays des Poètes en Sologne
Jusqu’au 18 mars 2012, différents lieux de Bourges et du département s'animent pour le plus grand plaisir de vos oreilles et de votre imagination : lectures, musique, théâtre, poètes chanteurs, en bref deux semaine de prose pour fêter le printemps.

Quarante animations dans le Cher : six bibliothèques, un foyer logement et sept maisons de retraites et l'Office de Tourisme de Bourges.
Une seule chose à faire : demandez le programme et amusez-vous….
Vous n’avez rien trouvé en Sauldre Sologne, ni à Aubigny.

Pourtant en 1978 à Aubigny, c’était la première de "Poètes en Sologne, festival de poésie murale", une initiative de Juliette Darle et d’Alain Bosquet, au château des Stuarts…
"Poésie murale"…C'est à cette occasion que Louis Aragon fait une de ses dernières apparitions publiques en 1979, donnant une lecture des Yeux d'Elsa.
Pourtant à Aubigny on aime bien Juliette Darle…un de ses poèmes choisi par Yves Fromion figure dans "l’Anthologie Parlementaire de Poésies" publiée par l’Assemblée Nationale en 1999…

Aubigny c’est aussi le prix "Tristan Tzara", un prix littéraire français attribué à une œuvre de poésie dont le nom rend hommage au poète français d'origine roumaine Tristan Tzara. Le prix a été fondé en 1986, à l'initiative d'André Darle et ; son épouse, Juliette Darle, poète et écrivain. Focus sur le palmarès: 1992 : Michel Houellebecq, La Poursuite du bonheur (son 1er prix), La Différence, 1997 : Francis Lalanne, D'amour et de mots, Les Belles Lettres, 2002 : Valérie Rouzeau (née en Pays-Fort), Va où, Le temps qu'il fait….Depuis 2006 rideau….
10:21 Publié dans Aubigny, CDC Sauldre Sologne, Education, Fêtes et manifestations, Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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08/11/2011
"A L'ETE DE LA SAINT-MARTIN" (Jean Ferrat 1965) pour Michel Rougé parti à l'aube de l'été de la Saint-Martin

Etait-ce soir ou bien matin
Comme à l'arbre une fleur se penche
Elle était lundi et dimanche
A l'été de la Saint-Martin
Le soleil n'avait pas atteint
Sa peau de porcelaine blanche
Et son frémissement des hanches
Vous aurait fait chanter latin
A l'été
A l'été
A l'été de la Saint-Martin
Quand le ciel était incertain
Nous faisions feu de quatre planches
L'amour demeurait bleu pervenche
A l'été de la Saint-Martin
Le vin chantait dans les étains
Elle se pendait à ma manche
Et nous roulions en avalanche
De la table au lit de satin
A l'été
A l'été
A l'été de la Saint-Martin
C'étaient mémorables festins
C'étaient délectables nuits blanches
Je priais que mon cœur ne flanche
A l'été de la Saint-Martin
L'amour avait l'odeur du thym
Et dans ses draps en ville franche
Ses jambes fuyaient comme tanche
Dont j'étais le menu fretin
A l'été
A l'été
A l'été de la Saint-Martin
Sonnez sonnez vieux sacristains
Si le temps n'est plus aux pervenches
Amour n'est pas soif qui s'étanche
A l'été de la Saint-Martin
Sonnez sonnez vieux sacristains
Et que vos cloches se déclenchent
Si tous mes souvenirs s'épanchent
Notre amour tient bon ce qu'il tint
A l'été
A l'été
A l'été de la Saint-Martin

21:13 Publié dans Mémoire, Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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